Sweet Cream School
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 Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]

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Calyel Nëlys
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Sam 26 Mar - 8:09

Le brusque changement de comportement du professeur trancha avec l'ambiance agréable qui régnait ente eux jusqu'à présent. Le sourire de Calyel disparu de ses lèvres, remplacé par un voile d'inquiétude qui vint ternir le verre de ses prunelles. Avant même d'avoir pu s'informer sur la cause de ce changement, Kälte lui prit la main et l’entraîna vers l’hôtel. Il avait prétexté devoir ranger ses affaires. Il n'était pas dupe le grec, quelque chose clochait, en attestait les faibles tremblements qui agitaient les mains devenues glacées de son aîné.

Le chemin jusqu'à l'hôtel fut rapide, c'était limite si Kälte ne courait pas pour rentrer. Le groom les toisa étrangement lorsqu'ils franchirent la porte, Calyel répondit par un haussement de sourcil. Lui non plus ne comprenait pas ce qui se passait. La porte de la chambre vola contre le mur, et sa main fut libérée. Resté en plan au milieu de la pièce, le professeur regardait son aîné s'affairer. Il ne savait pas ce qu'il fallait chercher, aussi se sentait-il un peu inutile planté comme ça au milieu de la carré. Et puis soudain quelque chose attira son regard. Le soleil perçant à travers la fenêtre frappait quelque chose au sol, entre le mur et le parquet, qui brillait faiblement. Le grec se pencha pour le ramasser et sortit de l'interstice un bracelet en argent. Il le fit tourner enter ses doigts et y lu une inscription : "William". Ce devait être l'objet que cherchait Kälte.
L'élève s'approcha du professeur totalement paniqué et lui prit le poignet. Emprisonné ente ses bras, il l'obligea à se calmer, et sans rien dire lui passa le bracelet au poignet. Il n'avait aucun doute, ce bijoux lui appartenait.

-Tout va bien maintenant, je l'ai retrouvé.

Calyel le fixa longuement, lisant l'inquiétude, la tristesse, et quelque chose ressemblant à de la culpabilité. Le voir aussi peiné lui fendit le coeur, mais la question sur l'identité de William ne franchit pas ses lèvres. Pourtant il aurait aimé savoir. Au lieu de parler, Calyel se contenta de le serrer contre lui. Cette douleur, il la connaissait pour vivre la même. Ce sentiment de vide si caractéristique de ceux ayant perdu un proche. Oui, c'était ça. William devait être quelqu'un de très important pour son professeur. Et ce dernier lui avait dis êter homosexuel lors de leur rencontre, alors peut être qu'il était son petit ami ? Son ancien petit ami ? Il avait perdu l'homme qu'il aimait ? Calyel murmura, la main dans le dos du professeur :

-Il devait être très important pour toi hein ?

Le grec s'installa sur le lit, faisant s'affaisser le matelas. Il gardait son aîné étroitement serré contre lui, comme si sa simple présence suffisait à le calmer. Il aurait aimé que ce soit vrai. Ne pas le voir pleurer, surtout pas, car là il n'y résisterait jamais.

-Tu veux en parler ? Je ne suis peut être qu'un amant, mais si je peux soulager ta peine, alors parles moi. Je ne te jugerais pas Kälte.

L'étudiant réprima l'envie qui le saisit d'embrasser l'homme qui avait partagé sa nuit en sa compagnie. Chose qu'il ne fit pas. Si William était effectivement le petit ami de Kälte, l'embrasser n'était pas la meilleure chose à faire. Calyel ignorait la raison de leur séparation. Mais une chose était certaine pour lui : Kälte était encore amoureux.
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Kälte Wynn

