Sweet Cream School
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 Goûter time ! (PV Yasuo Ogai)

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Julian Yamaguchi

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MessageSujet: Goûter time ! (PV Yasuo Ogai)   Dim 27 Fév - 14:27

L'après-midi se déroulait lentement à la Sweet Cream School, on approchait les seize heures, et quelque part dans une chambre quelconque, Julian titillait les pages d'un livre de pâtisserie. Le simple fait d'admirer ces petites créations sucrées le fascinait. Angoissant n'est-ce pas ? Un sourire figé aux lèvres, le jeune homme cherchait ce qu'il allait bien pouvoir préparer pour le goûter, il avait une petite fringale et il était gourmand donc autant se faire plaisir ! Et puis cela lui ferait un petit entraînement pour les futurs cours de soutient en cuisine qu'il allait donner. Oui, Jun s'était décidé, il avait juste à en parler avec le professeur en charge de ces formalités et il pourrait enseigner ces trucs et astuces aux petits jeunes. Bien sur il ne forcerait personne à ne revêtir qu'un simple tablier... quoi que.

Julian avait toujours trouvé cette règle un peu farfelue mais bon il avait arrêté de se poser des questions depuis quelques années déjà. Tout le monde était atteint ici, très bien, il fallait vivre avec cette idée en tête. Il se voyait bien au dessus de cela mais c'était son caractère et il préférait se voir en gentleman charmeur que comme un pervers qui ne cherchait qu'à tâter du petit nouveau. Non pas qu'il refusait des avances mais il adorait simplement avoir la tâche difficile et croire le combat perdu d'avance puis réussir à ravir son prix. Problème de masochisme peut-être...

Sautant de son lit, et toujours en boxer, l'étudiant s'habilla rapidement avec un jean moulant, resta pieds nus, et enfila une chemise blanche à peine boutonnée, il aimait bien l'effet négligé en ce moment. Pas sûr que tout le monde apprécie, notamment ses professeurs... Il passa ses mains dans ses cheveux pour ressentir leur toucher si doux et surtout parce qu'il se fit une queue de cheval. Pour cuisiner c'était plus pratique. Julian secoua la tête et sourit en sentant les pointes de ses cheveux lui chatouiller la nuque. Il se rendit à la salle de bain, se passa de l'eau fraîche sur le visage et mit une pointe de parfum. Un cadeau de sa petite soeur, Anna, Le Mâle de Jean Paul Gaultier, un parfum français, Ju était fan. Puis après un clin d'oeil à lui-même dans la glace et une vérification des dents, le jeune homme se mit en route pour les cuisines. La sienne il en avait marre de la voir et puis ainsi il serait en condition pour le premier cours qu'il allait donner. Du moins il l'espérait, il ne savait pas si sa demande allait être acceptée, il allait peut-être devoir passer des tests...

Déambulant pieds nus dans le couloir qui menait aux cuisines, Julian croisa plusieurs personnes, dont certaines qu'il ne connaissait pas mais il salua les autres par un hochement de tête, poli. Il était de bonne humeur, il avait plutôt bien dormi en plus. Une chose rare chez Julian qui aimait veiller tard le soir. Les résultats de ses examens de management et marketing y étaient peut-être aussi pour quelque chose. En effet le jeune homme suivait des cours par correspondance et les notes étaient tombées hier. Tout allait pour le mieux et il avait envoyé une copie de son relevé de note à son père en espérant qu'il trouve le temps pour ouvrir sa missive. Il fallait que Julian lui prouve qu'il ne faisait pas que s'amuser là-bas, il était un modèle pour la famille. De plus son père comptait sur lui pour veiller sur son puîné... L'étudiant souriant, arriva enfin aux cuisines de la Sweet. Ses yeux pétillaient déjà, tant d'espace pour lui ! Surtout que les réfrigérateurs débordaient de denrées qui n'attendaient qu'a être cuisinées.

«  - Je vais faire un brownies aux noix et pistaches, ça me dit bien … alors. » Julian avait prit l'habitude de parler seul quand eh bien... quand il était seul ! Quel mal à cela, à part si quelqu'un se pointait entre temps ?

Appuyé à la porte de la réserve, le jeune homme de vingt-trois ans tapait son menton de ses longs doigts fins en réfléchissant à tous les ingrédients qu'il lui fallait réunir pour réussir un bon brownie. Puis il passa un tablier et se mit en mouvement, faisant fondre, cuir, cassant les noix et les pistaches etc. Julian imaginait chaque étape comme un cours et faisait tout méthodiquement pour savoir comment agir le moment venu. L'envie de mettre de la musique le démangeait mais il fallait qu'il reste concentré. Il était d'ailleurs tellement concentré qu'il ne rendit pas compte qu'il venait de se mettre de la farine sur le nez !

«  - Plus que vingt minutes de cuisson et c'est good. » Ju se pencha devant le four et murmura enjoué les yeux mis clos. «  Oishiii so desu ne !!! »

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MessageSujet: Re: Goûter time ! (PV Yasuo Ogai)   Mar 1 Mar - 19:54

Errer était une chose... Désagréable, entendons-nous. Personne n'aime faire cela, c'est d'un ennui et d'une inutilité totale. Pourtant, nous le faisons tous un jour où l'autre, et pour moi, ce jour était malheureusement arrivé. Le désespoir devait clairement se lire sur mon visage alors que je traversais les couloirs de la Sweet telle une âme en peine. Ma démarche était clairement moins élégante, je me sentais bien trop abattu. J'agitais mon ôgi avec lenteur, comme si j'eus trouvé l'objet extrêmement lourd. De temps à autre, je posais le bout de mes doigts sur mon front, comme si j'eus été atteint d'une forte et horrible migraine, puis je les glissais dans mes cheveux et soupirais profondément. Je me considérais dans un état lamentable, et pourtant, pour les autres, je ne devais pas paraître bien différent qu'à l'accoutumé. Pourquoi étais-je ainsi ? La réponse n'était pas des plus compliquée : cette fichue école me rendait malade, dans tous les sens du terme. Le peu de gens que j'y avais rencontré étaient soit fous, soit sots, soit sans intérêts. J'accumulais les déceptions, et même en dehors de la ville, je me retrouvais face à des personnes franchement indifférentes. J'en étais venu au stade où je regrettais mon foyer. Je n'y étais peut-être pas plus heureux, mais mes habitudes avaient réussi à combler mon quotidien de telle sorte que mes journées passaient toujours très vite. Désormais, tout avait bien changé.

