Sweet Cream School
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 Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]

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Kälte Wynn

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MessageSujet: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Sam 26 Fév - 20:46

Kälte n'avait pas franchement envie d'y aller. Pas du tout, même. Pourquoi donc? Et bien parce qu'il avait l'étrange impression d'être une pièce de joie pour un repas de tigre, et que lui, quand il n'était pas le tigre, il ne se rendait que très rarement à ce genre d'évènements parfaitement serein et sans la moindre inquiétude quant à son intégrité mentale et physique. Allez savoir, ca doit penser étrangement parfois un homme. Quoi qu'il en soit, il n'était pas tranquille.

Surtout qu'il avait du mal à se mettre d'accord quant à la manière dont il avait fallu se vêtir pour aller dans un hôtel où il était plus que probable qu'il se fasse déshabiller avant la fin. D'ailleurs, ceci l'agaçait légèrement. IL n'était pas une call girl qu'on fait venir comme ca simplement parce qu'on a envie de se vider les bourses. Enfin, ce n'était pas aussi vulgaire que ca, encore heureux d'ailleurs, sinon il y aurait déjà un grec porté disparu dont on aurait retrouvé le corps baigner quelque jours plus tard dans la baie, portant les stigmates d'une longue et lente émasculation à l'acide. Mais non voyons. Nous sommes entre êtres civilisés. Kälte l'est, du moins. Malheureusement parfois.

Et c'était bien parce qu'il était civilisé qu'il était désespérément venu à ce rendez vous où il allait à reculons. Parce que on ne peut pas poser un lapin à quelqu'un si on a pas prit la peine de décommander avant, et puisqu'il n'avait pas décommandé, disons surtout qu'on ne lui en avait pas laissé l'occasion, et bien.. Et bien il devrait bel et bien y aller, et il y était allé. Pas la joie au cœur, mais il y était, vêtu d'un pantalon de tissus qui lui serrait légèrement les jambes, chaussures noires, t shirt noir, bracelets, encore et toujours, ses piercings mis aux oreilles parce qu'il adore sortir avec quand il sors, autant dire rarement, et également un long manteau bleu sombre tirant sur le noir, parce que le soir, l'humidité tombait et qu'il faisait frisquet.

Et clope au bec. Même si elle, il l'avait éteinte avant d'entrer dans cete saleté d'hôtel. Au moins avait-il eu pitié de lui, et ne l'avait-il pas incité dans un love hôtel. Si ca avait été le cas, il se serait fait sonner les cloches à un tel point que même dans trente ans, il les entendrait encore résonner dans sa tête. Mais ne soyons donc pas violents, ca serait dommage. Il avança jusqu'à la réception, fit un magnifique sourire charmeur pour demander si une chambre au nom de Nëlys n'avait pas été commandée. Ce qui était le cas. Sourire charmeur doublé à l'appui, il obtint le numéro de la dite chambre, et prit l'ascenseur. Troisième étage, chambre 358. Voilà. On fait quoi maintenant? On entre, on tape? Bon allez, c'est pas sa chambre. On tape.

Et il tapa.

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Calyel Nëlys
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Dim 27 Fév - 12:22

"Rendez-vous ce soir à 20h à l'Irys Hotel." C'était le mot glissé par Calyel dans la poche du professeur de moeurs à la fin de son cours. Une invitation à laquelle il espérait que Kälte répondrait.
Pour cette soirée il avait fait les choses bien. De un il n'avait pas réservé de chambre dans un de ces loves hôtels, endroits à la réputation sulfureuse. Tout le monde savait ce qui s'y passait. Et si quelqu'un voyait Kälte y entrer, sa réputation de glaçon en prendrait un coup. Ensuite il avait réservé la chambre à son nom. A cela s'ajoutait une bouteille de vin de bonne qualité mise au frais.

Le grec savait très bien pour quelle raison il avait demandé à son professeur de venir ce soir, ses intentions étaient limpides. Mais Kälte, s'en souvenait-il ? Peu probable. Pourtant il y avait eu une promesse échangée dans la cage d'un ascenseur. Seulement voilà, Kälte ne serait pas Kälte si sa faculté d'oublier les évènements gênants n'était pas hors du commun.
Calyel était en train de vérifier la présence de serviettes à la salle de bain lorsqu'on toqua à la porte. Pile à l'heure. Mais il n'en attendait pas moins d'un homme si à cheval sur les bonnes manières et l'étiquette. Il alla donc ouvrir, et l'invita à entrer, prenant soin de mettre le verrou afin que personne ne vienne les déranger.

-Je me demandais si tu allais venir.