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Dim 27 Mar - 9:49

Kälte avait conscience que son comportement était puéril, idiot et à la limite du totalement grossier, mais il n’avait pu se retenir, ou même seulement tenter de gagner un petit peu de lucidité. Cette gourmette, c’était quelque chose qui avait peu à peu prit la place de son amant. C’était la seule chose qu’il restait de lui, la seule preuve qu’il lui restait de l’existence de William dans ce monde. C’était la quintescence de ses sentiments pour lui, la preuve de son deuil, la maque de sa mémoire, le rappel des larmes qu’il n’avait pas réussi à verser pour lui. A son enterrement, rien n’avait coulé, rien. Le perdre, ca serait perdre Will une seconde fois, et ca, il n’y était pas prêt, même après six ans. Surtout après six ans en fait.
Alors forcément, quand le grec l’avait attrapé, il avait commencé à se débattre faiblement parce qu’il ne pouvait pas rester calme à ne rien faire alors qu’il devait le retrouver. Mais aussi subitement que cette angoisse était montée, elle était retombée lorsqu’il avait sentit le métal froid encercler à nouveau son poignet. Le visage totalement inexpressif, il avait alors regardé le bijou tandis que les mots de son élève caressaient ses tympans sans qu’ils pénètrent sa conscience. Comme totalement déconnecté de son propre corps, il vit son bras se serrer contre sa poitrine, sa main enserrer le bijou. Et il devina plus qu’il ne sentit les larmes couler le long de ses joues alors que les mots de son élève lui apparaissaient. Il était très important, oui. Et il fallait parler au passé. Peu à peu, de simple fuite, on eut droit à un torrent silencieux. Pas de sanglots, de cris et de soupirs, simplement des yeux qui se vident, et un visage qui ne montre plus rien.

- Oui…

Il ne savait même pas pourquoi il se laissait faire, pourquoi il avait posé sa tête contre la poitrine de son élève pour la tremper de ces traîtresses qui avaient mit six ans à sortir. Peut être par besoin humain de réconfort, peut être parce qu’il n’avait pas pu pleurer car il n’y aurait eu personne pour comprendre la portée de ces larmes. Peut être.
En même temps que ses larmes, ce furent les mots qui se mirent à s’échapper de lui, d’une voix tremblante et rauque, comme si ses cordes vocales aussi avaient décidé d’entrer dans la danse de son deuil. Il ne savait même pas pourquoi il en parlait, alors qu’il ne l’avait dit à personne. Sans doute le soulagement de l’avoir retrouvé qui avait cassé quelque chose en lui, et que en attendant que l’équipe de réparation arrive, tout ce qu’il avait enfermé depuis si longtemps était en train de sortir avec la violence d’une tempête qu’on aurait empêché trop longtemps de souffrir.

- Jeune j’étais allé étudier en Angleterre… C’était la première fois que je partais… Will… était mon colocataire… Six mois plus tard, j’ai comprit que je l’ai… que j’avais des sentiments pour lui …. On est sortis ensemble un an… Et puis il est mort parce que je n’ai pas fait attention…

Il n’avait pas réussi à garder une parties des choses pour lui. Ce n’était pas William, ce n’était pas digne de lui. Il méritait la vérité, la vraie, celle qui est totale et sans artifices. Mais il y avait des choses qu’il n’avait pas pu dire. Il n’avait pas pu dire son nom, pas plus qu’il n’avait pu dire « je l’aimais ». Il n’arrivait pas à parler au passé de lui, pas plus qu’il ne pouvait enterrer leur relation. Aussi violemment que les larmes étaient venues, elle se tarirent, mais la douleur ne partait pas, loin de là. Il se recula un peu du grec avant que sa chemise soit définitivement sinistrée, et il lui sourit. C’était un sourire qui n’en avait que le nom. Là dedans, il y avait toute cette douleur et ce froid qui lentement étouffaient son cœur tandis que cette barrière de glace qui le coupait du reste se remettait en place.

- Tu parles d’un spectacle… Je suis pathétique.