Je m'arrêtais finalement à un embranchement où de jolies chaises étaient gracieusement postées. J'avais l'impression qu'elles m'appelaient. Je ne me fatiguais pas rapidement, en règle générale, mais l'ennui vous change. Quand la paresse vous guette, c'est des fois difficile de lui résister. Je m'avançais donc vers une des chaises et décidais de m'assoir sur l'une d'elles. Je masquais un bâillement bien impoli avec mon ôgi, puis croisais les jambes. Je tentais de rester bien droit, comme à mon habitude, mais cela n'était pas un exercice des plus simple à exécuter aujourd'hui. Je levais alors les yeux, cherchant une horloge que je trouvais après un moment d'absence, puis je remarquais sans grand enthousiasme que j'avais bien du passer trois bonnes heures à m'embêter. Je n'arrivais pas à croire cela, c'était la toute première fois que j'employais autant de temps à ne rien faire de mes dix doigts. Dix doigts que je levais subitement devant moi, lâchant par la même occasion mon éventail. J'examinais aussitôt mes mains, puis posais distraitement mon regard sur la gauche, puis la droite. Assurément, l'on peut faire des choses bien stupides et puériles quand l'on s'ennuie non ? Je fis une grimace, me demandant ce que j'avais bien pu penser pendant ce laps de temps à contempler mes phalanges. Ça n'avait aucun sens... Je commençais à devenir aussi stupide que... Je n'avais même plus d'exemple, personne à qui penser pour illustrer mes divagations. Je fronçais les sourcils, très embêté, puis ramassais presque violemment mon ôgi, avant de croiser les bras et de pratiquement bouder contre moi-même. J'étais d'ailleurs tellement occupé à ce jeu de gosse que je ne vis pas passer un grand bellâtre devant moi, chose vraiment surprenante et inhabituelle. Finalement, je ne pus me permettre qu'une vue sur son dos et ses jolies fesses alors que celles-ci s'éloignaient. Je me surprenais même à pencher la tête sur le côté pour pouvoir consoler mes yeux encore quelques secondes, quant une voix m'interpella :

Citation :
« Qu'est-ce que tu fous, pervers ? »

Je me redressais légèrement, observais à peine la personne, puis répondis cyniquement :

Citation :
« Des choses de grandes personnes, il me semble que vous ne pourriez point comprendre. »

Un sourire se dessina enfin sur mes lèvres. Ce derrière que j'avais vu filer sous mes yeux et qui avait disparu vers les cuisines avait réussi à chatouiller ma curiosité. Je n'étais pas un pervers. Je le savais bien, mais bon, comme n'importe quel garçon normalement constitué, j'aimais gâter mes yeux en contemplant de jolies choses. Enfin, était-ce une raison suffisante pour aller jouer ? Pas forcément. Et puis je n'avais vu que l'arrière, le devant pouvait peut-être me décevoir ? J'étais assez pointilleux avec le faciès de mes semblables. Un rien pouvait me dégouter, des détails parfois, comme un grain de beauté mal placé, une tâche de rousseur peu ou trop visible, une mèche de cheveux de travers ou contraire trop bien coiffée... Oui, j'étais difficile !

Citation :
« Tu te prends vraiment pour le centre du monde ! Tu es Yasuo c'est ça ? J'ai entendu parler de toi et de ton ego. »

Pourquoi voulait-on m'empêcher de penser à des choses agréables ? Je me pinçais les lèvres alors que mes réflexions quittaient les belles fesses du grand dadet qui était passé plus tôt, pour les tourner vers l'impudent qui tentait vainement d'attirer mon attention. La célébrité était tellement lourde de conséquences... J'haussais les épaules et répondis :

Citation :
« Merci, tout ce que vous me dîtes et très flatteur. Mais croyez-moi, j'ai mieux à faire que d'entendre des louanges à mon égard. Je me vois donc contraint de vous laisser. Les séances d'autographes seront pour plus tard. »

Et c'est sans une parole de plus que je me levais et quittais les lieux, me dandinant presque pour narguer le malotru alors que je m'éloignais vers les toilettes. Je dus, pour cela, monter deux escaliers, ce qui m'éloigna temporairement de ma prochaine cible... Aurais-je dis « cible » ? Non, je l'ai seulement pensé. En fait, ça n'avait aucun rapport. Ce mystérieux garçon ne pourrait certainement me divertir que pendant un laps de temps horriblement court, mais vu mon état post-dépressif, je n'avais plus rien à perdre.

Une fois dans les toilettes, je déposais mon ôgi sur les rebords en marbre des éviers, et m'admirais un instant dans la glace. Je n'étais pas du genre coquet : de toute évidence, je savais déjà à quel point j'étais magnifique, à quel point je resplendissais... Mais bon, si finalement ce jeune homme s'avérait être une personne intéressante – l'espoir fait vivre même les plus intelligents d'entre nous – je ne souhaitais pas me ridiculiser. Je vérifiais donc l'état de ma coiffure, essayais sans grande conviction de faire deux ou trois sourires sincères mais n'obtins que de l'insolence et de la mesquinerie. Puis, je réarrangeais mon kimono, resserrant la ceinture, lissant le nœud de celle-ci avant de finir par passer un peau d'eau fraîche sur mon visage. Je sortis ensuite un fin ruban rouge de mon obi et nouais mes cheveux en une longue et épaisse queue de cheval qui retombait gracieusement sur mon épaule. J'étais si parfait...

Après avoir récupéré mon éventail, je quittais les lieux et retournais vers les cuisines. Je pensais alors continuer un peu dans le couloir, histoire de faire un détour par ma chambre – pour être certain que je n'avais pas besoin de changer de tenue ou quelque chose dans le genre – mais une délicieuse odeur étrangement familière me stoppa net dans ma marche. Cette arôme me parvenait incontestablement des cuisines. Je sentais le délicieux parfum du chocolat qui gonfle tendrement sous la chaleur d'un four ainsi qu'une légère effluve de pistache. Je m'en mordis pratiquement les lèvres tellement cela me donnait envie. Étais-je en train de rêver, où quelqu'un préparait de bons et chaleureux brownies aux pistaches ? J'en aurais presque eus les yeux pétillants ! Je me laissais donc tranquillement guider par mon odorat, ce qui me permis de rejoindre l'intérieur des cuisines où quelqu'un se tenait devant un gros four. Sa voix parvint brièvement à mes oreilles, mais la seule chose qui pu m'émoustiller d'avantage fus que je reconnu ce sublime derrière que j'avais vu un peu plus tôt passer dans le couloir. Ce garçon était en train de marquer des points. Il était mortellement bien fait de sa personne, mais en plus, il savait cuisiner les brownies au pistaches ! Sincèrement, que demande le peuple ?

Je ne fis aucun bruit et m'approchait paisiblement du jeune pâtissier, mon ôgi déplié devant la moitié de mon visage, bien qu'il fut hors de question de l'agiter ! L'odeur était vraiment trop exaltante ! Je m'arrêtais finalement à un mètre, puis, prenant un ton le plus doux et sage possible, je demandais :

Citation :
« Excusez-moi, mais je suis arrivé ici en automate. L'arôme du dessert que vous être en train de préparer m'a complètement hypnotisé, et je pense que je serais incapable de repartir d'ici sans y avoir gouté... Je viens de me rendre subitement compte que j'avais excessivement... »

Mes yeux passèrent des brownies aux fesses du jeune homme avant que je ne termine ma phrase :

Citation :
« … Faim. »

Mes joues en rougissaient presque : tout ce que je voyais avait l'air diablement appétissant. Je du finalement me résoudre à bouger doucement mon éventail : il fallait que je me reprenne. Je décidais donc de m'éloigner un peu, m'adossant à ce qui semblait être un comptoir. J'essayais de sourire en tentant de faire disparaître l'éclat pervers dans mon regard, puis j'ajoutais finalement :

Citation :
« Je me sens extrêmement déçu... Il me semble ne vous avoir jamais rencontré auparavant, et vous paraissez être vraiment doué de vos mains. Je suis certains que ces brownies pourront porter le nom de perfection. »

C'était un avantage d'être doué de ses mains... Mais je préférais garder de tels sous entendus pour moi et mon imagination malsaine.
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Julian Yamaguchi

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MessageSujet: Re: Goûter time ! (PV Yasuo Ogai)   Mer 2 Mar - 14:02

Se trémoussant devant le four, notre jeune ami n'avait pas entendu l'inconnu approcher. Julian failli crier quand il entendit la voix, mais celle-ci était plutôt mélodieuse aussi il sursauta et se raccrocha à ce qu'il pouvait, c'est à dire au bord du plan de travail. La personne qui venait de rentrer dans la pièce était d'une beauté stupéfiante, mais il semblait trop parfait pour être vrai, Julian eu un pincement au coeur quand il se rendit compte que l'être affamé qui venait d'entrer ressemblait comme deux gouttes d'eau ou presque, à Shota... C'en était déroutant...