Ici ils n'étaient plus professeur et élève, mais juste deux hommes ayant une excellente soirée en vue. Du moins pour l'un, car l'autre ne devait pas songer à la même chose. Peut être même qu'il se sentait prisonnier à présent.
Le grec détailla longuement le professeur du regard, un sourire appréciateur aux lèvres. Il ressemblait réellement à un fauve près à dévorer tout cru sa proie qui venait de se jeter entre ses griffes.

-Tu aimes le vin ? Il y a une bouteille dans le bar, il y a aussi à manger si tu n'as pas eu le temps de grignoter avant de venir.

Calyel s'approcha de son aîné, le fixant avec une envie non dissimulée, et arrogance surtout. Il passa l'index sur ses lèvres, se pencha et les effleura.

-Tu te souviens de la promesse que nous avons échangé dans l'ascenseur ? Si tu ne veux pas, tu peux toujours repartir. Je ne te force à rien bien entendu.

C'était vrai, il n'avait pas l'intention de le violer. Et si son professeur n'était pas consentant, cela n'était pas intéressant.
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Kälte Wynn

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Dim 27 Fév - 13:10

Kälte était entré dans la pièce sans cacher, ou même chercher à cacher, sa méfiance. Que voulez vous, les hôtels, c'est un petit peu comme un no-man's land. C'est une voie diplomatique où personne ne s'engage. Certes, c'est peut être plus simple comme ca du fait du non-engagement, mais c'est tout de même agaçant du fait de l'absence de personnalité, et de sentiments. Certes, il ne demande pas de la guimauve et de la gentillesse accompagnée de bisounours, il ont été suffisamment clairs là dessus, mais il a tout de même besoin d'un semblant de lien affectif pour ne pas se braquer totalement et se renfermer sur lui comme la plus hermétique et chiante des huîtres.

Et puis, il y avait de quoi ne pas se sentir à l'aise, tonnerre de Zeus! Il était enfermé, si ses oreilles ne l'avaient pas trompé dans une chambre d'hôtel avec un de ses élèves, élèves qui avait à présent sur lui un dossier assez compromettant sur sa personne, et élève qui plus est qui l'avait invité dans un hôtel en laissant au convié l'étrange impression de n'être pas plus qu'une pute de bar sur la conscience. Mais bon. Laissons la présomption d'innocence au grec et ne lui sautons pas tout de suite à la gorge. A la place de ca, il ôta assez calmement son manteau et le pendit au porte-manteau prévu à ce genre d'usages.

- Il fallait bien, je ne pouvait pas décommander de vive voix de toute manière.

Son ton était assez froid. On ne change pas ses habitudes du jour au lendemain, mais surtout pour le moment, il était sur la défensive. Il faut le comprendre aussi. Il est coincé le Kälte, c'est quelque chose d'assez connu, et pour le décoincer, il faut le mettre à l'aise. Et le mode d'emploi n'est pas fourni avec le modèle. En général, dès qu'il s'entend bien avec quelqu'un, il est tout de suite à des milliers de kilomètres de son image de glaçon, mais de là à savoir si le grec va rentrer dans le cercle restreint et privilégié de ses connaissances dépassant ce simple stade pour ressembler plus à ce qu'on pourrait appeler un ami, c'est une toute autre affaire.

Il avait ensuite ouvert la bouche pour renvoyer le grec dans ses trente deux lorsque subitement il avait parlé avant lui, et lui avait assez coupé le sifflet. Ben tiens, il avait prit de quoi se restaurer... Trop aimable. Franchement. Il referma donc la boîte aux injures et inclina plutôt la tête en guise d'assentiment.

- J'en bois rarement, mais lorsqu'il est bon, j'apprécie...

Disons que comme tout bon petit noble, on lui avait apprit à savourer ce qu'il avait dans l'assiette et le verre, y comprit, surtout même parfois, le vin. Il n'était pas un grand oeunologue, mais il avait tout de même les bases pour pouvoir en parler en société sans passer pour un benêt. Quant au repas... Il avait mangé. Ce matin...

- Ah! j'ai oublié... Je crois que je devrais manger un morceau...

Oui, prit dans sa grille de notation avec les autres profs pour savoir combien on mettait à qui, il avait totalement oublié de manger. Et puisque ce matin il était assez occuper à tout mettre en place et terminer de s'organiser avec les autres, il avait à peine grignoté un pomme avant de filer. Autant dire qu'il n'y avait plus grand chose dans son estomac à présent. Grâce à son attention, il avait totalement oublié de crucifier verbalement le grec. C'était tout Kälte ca. oublier en un clin d'oeuil tout ce qui pourrait être ennuyeux. Les disputes, ca fatigue et ca laisse toujours un goût de larmes sur la langue.