L’auto-affliction était pour lui un moyen de se punir de ne pas avoir su que le verre que son amant avait à la main était le verre de trop. C’était de sa faute. De sa faute si il était mort, de sa faute si son avenir s’était fermé, de sa faute si lui maintenant souffrait. Et il devait payer. Il attrapa le drap et le posa sur ses yeux, tremblant toujours, mais à cause de son subit accès lacrymal cette fois-ci, plus à cause de l’angoisse.

- Désolé de t’avoir infligé ca…

Il aurait franchement préféré ne pas pourrir la journée comme ca. Et puis on lui avait toujours apprit que montrer sa tristesse en public, c’est indécent et une marque de faiblesse. Il soupira et montra son visage à la lumière du soleil. Les yeux rouges, légèrement gonflés, mais toujours ce sourire sans aucune joie mais qui tentait de faire croire que tout allait bien.

- Tu me laissera t’inviter au resto pour effacer ca ?

Après tout, c’était sa faute. A lui de réparer les pots cassés.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Sam 2 Avr - 8:17

Écouter sans juger, juste donner sa présence et sa chaleur, Calyel savait le faire mais le montrait rarement. On ne s'adressait pas à lui pour les moments difficiles, parce qu'on s'imaginait qu'il restait indifférent à tout. Pourtant ce n'était pas le cas. Il était attentif à tout ce qui se passait, et n'oubliait jamais un anniversaire. Cette image de je m'en foutiste lui collait à la peau. En même temps, on ne pouvait pas dire qu'il essayait d'y échapper. Sans doute pour ne pas laisser les gens l'approcher et le voir tel qu'il était réellement.
Il écouta son professeur, il laissa ses larmes tremper ses vêtements sans s'en plaindre. Il sentit son cœur se serrer lorsqu'il apprit l'histoire qui se cachait derrière ce bracelet. Et puis la culpabilité pointa son nez. Kälte était encore amoureux. En temps normal cela ne lui aurait posé aucun problème, il se fichait pas mal de la situation sentimentale de la personne avec qui il couchait. Mais là, c'était différent. Kälte était encore amoureux, et se faire son élève devait le mettre dans une situation délicate. D'un point de vue professionnel, mais surtout vis-à-vis de cet homme.

-Ce n'était pas ta faute.

Ces mots étaient sortis tout seul. C'était la vérité. Kälte n'y était pour rien, il ne pouvait pas savoir ce qui se passerait, il ne pouvait pas l'empêcher, même avec toute la force de son désir de voir son petit ami près de lui, il ne pouvait à l'encontre de cette force qui menait tout le monde à la baguette et qu'on appelait Destin.

-Tu ne pouvais pas savoir, tu ne pouvais pas l'arrêter. Personne n'est jamais responsable de la mort d'un être cher. Sauf dans les cas de meurtre ou d'assassinat. Mais toi tu ne voulais pas sa mort Kälte, et je suis certain que tu aurais tout fait pour l'arrêter. Mais parfois, on ne peut pas aller à l'encontre de ces choses. C'est bien plus fort que nous.

Sa prise sur le professeur se resserra, il le tenait tout contre lui, le visage dans son cou. Par ces mots, il tentait de se convaincre lui même. Combien de fois lui avait-on répété que sa mort était morte par sa faute ? Parce qu'il avait été un enfant trop bruyant, trop dissipé pour qu'une femme si fragile s'en occupe. Calyel avait fini par se persuader qu'il y avait une part de vrai là dedans. Que tout était de sa faute. Malgré ces gens qui lui expliquaient que non, il n'en croyait pas un mot. Et maintenant, plus personne ne pouvait le rassurer, plus personne ne l'attendait. La solitude s'était emparée de lui, et l'avait plongé dans une profonde dépression. Un vide que rien ne pouvait combler. Alors pour ne pas y penser, il se mentait, niait son mal être et se cachait derrière une façade impassible et arrogante. Il jouait les forts mais ne l'était pas. Entendre Kälte se confier de la sorte lui rappelait sa propre impuissance. Et comme lui n'avait jamais cru ces gens lui assurant qu'il n'était pas responsable de la mort de sa mère, il savait que le professeur ne le croirait pas non plus.
Une main passa sur les joues du professeur qu'il essuya, osant un sourire. Malgré lui, le grec ne pu s'empêcher de penser qu'il était tout de même beau avec les yeux rouges, encore brillant de larme, et ce sentiment qui se dégageait de lui. Il mourait d'envie de le voir sourire, de chasser sa tristesse. Les instincts protecteurs du grec étaient plus développés que ce qu'on pouvait croire.
Kälte s'excusa, encore, et se rabaissa, pour changer. Au moins il l'invitait au restaurant, peut être que il y aurait moyen de lui rendre le sourire ?