Julian eu un instant le regard vide et triste puis il se reprit pour se donner une contenance, il détacha son tablier blanc avec lenteur pour le plier et le poser sur une étagère prévu à cet effet. Quelques mèches de ses cheveux étaient sorties de sa queue de cheval ce qui lui donna un air un peu ébouriffé. S'il s'était vu il aurait crié au scandale, la farine lui était restée collée sur le nez et ses beaux cheveux n'étaient pas aussi bien coiffés qu'à l'origine, mais bon quand on opte pour un style négligé le temps d'une semaine on peut faire des folies ! Julian sourit lentement, il reboutonna sa chemise blanche et croisa les bras, ce qui fit ressortir ses muscles par la même occasion. Toujours être à son avantage. Le jeune homme lui fit un clin d'oeil et lui décocha un sourire colgate parfait. Il planta ses yeux bleus dans ceux de son interlocuteur.

«  - Rassurez vous je suis très doué de mes mains. Je vous offrirai un bout de brownie pour vous le prouver, qu'en dites vous ? » Julian avait conservé tout du long de sa tirage un air détendu et surtout le sourire aux lèvres, la clé de la bonne impression.

L'inconnu lui faisait un drôle d'effet autre le fait qu'il ressemblait à son ex amant, il avait l'air figé et pourtant ses paroles étaient pleines de vie et de sous entendus... Julian ne l'avait jamais vu auparavant ou alors il ne s'en souvenait pas, un nouveau ? Non, il avait l'air plutôt à l'aise. Dans tous les cas il avait un style vestimentaire bien traditionnel pour un étudiant ! Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il faisait plus asiatique que lui !! Dans d'autres circonstances le bellâtre en aurait sourit, mais en ce moment même il ne pensait pas vraiment à rire. Il l'observait attentivement, jouer tranquillement avec son éventail, un ôgi il lui semblait. Charmant mais vraiment très spécial ! En tout cas le jeune homme savait flatter l'égo de notre ami ce qui ne le rendait que plus intéressant. On pouvait dire qu'il faisait figure d'originalité dans cette école de fou, ce qui n'était pas une mauvaise chose.

Ju regarda le minuteur pour estimer le temps de cuisson restant et reporta son attention sur petit top modèle efféminé. Notre Julian était obligé de baissé les yeux pour le regarder correctement ce qui le faisait sourire, mais il préférait éviter de parler de la taille d'une personne, cela en énervait plus d'un. Et au vu du regard plein de malice que lui lançait l'autre, Julian ne voulait pas vraiment le provoquer. Et puis ce serait gâcher un beau visage après tout. Julian haussa les épaules et se rapprocha un peu de l'étudiant mystère. Il le dominait de toute sa hauteur.

«  - Il nous reste encore quinze petites minutes avant la dégustation, autant faire connaissance. Hajimemashite, je m'appelle Julian, étudiant à la sweet en niveau C, dozo.» L'étudiant franco-japonais, qui ressemblait plus à un français qu'autre chose d'ailleurs..se pencha légèrement en avant la main sur le coeur pour saluer le garçon qui ressemblait à une poupée de porcelaine.

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MessageSujet: Re: Goûter time ! (PV Yasuo Ogai)   Mer 2 Mar - 15:54

Je du me retenir très difficilement de rire lorsque le bellâtre se retourna en sursautant. Je le vis même s'agripper au comptoir sous le coup de la surprise. A vrai dire, je n'avais pas espéré lui faire cet effet là, mais bon, se fut comme un petit bonus. Enfin petit... Ce mot était en train de m'échapper. Pourquoi ne m'en apercevais-je que maintenant ? Ce jeune homme était beaucoup trop grand ! Oh certes, ça lui donnait très belle allure, en ajoutais encore plus à son charisme d'homme parfait, mais l'idée que j'allais devoir passer les prochaines minutes la tête en l'air pour pouvoir jouir de l'expression si magnifique de son visage me gênait un peu. Mais bon, je n'irais certainement pas jusqu'à m'en plaindre, ce garçon était bien trop beau à voir, s'il eut été plus petit, j'aurais trouvé cela ridicule. Aussi, j'acceptais de faire quelques efforts, peut-être que cette rencontre vaudrait la peine que j'attrape un torticolis !

Mes yeux restèrent fixés sur le jeune homme alors que celui-ci défaisait tranquillement son tablier, rangeait celui-ci, boutonnait par la suite sa chemise – j'eus alors une légère pointe de regret – avant de finalement s'approcher de moi. J'eus le droit à un clin d'œil, et un immense sourire qui me laissèrent de marbre pendant une fraction de seconde. Un dragueur. Un « bouffon » comme je les appelaient plutôt. Oh oui, j'étais très dur avec ce genre de personnages, mais là, le mot « bouffon » fut prohibé de mon vocabulaire. Je n'en voulait pas à ce bel étalon de se la jouer ainsi, cela lui allait horriblement bien, et je devais avouer que ça marchait très bien sur moi. Étais-je en train de devenir sensible ou naïf ? Et bien, si cela me permettait de jouer un peu avec un tel corps, je pourrais même accepter de devenir un sombre crétin... Mais bon, où avais-je la tête ? Nous n'en étions pas (encore) à ce stade là.

Le garçon accepta de m'offrir un brownie lorsque la cuisson serait prête. Pourtant, cette histoire de brownies semblait déjà loin dans ma tête. Oui, c'était le dessert que je vénérais le plus sur cette sainte terre, mais il y avait des choses que j'appréciais plus que la pâtisserie... Je remerciais tout de même le jeune pâtissier d'un sourire entendu, puis je le vis très bientôt se rapprocher de moi. Mauvaise idée ! Pour deux raisons : la première concernait ma prise de risque concernant un éventuel torticolis qui se faisait déjà sentir alors que je me voyais obliger de lever un peu plus la tête, et quant à la seconde raison... C'était une simple histoire d'hormones sexuelles ! Plus il était prêt, plus je pouvais l'admirer dans le moindre détail, et plus il allait me faire envie. Ses fesses m'avaient semblé parfaites, mais tout chez lui paraissait désormais divin. J'en eus le souffle coupé, et je sentis presque mon cœur s'emballer dans ma poitrine. Une telle réaction m'étonnais franchement. Je me savais plutôt sensible dans ce genre de situation, mais là s'en était pratiquement effrayant. J'avais envie de me reculer, mais il m'était impossible de bouger à ma guise. Mes jambes restaient bien ancrées dans le sol, et mes yeux ne désiraient pas quitter ceux du jeune homme, qui étaient d'un bleu absolument éclatant.

Il me semblait alors que mon vis-à-vis se présenta. J'étais dans un tout autre délire pour ma part, je me sentais comme une kougar prise de bouffées de chaleur pendant sa ménopause. Ce n'était peut-être pas très poétique comme image, mais elle illustrait parfaitement mon état. Je n'arrivais pas à vraiment écouter les propos de ce cher Julian – seule information que je réussis à noter – j'étais bien trop occupé à jouer avec mon ôgi et à maudire mon soudain état proche de la transe. Et donc maintenant, je devais justifier la raison qui me poussait à agiter mon ôgi si rapidement... Pauvre de moi :

Citation :
« Je comprends maintenant pourquoi je ne viens guère souvent dans ces cuisines... Il fait bien trop chaud... »

Je dus à mon tour m'agripper au comptoir, détournant le regard alors que Julian se penchait légèrement sur moi dans une sorte de révérence polie. Cette fois, mon ôgi m'échappa sans même que je ne m'en rendis compte. Il fallait que je me calme. J'espérais ne pas paraître rouge comme une écrevisse ou avec un air aussi béat que stupide. J'essayais tant bien que mal de contenir toutes ces soudaines sensations. Se devait être la toute première fois que quelqu'un arrivait à me faire autant d'effet. Je n'aurais d'ailleurs jamais soupçonné que les hommes châtains aux yeux bleus soient mon genre. Il faudrait que je m'en souvienne. Je m'éclaircis doucement la gorge alors que je commençais à me reprendre petit à petit. Mon sourire revint éclairer mon visage, et dès que je vis mon interlocuteur se redresser, un soupir de soulagement quitta mes lèvres. Je pus enfin engager une vraie conversation :

Citation :
« Enchanté, Julian, vraiment... Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je suis ravi de faire votre connaissance. Pour ma part, je me prénomme Yasuo, Yasuo Ogai. Je suis un débutant en pâtisserie. Il me semble que je ne suis ici que depuis deux ou trois mois, certainement pas plus. »

Je remarquais alors avec amusement, dans un premier temps, que Julian avait un peu de farine sur le bout du nez. Mais aussi que sa coiffure était en train de se rebeller ! Mais dans un deuxième temps, la découverte de ces deux petits détails me donnèrent quelques mauvaises idées. Le genre d'idées que vous vous efforcez de refouler les premières minutes, mais qui vous démangent tellement que vous finissez par céder à ces pulsions.

Citation :
« J'espère sincèrement Julian que vous n'allez pas penser de moi que je suis un sans gêne... »

Je n'en étais d'ailleurs pas un... Et pourtant, j'allais faire quelque chose qui pourrait faire croire que... Je fis la moue, et me retournais un instant. Tout le monde le sait : il n'y avait pas de façon élégante de monter sur un comptoir ! Et à vrai dire, voir quelqu'un vêtu d'un kimono grimper sur un comptoir de cuisine devrait être carrément amusant, voir ridicule. Mais je n'y pensais même pas, je pensais rarement à mon image comme je la considérais toujours parfaite ! Même dans pareille situation, je devais arriver à faire émaner de moi une certaine grâce. Bref, je réussis avec plus ou moins de classe à atteindre une place assise qui me permettait d'être approximativement à hauteur du bellâtre aux yeux bleus. Je me mis alors face à sa personne puis lui fit signe d'avancer, lui forçant presque un peu la main en attrapant délicatement le col de se sa chemise pour le faire se rapprocher de moi. Je fis ensuite grimper l'une de mes mains vers son visage, et arrêtais mon index sur le bout de son nez. J'eus un sourire espiègle, et avouais :

Citation :
« Je veux bien croire que vous soyez talentueux, mais vous semblez également plutôt étourdi ! »

Je retirais alors la tâche de farine sur sa peau d'un geste souple et doux avant de faire venir mon doigt contre mes lèvres. J'ouvris très lentement celles-ci, les yeux légèrement mi-clos, et fit entrer le bout de mon doigt à l'intérieur, tout doucement, pour pouvoir gouter à la farine. Une fois que j'eus terminé mon petit jeu, mes deux mains retournèrent agripper le col de Julian, l'obligeant à se pencher un peu plus. Mon visage près du sien, je demandais :

Citation :
« Pourriez-vous vous retourner s'il vous plait ? »

Pas vraiment décidé à répondre à une quelconque interrogation de sa part, je le lâchais, attendant seulement qu'il s'exécute, puis, une fois que j'eus obtenu ce que je désirais, et que j'eus le loisir d'admirer ses fesses une énième fois, je me décidais à lever les mains vers sa chevelure châtain. Je glissais alors mes doigts dans ses cheveux, retirant l'élastique qui tenait prisonnier plusieurs mèches. J'osais une brève caresse entre cette lisse et douce chevelure et j'entrepris par la suite de remettre l'élastique en place, juste histoire de réarranger certaines mèches rebelles. Mon labeur terminé, un « voilà, parfait ! » quitta mes lèvres et un adorable sourire s'incrusta sur mon visage. Une pensée me traversa alors l'esprit : étais-je en train de devenir aimable ? J'eus un frisson. Impossible !
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MessageSujet: Re: Goûter time ! (PV Yasuo Ogai)   Mer 2 Mar - 18:33

Julian n'était pas aveugle et il voyait bien qu'il y avait quelque chose qui clochait chez son interlocuteur, qui d'ailleurs se nommait Yasuo à ce qu'il avait compris. Un prénom qui lui allait bien, c'était un prénom japonais...A creuser tout ça. Le visage si parfait de son camarade était tout empourpré, alors il agitait son éventail avec vigueur, cela fit sourire Ju. Il faisait souvent cet effet là aux gens, surtout aux mâles de cette école en fait... En tout cas le petit bonhomme était poli c'était agréable d'avoir quelqu'un d'aussi distingué en face de soi. Débutant en pâtisserie hm ? Vu comme il était réservé il ne devait pas être très dévergondé donc... Ca tombait bien Julian aimait bien faire l'éducation des jeunes élèves, il s'était déjà un peu renseigné pour donner des cours ici.

«  - Ravi également Yasuo. » Julian lui aurait bien baisé la main mais il ne voulait pas le brusquer et ils ne se connaissaient pas donc pas de tentatives trop directes.

«  - En parlant de débutant et de pâtisserie, je vais bientôt donner des cours ici, si jamais cela t'intéresse tu peux être mon premier élève. Bien sur il faut que j'ai l'aval d'un professeur mais cela pourrait t'aider à progresser. Enfin si tu le désires bien évidemment ! » Ju eut un petit rictus moqueur. Oui Julian était un grand impoli rhooo il tutoyait déjà le jeune Yasuo !