-Tu n'as pas à t'en vouloir.

Il se fit plus sérieux cette fois, le fixant avec gravité. Sa main enlacée à celle de son professeur, il la porta à ses lèvres. Une petite mise au point s'imposait selon lui, afin d'éviter tout malentendu, et surtout pour soulager la conscience de son aîné.

-Écoutes Kälte, je ne cherche pas à prendre la place de William. Tu n'as rien à craindre pour ça. Et tu sais, ce n'est pas parce que tu t'accorde un peu de plaisir que tu le trahis. Il t'aimait, toi aussi, je doute qu'il t'en veuille de voir que tu continue à vivre. On m'a souvent dis qu'il ne faut pas s'arrêter de vivre pour pleurer les morts constamment.Tu as la chance d'être en vie, alors avances pour lui, il ne t'en voudra pas. De là où il est, il doit être très triste de te voir comme ça.

Calyel porta le poignet du professeur à ses lèvres, celui orné du bijoux, et déposa un baiser sur le métal froid. Le geste avait la signification qu'on voulait bien lui donner. Pour le jeune grec les choses étaient claires. Il ne souhaitait pas voler la place de William. Kälte restait son professeur en toute circonstance. Un amant une fois le soir venu, mais rien d'autre.

-Et oui, je serais ravi de manger avec toi ce soir.

Le grec se laissa tomber sur le professeur, attrapant ses lèvres pour un baiser. Vu de l'extérieur, ils faisaient vraiment penser à un couple. Eux seuls savaient qu'il n'en était rien. Eux seuls savaient où se trouvait la limite. Le tout était de ne pas la franchir.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Lun 4 Avr - 19:26

Etrangement, l’entendre dire qu’il n’y était pour rien dans la mort de William avait fait remonter les eaux dans ses yeux. Mais elle n’avait pas coulé par contre. Simplement qu’il avait eu l’impression d’un étau enserrant violemment sa gorge, creusant sa poitrine, étrécissant son champ de vision. Il n’avait pas pleuré. Il l’avait désiré, mais il n’avait pas pleuré. Pour le moment, il se contentait de rester contre lui, bénéficier de la chaleur qu’il dégageait, et ne rien dire, simplement écouter, et tenter d’empêcher d’autres catastrophes lacrymales de se produire pour la soirée.

Les mots de son élève, il ne pouvait pas les accepter. Parce que quand on est plongé dans un profond et violent malheur, on ne peut rien faire d’autre que de trouver un responsable à tout ce merdier. C’est ce qui permet de tenir. Concentrer sa colère et son ressentiment sur quelqu’un en tentant de ne pas se laisser couler. Et c’était lui qu’il avait choisit. Lui qui devait souffrir, parce que c’était de sa faute si il s’amusait, de sa faute si il n’avait pas vu qu’il était un peu trop torché pour sa santé, de sa faute si c’était lui qui vivait à présent, alors que William s’était fait bouffer par les vers, de sa faute, ensuite, si lui pouvait encore marcher sous le soleil, sourire parfois, goûter aux plaisirs de la chair et des bons repas, alors que lui, tout lui était désormais interdit avec la vie. A défaut de mourir car son instinct de conservation était toujours présent, il se devait de souffrir pour expier ce pécher qu’il s’estimait être le seul responsable.
Ca, c’était le jugement que son inconscient avait conclut. Consciemment, ca se traduisait par une attitude consistant à se retirer de toute forme de sociabilité et de contact avec les autres. Déjà que avant, ca n’avait pas été fameux… Kälte s’était avéré sociable au contact de Will, parce qu’il lui avait ouvert à un milieu où on n’avait pas à se méfier de l’autre plus que de mesure. Mais cette porte ouverte à lui s’était refermée en même temps que son passeur avait rejoint Charon.