Citation :
« J'espère sincèrement Julian que vous n'allez pas penser de moi que je suis un sans gêne... »


« - Un sans.. quoi ?! » En effet le jeune pâtissier n'avait absolument rien compris de la phrase de Yasuo mais il finit par saisir le sens de ses paroles en le voyant agir. On aurait dit un petit chiot qui essayait de monter une marche trop haute pour lui. Julian évita de lui mettre la main aux fesses pour l'aider car le personnage semblait avoir sa fierté et puis bon là n'était pas le sujet de leur rencontre. Même si il faut avouer que Julian ne restait pas insensible non plus... Quelle ne fut pas sa surprise quand Yasuo le chopa par le col de sa chemise, il ne s'y attendait pas trop et pour la première fois depuis pas mal de temps, Julian se voyait forcer la main ! Il ouvrit de grands yeux ronds et se rapprocha donc de son camarade. A quelques centimètres du visage de son vis à vis, Julian loin d'être gêné ou rougissant, profita de l'occasion pour lui faire un sourire espiègle, et il garda les yeux mis clos le temps que Yasuo lui retire la farine du nez. Au moment où la farine pénétra la bouche de Yasuo, le jeune étudiant déglutit doucement. Il rêvait ou l'autre lui faisait du charme ? C'était pas le contraire d'habitude ? Julian était un peu déboussolé, il allait devoir se reprendre, il n'était pas habitué à ce genre de comportement et il fallait qu'il gère cette affaire avec plus de tact.

Citation :
«  - Pourriez-vous vous retourner s'il vous plaît ? »

Lui demanda-t-il en se rapprochant, Julian retint sa respiration, il avait vraiment une odeur exquise ce petit ange en porcelaine.

«  - Euh oui ceci est demandé si gentiment. Mais pourquoi donc ? » Puis le jeune homme compris quand il sentit les doigts fins de Yasuo lui parcourir les cheveux. Ju adorait qu'on lui coiffe sa sublime chevelure, surtout quand on lui faisait un mini massage avec mais bon il n'allait pas en demander tant à quelqu'un qu'il connaissait à peine ! Même si c'était tentant. Ce jeune homme efféminé était très intriguant, il le regardait tout à l'heure avec des étoiles dans les yeux, Julian n'avait pas l'habitude qu'on tombe sous son charme aussi vite. Oh après tout il se faisait peut-être des idées, avec l'âge il devenait parano... Mais bon on apprenait pas au vieux singe à faire la grimace !

« - Oui je suis un peu étourdi en effet. Au fait tu peux me tutoyer... Même s'il me semble que je suis plus âgé que toi. » Julian s'interrompit, son camarade avait terminé avec sa coiffure. Le fin pâtissier se retourna vers son coiffeur temporaire pour le fixer pendant quinze longues secondes sans rien dire puis il se mit à deux centimètres de son visage toujours en le fixant comme pour l'hypnotiser, avec sourire en coin.

« - Merci Yasuo, c'est attentionné de ta part, je devais être affreux pour que tu oses me recoiffer... » Julian secoua la tête pour sentir la queue de cheval lui chatouiller la nuque. Il s'en voulait un tout petit peu, pour une fois il n'avait pas été très présentable. C'était impardonnable surtout devant une personne aussi distinguée que Yasuo. Ju se demandait juste pourquoi sa nouvelle connaissance avait prit la peine de s'occuper de lui ainsi. Même si son attitude était un peu tendancieuse Julian avait du mal à croire que Yasuo soit tombé aussi vite sous son charme... Et oui au fond de lui Julian n'était pas sûr de lui et toujours anxieux ! Mais il ne montrait rien. Absolument rien. Toujours à quelques centimètres de ce visage presque parfait, Julian ouvrit doucement la bouche et sourit, si proche... Il avait le coeur qui battait calmement mais il était tout excité de voir qu'un étudiant aussi jeune soit réceptif à son charme, flatteur pour un égo comme le sien. Du moins c'est ce qu'il laissait croire.

« Bip bip biiiip !! » (Sonnerie du four).

Le jeune homme se détourna de Yasuo en gardant ses yeux le plus longtemps possible plantés dans ceux de Yasuo et il se retourna enfin pour ouvrir le four. Une odeur exquise s'en échappait. Un fumet qui mélangeait noix, pistache et chocolat, des ingrédients nobles et si peu raffinés, qu'ils en devenaient divins préparés ensemble.

«  - Il me semble que le goûter est prêt. En revanche j'ai prévu de la crème anglaise pour adoucir l'amertume du chocolat, tu aimes cela ? » Julian prit des maniques pour sortir le plat du four et le posa sur le plan de travail pour qu'il refroidisse un peu, la chaleur du four lui avait coloré les joues et elles étaient à présent rosées ce qui faisait ressortir ses yeux d'un bleu perçant. Une main sur la hanche et un couteau dans l'autre, il attendait la réponse de Yasuo avant de sortir quoique ce soit, ne voulant pas gâcher. Julian avait un visage serein, il appréciait la compagnie de cette poupée de porcelaine, et le sourire qu'il lui avait offert était un des plus beaux que le jeune homme avait vu dans sa vie, celui-ci avait complétement changé son visage !

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MessageSujet: Re: Goûter time ! (PV Yasuo Ogai)   Ven 4 Mar - 15:50

En d'autres circonstances, j'aurais très mal considéré cette proposition de « cours particuliers ». Je ne pensais pas avoir besoin de quelqu'un d'autre que moi-même pour pouvoir apprendre le métier, j'avais déjà du mal à suivre les instructions des professeurs, je préférais faire les choses comme je l'entendais. Oui, j'avais horreur qu'on me dise quoi faire, et surtout comment faire ! Je me considérais assez brillant pour réussir à me débrouiller tout seul, comme si j'eus la science infuse. J'avais l'impression de tout savoir, en permanence. C'était plutôt... Amusant ! Mais bon, là, la situation était différente. Assister à un cours donné par ce très beau jeune homme devait être franchement... Intéressant ? Oh oui, ça devait bien l'être ! Je m'imaginais déjà en train de faire semblant de ne rien savoir et de ne rien comprendre : ça flatterait son égo s'il se sentait utile, et j'arriverais certainement à profiter de cela pour créer un contact... « Je n'arrive vraiment pas à trouver la bonne technique pour fouetter ces œufs... Peut-être devriez-vous vous mettre derrière moi, et guider ma main ? »... Ce serait tellement cliché ! D'accord, mais j'adorerais ça. J'allais réfléchir à cette offre avec beaucoup de sérieux.

En attendant, je venais de finir de recoiffer Julian, après lui avoir retiré cette disgracieuse mais ô combien géniale tâche de farine sur le bout de son nez. Grâce à elle, un premier contact physique avait pu avoir lieu : ce n'était vraiment pas grand chose, mais j'espérais que cela soit une introduction à quelques scènes plus « croustillantes ». Le bellâtre me remercia ensuite, pensant visiblement que je n'avais fait tout cela que pour arranger son apparence « affreuse ». Mon visage se vit afficher un air plutôt sceptique, limite moqueur : comment pouvait-il penser une chose pareil ? S'était-il déjà regardé dans un miroir ? Peut-être que Monsieur avait une faculté de jugement plus basse que la moyenne. Je répondis en pouffant légèrement derrière ma main :

Citation :
« Croyez-moi, ce n'est pas quelques mèches de travers et une vulgaire tâche poudreuse sur le nez qui réussiraient à enlaidir un aussi superbe... Minois... »

J'avais clairement sentis cette faiblesse dans ma voix alors que j'étais arrivé à la fin de ma phrase. La raison était aussi simple qu'inéluctable : ce regard d'un bleu perçant était en train de me faire perdre tous mes moyens. Oui, cela m'arrivait, à moi ! Heureusement, je n'en étais pas jusqu'à bégayer, mais comment vouliez-vous rester de marbre face à une telle beauté ? En cet instant, j'étais aussi faible que n'importe lequel des humains. Une première, que j'étais presque heureux d'endurer. Vraiment, ce Julian était désirable à souhait. Ça avait ses avantages, mais aussi ses inconvénients : cœur qui s'emballe, joues en feu, papillons dans le ventre et tout le tralala que subissent en général les jeunes filles pré-pubères dès qu'elles se retrouvent face à un garçon – aussi quelconque fut-il. Ça me faisait me sentir un peu pitoyable, d'une part parce que je n'étais pas ce genre de filles – et que de toute évidence j'étais un garçon – mais d'autre part parce que ce type de réactions étaient abusives, non-fondées, déroutantes et franchement embarrassantes. J'avais peur de perdre mon self-control et pourquoi pas de sauter sur Julian, déchirer ses vêtements et... Bref. Heureusement pour moi, je n'étais pas encore assez dingue pour arriver à ce genre d'extrême. Non en fait, se fut juste la sonnerie du four qui parvint à refroidir mes ardeurs !

Mon regard quitta – à regret – celui de Julian qui partait en direction du four. J'avoue, je ne pu m'empêcher, une fois n'est pas coutume, de ravir mes yeux de la meilleure des vues : à savoir ses fesses ! Mon sourire se fit grand et rêveur, mais je le fis disparaître lorsque Julian se tourna à nouveau dans ma direction. Il venait de sortir les brownies du four pour les déposer sur le plan de travail le plus proche. Je fis semblant de m'y intéresser, et profitais de l'occasion pour descendre de mon perchoir. Je rejoignis alors bien tôt le jeune pâtissier pendant que celui-ci me demandait, armé d'un couteau, si la crème anglaise ne serait pas pour me déplaire. Je fis la moue, puis pris une mine pensive, avant d'avouer :

Citation :
« Je mentirais si je vous disais que cela m'est égal... Je n'aime pas vraiment la crème anglaise, pas sur les pâtisseries en tout cas... »

Un sourire fendit à nouveau mes lèvres. Je réussis pourtant très vite à reprendre mon sérieux pour pouvoir parler d'un sujet qui me tenait à cœur. Je venais de prendre ma décision – assez rapidement, il est vrai – concernant cette fascinante histoire de leçons particulières... Entortillant une mèche de cheveux avec mon doigt, chose que je ne faisais d'ailleurs jamais en règle générale, j'hésitais un moment avant de dire :

Citation :
« Pour en revenir à ce que vous disiez... Euh pardon... Tu ? Hum, excusez-moi, mais il va me falloir un peu plus de temps pour oser vous tutoyer. »

Je baissais les yeux, comme si je fus horriblement gêné. J'en rajoutais certainement des tonnes, mais je n'y pouvais absolument rien, j'agissais sous l'impulsion, j'avais l'impression de ne plus vraiment contrôler mes gestes, mes pensées et mes propos. Ce Julian devait avoir un drôle de pouvoir sur moi, ou alors j'étais en train de devenir complètement stupide ? Non, ça, ce n'était guère envisageable. Je me repris finalement, reportant mon regard sur le visage du garçon, puis j'ajoutais :

Citation :
« Concernant ces cours particuliers dont vous parliez. Je serais vraiment honoré de pouvoir en suivre. Je suis certain que ce ne sera pas du temps perdu, du moins si j'en juge par le délicieux parfum que dégagent ces brownies. »

J'espérais d'ailleurs commencer très tôt ces fichus cours, et attendrais certainement avec impatience les « after ». Je me demandais si j'aurais la chance de faire succomber ce bel étalon à mon charme irrésistible. Si c'était le cas, il découvrirait à mon avis bien vite que je n'étais pas aussi doux et fragile que j'en avais l'air. Le sexe change beaucoup de gens, et moi le premier. Aurais-je dis sexe ? Bien sûr que oui ! Il ne m'avait pas fallu milles longues années pour me décider : je voulais Julian dans mon lit, et je l'aurais ! Ça n'avait rien d'un caprice, ça irait sans doute bien plus loin que ça. Un corps aussi bien bâtis, aussi élégant et tentant ne devait pas être consommé une seule fois, ce serait du pur gâchis ! Dans ma tête, je commençais déjà à avoir quelques projets et, pour sûr, je comptais bien faire en sorte que ce cher Julian suive mes plans malsains à la lettre.
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MessageSujet: Re: Goûter time ! (PV Yasuo Ogai)   Mar 8 Mar - 18:58

Citation :
« Croyez-moi, ce n'est pas quelques mèches de travers et une vulgaire tâche poudreuse sur le nez qui réussiraient à enlaidir un aussi superbe...Minois... »
En entendant cela Julian faillit pouffer de rire, mais il se retint, il avait un certain amour propre et se faire flatter ainsi lui plaisait réellement. Il attendit sagement la réponse de Yasuo et commença par trancher le brownie, il était cuit, parfaitement bien cuit, les effluves chocolatées montaient jusqu'aux narines de notre pâtissier qui n'était pas peu fier de son goûter, il avait hâte de manger, son ventre commençait à crier famine.

Citation :
« Je mentirais si je vous disais que cela m'est égal... Je n'aime pas vraiment la crème anglaise, pas sur les pâtisseries en tout cas... »
Notre ami avait des goûts bien spéciaux, avec quoi voulait-il mettre la crème anglaise à part avec les pâtisseries ? Peut-être les fruits, oui cela se faisait avec les fraises mais notre Julian lui préférait la chantilly avec les fraises ou les framboises, non pas la crème anglaise. Il y avait bien une autre utilisation de la crème mais le jeune homme se mit une claque intérieure pour éviter d'y penser. Yasuo eut encore ce sourire si...eh bien parfait ! Il seyait merveilleusement bien à son visage et c'était bien plus intéressant à regarder que quelqu'un qui fait la tête ou prends un air supérieur. Bon, Julian chassa l'idée de crème de sa tête et hocha du chef pour signaler à Yasuo qu'il comprenait, notre ami était occupé à manger les miettes qui étaient restées sur le couteau, un doigt dans la bouche il regarda la poupée avec un des yeux pleins d'étoiles.

«  - Il est tout simplement extra !! » Julian fondait sur place, savourant le goût chocolaté qui se déchaînait sur sa langue.
Il venait malencontreusement d'interrompre Yasuo qui avait tenté de lui dire quelque chose à propos du tutoiement. Le jeune homme se racheta en posant le couteau et en l'écoutant les bras croisés sur la poitrine la mine attentive. Puis il parla doucement à mi-voix.

«  - Ne t'en fais pas je comprends, après tout on ne se connaît pas. » Ju lui fit un big smile et soupira, il connaissait tout à fait ce que Yasuo essayait de lui faire comprendre, son éducation ne lui permettait pas de tutoyer des inconnus même s'ils faisaient de superbes brownies chocolat-pistaches. D'ailleurs Julian se demanda deux secondes pourquoi il s'était mis à tutoyer son interlocuteur, peut-être tout simplement qu'il était à l'aise, et que comme à son habitude il voulait se rapprocher des gens le plus vite possible. D'ailleurs Yasuo avait l'air très gêné de lui avouer une telle chose, mais Julian haussa les épaules et servit deux parts de brownie. Pas très grosses pour pouvoir en reprendre si l'envie s'en ressentait.