Il n’avait pas répondu. Parce que sa raison lui disait qu’il n’était pas dans le tort, mais que son cœur, lui, refusait purement et simplement d’admettre que c’était vrai. Il n’avait toujours pas terminé son deuil. Il respirait, souriait parfois, mangeait, buvait de l’eau, travaillait, dormait, mais il ne s’était pas encore trouvé la force du reste. S’investir pour quelque chose ou quelqu’un, ne penser qu’à lui, et ne penser qu’à se faire du bien pour une journée ou un aprèm, il n’y arrivait pas encore.

- De toute manière, je ne vois pas pourquoi tu voudrais le remplacer.

Après tout, il avait du mal à comprendre qu’on puisse s’intéresser à lui autrement que pour le foutre dans son pieu. Et encore, d’ailleurs, parce que vu sa gueule, il se demandait parfois comment on faisait bien pour vouloir le tirer. Oui, l’amour que Kälte se porte est inconditionnel et fait plaisir à voir.

- Tu veux manger où ? Italien, chinois, la pizzeria du coin…

Il irait où il voudrait en fait, tant qu’on lui épargnait mc do. On avait tenté une seule fois de le faire bouffer là bas, et simplement parce qu’il avait avoué sans trop de peine qu’il n’y avait jamais mangé de sa vie, et c’était une expérience dont il se passerait aisément du renouvellement en fait. Trop gras, pas assez cuit ou beaucoup trop mal cuit, avec des ingrédients à la qualité douteuse, et bien trop de monde à son goût. Non, tout sauf mc do.

Sans opposer la moindre résistance, il avait laissé leurs lèvres se rencontrer, leurs corps se presser tandis qu’ils s’enfonçaient légèrement dans le matelas. Les bras du professeur s’étaient enroulés autour de son cou, et il était resté blotti là. Il avait besoin de se calmer. Une crise d’angoisse, ca laisse des séquelles, même passée.

Au bout d’un bon quart d’heure à jouer au koala, il finit par se redresser et se lever. Direction la salle de bains, où il se passa alors de l’eau sur le visage et les avants bras. Quand on a pleuré, de l’eau sur le visage, ca a un arrière goût de paradis. Une fois a peu près sortable, il s’essuya la frimousse, inspecta la salle de bains, puis rejoignit le grec dans la chambre.

- On devrait y aller. Je ne sais pas jusqu’à quand tu as réservé, mais la journée touche à sa fin, je pense qu’ils seraient heureux qu’on évacue les lieux.

Il sourit. Mine de rien, son élève lui avait drôlement remonté le moral. Sur une échelle de un à 10, on en était à six et demie. Pour quelqu’un qui reste sur le strict et inébranlable cinq, ca change drôlement du quotidien.

Avec lui, ils évacuèrent donc après qu’il ait encore inspecté la chambre jusqu’à être sur et certain qu’ils n’avaient rien oublié. Kälte est maniaque à ses heures. Dans l’ascenceur, il se rappela de ce qu’il voulait lui dire.

- La prochaine fois, ne réserve pas une chambre. Viens dans ma chambre, ou moi dans la tienne, mais tu va pas claquer des ronds pour rien.