Puis le garçon en kimono aborda la question des cours particuliers, Julian sourit en l'écoutant, il avait peut-être son premier futur élève ! Pourtant il avait eu l'impression que cette idée n'avait pas plu à son interlocuteur quelques minutes plus tôt, sans doute s'était-il trompé, après tout il n'avait pas le don de prescience. Notre futur professeur garda son sourire jusqu'à la fin du petit monologue de Yasuo et fit mine de réfléchir.

«  - Merci du compliment. Mais tout d'abord il faut que tu saches que je n'ai pas encore l'autorisation, je vais néanmoins bientôt m'en occuper, il faut que j'occupe mes temps libres de toute façon, et puis cela me permettra de savoir si je suis un bon pédagogue... Même si je n'ai pas l'intention de postuler en temps que professeur ici, cela me servira dans mon futur métier. Je serai ravi de t'avoir comme élève tu m'as l'air appliqué et sérieux. » Julian avait perdu son sourire et parlait sans détours, pour une fois, ses yeux rivés dans ceux de son futur apprenti.

«  - Bref passons à la dégustation qu'en penses tu ? » Grand sourire pour appuyer l'invitation. Julian leur avait donné deux petites fourchettes et c'était bien plus commode pour manger le brownie, on ne cassait pas la fine croûte de sucre formée sur le dessus. L'intérieur était moelleux et encore tiède, les pistaches craquaient sous la dents libérant leur goût exotique tandis que les noix vous piquaient un peu la langue pour finalement rendre leur goût de bois dans tout votre palais. Julian s'était surpassé et il fut ravi de sa création qui était bien meilleure que la dernière pâtisserie qu'il avait réalisé. Entre deux bouchées il s'aventura à observer Yasuo manger.

«  - J'espère que c'est à ton goût... » Le pâtissier lécha sa fourchette pour en extraire les dernières miettes de chocolat qui pouvaient s'y loger, le bout de sa langue rosée passant entre les picots de l'instrument brillant. Il posa ensuite sa petite fourchette sur le bord de son assiette non terminée, attendant la critique de Yasuo. Le jeune homme aimait plus que tout savoir la notation de ses gouteurs, c'était ce qui passait en deuxième après le plaisir de la préparation, en réalité Ju ne mangeait pas beaucoup de ses desserts ! Il s'était installé sur un tabouret à la table de dégustation juste en face de Yasuo. Ju posa sa tête sur sa main le regard avide d'un avis très attendu de la part d'un spécialiste en la matière. La mine légèrement inquiète mais sereine, Julian se disait que pour de tels élèves il était prêt à faire des heures supplémentaires s'il le fallait, les gens ici étaient vraiment à part et l'originalité ainsi que le caractère étaient ce qui le faisait craquer. Bien contrairement au physique, alors qu'on aurait pu imaginer l'inverse de la part d'un charmeur comme lui. Il s'aimait lui c'était suffisant, c'est du moins ce qu'il se répétait sans cesse pour ne pas tomber dans le naturel.

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MessageSujet: Re: Goûter time ! (PV Yasuo Ogai)   Mer 30 Mar - 13:24

Julian avait décidé de goûter son chef d’œuvre en premier. Calmement, j'observais la moindre de ses réactions, la moindre de ses expressions. Je ne pouvais pas m'en empêcher, il était si magnifique que j'aurais voulu graver chaque image dans ma tête. Mais Dieu seul savait à quel point j'oubliais vite ce genre de personnes une fois que je m'étais amusé avec jusqu'à plus soif. Dis ainsi, l'on pourrait penser que les gens n'étaient pour moi que des sortes de jouets, de vulgaires passe-temps que je considérais ou abandonnais au gré de mes envies folâtres. Comme si je me contentais de jauger l'intérêt que chaque personne pouvait susciter ou non chez moi, et qu'en fonction du résultat, je décidais de leur sort sans vraiment souhaiter connaître leur avis. De bons petits soldats, d'adorables marionnettes que je ne me lassais pas de commander en fonction de mes humeurs. Sincèrement, étais-je vraiment aussi manipulateur et nombriliste ? Et bien oui, ma fois, je l'étais. Mais il fallait bien occuper ses mornes et plates journées. La vie devenait rapidement très lassante, et je refusais catégoriquement de m'enfermer dans l'ennui. Aussi avais-je la chance de rencontrer quelques fois des êtres comme Julian, de véritable joyaux pour moi, la crème de la crème, l'amusement ultime...

Cette pensée me fit avoir un sourire plus grand et malicieux. Mon esprit très calculateur était en pleine effervescence. Mes yeux scrutaient les lèvres du jeune homme qui s’emparaient d'un bout de brownie avec une envie non négligeable. Moi aussi, je voulais y goûter... Enfin, pas que le gâteau, bien évidemment. Aussi exaltant fut ce dessert pour moi, je l'aurais troqué volontiers contre un repas bien plus alléchant... Mais comment en arriver à ce résultat ? Cette école avait beau être remplie de pervers, il ne me semblait pas avoir perçu le moindre signal susceptible de me faire croire que Julian faisait partit de ces gens-là. Était-il bon comédien ? Ou totalement désintéressé ? La seconde option me donna envie de grimacer, bien que je me retins. C'était inenvisageable, j'étais bien trop mignon, on ne pouvait que me désirer, n'importe qui, n'importe où, n'importe quand. Donc finalement, je préférais opter pour la première hypothèse. Au pire, si je me trompais, qu'est-ce que je risquais ? Rien de toute évidence. Même si, miraculeusement, ce garçon ne voulait pas de moi, j'avais les moyens de faire en sorte qu'il change d'avis très rapidement. Je pouvais me montrer très persuasif quand je le désirais...

Julian s'exclama alors, me faisant échapper sur le coup à mes pensées vicieuses. Il venait de me faire part de sa critique concernant ses brownies. « Parfait », fut le mot qu'il employa. Je me retins de répondre quelque chose dans le genre « un peu comme moi... ». Ce genre d'humour prétentieux (parce que ce n'était jamais dit avec ironie...) m'avait déjà valut quelques désagréments, et je n'avais pas envie d'effectuer le moindre faux pas vis-à-vis de Julian. Pas tant que je n'aurais pas obtenu de lui ce que je convoitais en tout cas. Mais... Ça ne semblait pas près d'arriver. Julian parlait (il parlait beaucoup), moi aussi parfois, mais là... L'on tournait en rond, et cette histoire de brownie ne m'intéressait plus depuis belle lurette. De toute façon, depuis le départ, cela n'avait été qu'un simple prétexte pour approcher le garçon. Je l'écoutais donc d'un air absent, réfléchissant à un moyen d'accélérer les choses. Je du d'ailleurs bientôt faire semblant de m'intéresser à la dégustation. Je pris la fourchette que me proposais Julian et allais donc récupérer un bout de brownie grâce à celle-ci. Je le portais ensuite lentement à ma bouche, savourant la délicieuse odeur, avant de goûter la pâtisserie. Je du avouer que celle-ci était plus que divine mais malgré que ce dessert fut mon préféré... J'avais à cet instant trop de choses en tête pour l'apprécier à sa juste valeur. Néanmoins, je réussis à donner le change. Un très beau sourire doux et sincère, puis je dis :


Citation :
« C'est vraiment succulent Julian. Un vrai délice pour mes papilles. Vous êtes vraiment doué... J'ai bien hâte que ce savoir soit mien. »

Mais pas que. Si ce corps était mien aussi, ce serait parfait. Le reste, finalement, ça n'était que accessoire non ? Les simples rouages de mon plan de débauché. En parlant de cela d'ailleurs, une idée venait de germer dans ma tête. Je posais doucement la petite fourchette sur le plan de travail, puis j'avouais tout aussitôt :

Citation :
« Néanmoins, vous avez peut-être raison. Un accompagnement ne ferait pas de mal. Je ne voudrais pas que vous vous priviez de crème anglaise seulement à cause de mes caprices culinaires. Je vais vous en sortir une brique pour m'excuser. »

Je dégainais alors un sourire le plus mignon qui soit, puis quittait ma place pour me rendre vers le grand réfrigérateur. Si je n'en trouvais pas, j’opterais pour de la chantilly, les deux pourraient faire l'affaire. L'utilisation que je comptais en avoir serait purement « esthétique » de toute façon ! J'ouvris le frigidaire avec grâce, comme toujours, puis balayais les produits des yeux avant de tomber sur ce que je cherchais. Je me retrouvais donc rapidement avec le récipient de crème anglaise dans une main, et refermais le réfrigérateur de l'autre.

Citation :
« Vous avez de la chance... C'est le dernier pot ! »

Alors que je retournais vers Julian, j'observais la brique minutieusement pour comprendre comment celle-ci allait devoir être ouverte pour que le résultat de mes plans soient conformes à ce que j'attendais. Une fois la bonne méthode repérée, et tout en continuant de me diriger vers le jeune pâtissier, je détachais le petit couvercle circulaire en plastique de la brique de crème anglaise. Puis, une fois à quelques centimètres de mon camarade, je fis soudainement mine de trébucher – d'une façon la plus naturelle possible et qui pourrait faire penser que je suis simplement horriblement maladroit – avant de me retrouver sur le sol dans une position très suggestive. Un faux petit cri de surprise bien adorable m'avait échappé durant ma chute, mais pas seulement... Le pot de crème anglaise s'était retrouvé quelques secondes en l'air avant de rejoindre la terre ferme juste après moi, déversant son contenu sur le sol, alors qu'une certaine dose du liquide blanc cassé était venu éclabousser mes vêtements et quelques zones de mon visage. Suggestif... Très suggestif disais-je donc. N'importe quel garçon en bonne santé aurait pu faire le rapprochement avec un autre liquide que la crème anglaise. D'un air faussement triste et embarrassé, je me redressais légèrement, me retrouvant à genoux devant la flaque de crème anglaise. D'une petite voix, je décidais de m'excuser :

Citation :
« Je suis désolé que vous ayez vu ça Julian... Je... Je suis vraiment pitoyable... »

Ma chute extrêmement bien calculée avait permit à mon kimono de faire des siennes. Celui-ci se retrouvait tout chamboulé, laissant découvrir l'une de mes épaules et le début de ma clavicule puis, plus bas, l'une de mes cuisses et le début d'une fesse. Je portais alors mes doigts à mon visage, récupérant un peu de crème anglaise sur le bout de mon index en répétant :

Citation :
« Je m'excuse sincèrement Julian... Je suis un idiot... J'ai tellement honte... »

Puis je portais mon doigt recouvert du liquide à mes lèvres, avant de lécher lentement celui-ci, gardant une expression lascive et coupable sur le visage, les yeux presque mi-clos pour en ajouter à ce faux accablement. Si Julian restait insensible à ce spectacle, alors les choses seraient plus difficiles que prévues... Mais il ne serait guère question d'abandonner.
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MessageSujet: Re: Goûter time ! (PV Yasuo Ogai)   Ven 22 Avr - 9:45

En deux temps trois mouvements la situation avait radicalement changée, Julian avait toujours cette impression quand il faisait de nouvelles rencontres, comme un saut dans le vide du haut d'une falaise. En cet instant ses yeux brillaient de joie à l'idée que son futur élève apprécie ses pâtisserie, en effet on ne pouvait pas apprendre quelque chose qui ne nous plaît pas, c'était la même chose avec les gâteaux. Julian hocha légèrement la tête quand Yasuo le complimenta, il ne voulait pas passer pour quelqu'un qui aime être flatter même si c'était le cas...

« - Fais comme tu l'entends, la chantilly peut faire l'affaire si tu n'aimes pas trop la crème... »

Puis il observa le petit bonhomme se diriger vers le frigo qui le dépassait en hauteur, Ju eut un regard amusé à cette comparaison. Quelle mouche avait piqué Kimono-kun, il voulait de la crème anglaise maintenant ? Le jeune homme trouvait que son nouvel élève en faisait un peu trop, mais c'était comme s'il regardait une pièce de théâtre c'était divertissant, il fallait le laisser faire et voir où les choses allaient aboutir. Julian, la tête posée sur son poing fermé appuyé à la table il suivait les mouvements de Yasuo, attentif. Il eut comme un flash-back quand la porte du frigo se referma, il revoyait Shôta appuyé à ce même frigidaire lui demandant ce qu'il voulait pour le goûter, c'était un de leur moment préféré, Julian s'en rendit compte quand il s'aperçu qu'il venait tous les jours dans cette cuisine depuis quelques mois, toujours à la même heure, c'était inquiétant tout de même. Julian allait devoir se prendre en main et vite.

Tout alla très vite, le temps que le pâtissier se réveille de son retour en arrière, Yasuo était déjà en train de tomber sur le sol froid. Julian bougea de son tabouret à une vitesse ahurissante mais ne fut pas assez rapide pour retenir le jeune homme dans sa chute, il perdit l'équilibre quand son pieds crocheta le pieds de la table et il tomba en même temps que kimono-kun accompagné d'un magnifique « - Aaaaahooh oups ! ».

Ils se retrouvèrent rapidement entourés de crème anglaise, Ju avait atterris à genoux une main se raccrochant au bras de Yasuo enfin plutôt au tissu qui le recouvrait...ce qui le déshabilla à moitié. Sous le choc Ju avait fermé les yeux et quand il les rouvrit il entendait en boucle Yasuo qui s'excusait et geignait sur son sort. Le jeune homme aurait été amusé s'il n'avait pas eu un accident impromptu, en effet la vision de son futur élève à moitié débraillé l'avait inconsciemment excité et fait réagir son corps tellement vite que Julian se mit par réflexe en mode tortue sur le sol la tête posée dans la crème anglaise, mais il s'en fichait il était trop gêné. Il essaya néanmoins de parler un peu pour rassurer Yasuo.

« - Ce n'est...pas grave. Outch.. Je..je vais nettoyer hein ! » Julian essayait de ne pas trop bouger, il commençait à étouffer à force d'avoir la tête plus basse que les fesses, le sang lui montait aux joues mais c'était mieux qu'ailleurs...

Il faudrait bien pourtant se redresser un jour ou l'autre et il fallait nettoyer Yasuo il n'allait pas pouvoir retourner à l'école comme ça.

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Goûter time ! (PV Yasuo Ogai)

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