Même venant d’une famille de riches, on a quand même des instincts de préservation des capitaux directs. Il n’avait pas juste remarqué qu’il venait de dire qu’il y aurait une prochaine fois.

Et puis soudain les lumières et l'ascenceur cesserent de fonctionner.

-........... C'est pas vrai, ils le font exprès.
Veuillez nous excuser pour ce contre temps, un équipe travaille à vous satisfaire dans les plus brefs délais.

Monde de merde

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Ven 8 Avr - 18:31

Le monde se liguait contre eux. Encore. Cette scène d'ascenseur lui rappelait des souvenirs, et cela fit éclater de rire Calyel.

-Je suppose qu'on a le temps.

Le jeune homme s'assit au sol, adossé au mur et ferma les yeux. La première fois qu'ils s'étaient rencontrés les choses avaient tourné assez ... hum ... chaudement. Il se souvenait encore du corps du professeur collé au sien, ses gémissements indécents à son oreille. Ah non, il ne devait pas y penser sinon il recommencerait.
Le grec fit un petit signe au professeur pour qu'il vienne s'asseoir entre ses jambes. Ses bras se refermèrent sur lui, la tête alla se nicher sagement sur l'épaule, son souffle chatouillant l'oreille de Kälte. Il passa une main sous son haut, et alla caresser sa peau douce, quoique froide.

-Tu m'as invité dans ta chambre. Tu sais ce que ça veut dire ? Que tu ne la verra plus jamais comme avant. Pas pendant la semaine ne t'en fais pas, mine de rien je dois travailler. Tu es encore triste ?

Il n'aimait pas le voir triste comme ça. Il était si beau quand enfin il se prenait à sourire. Peut être était-il un des rares à pouvoir l'admirer ainsi. Aussi naturel. Oui c'était le mot. Cette fois l'ascenseur ne resta pas coincé bien longtemps. Il se remit en marche, obligeant l'étudiant à se relever, la main de son professeur enlacée à la sienne.
Une fois dehors, il sortit tranquillement dehors, et constata non sans peine que la nuit était tombée. Ce qui signifiait qu'il devait rentrer à l'école ce soir. Cette simple pensée lui serra un peu le coeur, tellement il était bien en compagnie de Kälte.
Ses pas le menèrent jusqu'au premier restaurant venu. Italien. Parfait. Un serveur vint les mener à une table. Bon certes ils n'étaient pas habillés en circonstance, mais ça irait pour ce soir.
La nourriture était délicieuse, non comparable à celle d'un grand restaurant, délicieuse quand même. Calyel mangeait peu le sir, préférant prendre quelques fruits et se coucher. Pour une fois il ferait une exception. Souriant tout le long du repas, le grec essayait de remonter le moral à son aîné, d'animer la conversation, de le faire sourire. Il lui mit la honte au dessert lorsqu'il vit du caramel couler le long des lèvres du professeur. Calyel se pencha à lapa lentement sa bouche, s'attirant les foudres de leurs voisins de table. Une femme gloussa, probablement un adoratrice des relations entre hommes.

Le repas terminé, ils quittèrent le restaurant, et se dirigèrent lentement vers l'école. Il lui tenait toujours la main, que bientôt il lui faudrait lâcher pour ne pas attirer des ennuis à Kälte. Arrivé à quelques mètres, le jeune homme s'arrêta, tête basse.

-J'ai vraiment passé un bon week end avec toi. Tu es quelqu'un que j'apprécie beaucoup, et tu es très intéressant. Et très mignon. Il gloussa avant de venir prendre le professeur dans ses bras. J'espère qu'on remettra ça.

Il prit son visage entre ses doigts et l'embrassa lentement, sensuellement, une promesse d'un autre week end, et d'autres soirées toutes aussi torrides que celles qu'ils venaient de passer. Après un dernier sourire, le grec retourna dans l'école, dans sa chambre. Il faudrait un peu de repos pour rattraper ces deux jours.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   

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Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]

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