En parlant de langue, voilà qu'il l'avait perdue lorsque le grec avait effleuré les siennes, puis balancé un petit quelque chose au sujet d'une promesse... Promesse...promesse...

- Miou? Fut sa seule réponse à ce sujet.

Et le tout en penchant la tête sur le côté. Oui, c'est pas très digne pour un prof, encore moins pour un glaçon, mais le tutoiement employé montrait bien qu'ils n'étaient pas prof et élèves, et du coup il pouvait se permettre quelques menues transgressions comportementales qu'il n'aurait pas faites autrement. Enfin, pour l'avoir oublié, sans doute que ca ne devait pas être important. Ou au contraire que ca l'était grandement. Mais que voulez vous, Kälte ne serait pas Kälte si il n'avait pas la capacité magique à éviter les sujets gênants. Faisant tinter ses bracelets, dont toujours cette gourmette au nom de William qui ne le quittait que très rarement, il rejeta ses cheveux en arrière en balayant du regard la pièce, et là où il y avait de quoi à manger. Et il aperçu...

- Des cerises! Et si on mangeait? Maintenant, je meurs de faim!

En fait, il crevait déjà la dalle depuis un petit moment, mais lui et sa capacité d'abstraction avait fait qu'il avait totalement zappé ce petit détail pourtant essentiel à la survie de l'Homme.

- Tu va manger avec moi, hein?

Ca ressemblait plus à un ordre qu'une question, mais bon, le point d'interrogation fait tout. Kälte préférait savoir que son élève était correctement nourrit, déformation professionnelle sans doute. Et puis manger avec quelqu'un est plus convivial que le laisser vous regarder dévorer votre pitance du jour. Notons l'habileté avec laquelle il a détourné le sujet. Tout un art.

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Calyel Nëlys
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Dim 27 Fév - 13:47

L'approche devait être plus subtile donc. Et il avait raison, Kälte avait oublié sa promesse. Bien, c'était bon à savoir, cet homme n'avait donc aucune parole. Calyel se contenta de hocher la tête. Bien sûr qu'il mangerait avec lui, comment refuser des cerises ? Il sortit d'autres fruits du frigo, ainsi que des cures dents pour les piquer, et fit fondre un peu de chocolat pour les y tremper. Gourmandise quand tu nous tiens.

-Elles sont bonnes. Alors, comment tu vas depuis la dernière fois ? Ton père a aimé son cadeau ?

cette fameuse montre qui leur avait causé tant de soucis. Le grec s'efforçait de se montrer aimable, et surtout de freiner son envie. A vrai dire, il n'avait eu de cesse de penser à cet incident, et à réfréner l'envie qui le dévorait littéralement chaque fois qu'il pensait à son professeur. Sans le savoir, Kälte était devenu son nouveau fantasme. Jamais il n'avait vu d'aussi bel homme, de corps plus désirable, que celui du professeur de moeurs lorsqu'il s'abandonnait a plaisir. Et Calyel aurait donné n'importe quoi pour le revoir dans cet état.
Il comprit cependant qu'il avait été trop direct. Et pire encore, il avait offensé Kälte. Aussi, lorsque les fruits furent terminés et le vin servit, le grec se leva et se posta devant son aîné. Résigné, il s'inclina légèrement en avant, et expliqua avec fermeté, mais aussi sincérité :

-Je suis désolé. Je t'ai vexé par mon comportement, en te traitant limite comme une prostituée. Ça ne se reproduira plus. Mais j'ai vraiment envie de passer une bonne soirée en ta compagnie. Alors ne crains rien, je te toucherais pas. J’aimerais juste, qu'on bavarde, qu'on se détende un peu, qu'on regarde un film pourquoi pas, et qu'on se connaisse un peu mieux.

Il lui prit la main et la baisa chastement, se redressa et sourit à son aîné. Tout malentendu dissipé, Calyel ferait en sorte de partager un bon moment, rien de plus. Le prédateur rongerait son frein encore un moment. La dernière chose qu'il désirait était de vexer Kälte. Au fond, cet homme l'attirait, il voulait en savoir plus. Pourquoi cette attitude de glace alors qu'il pouvait être totalement différent ?
Le grec s'installa confortablement sur le lit, le dos calé contre les oreillers. Bon d'accord il était un peu déçu, mais il n'en montrerait rien. Ce n'était que partie remise. Ce soir il tenterait quand même d'approcher ce chat sauvage. Mais avant, il voulait lui prouver que ses intentions étaient bonnes. Kälte n'était pas une prostituée, ça, le grec pouvait aller en voir. Mais là, si il voulait passer du temps avec le professeur, c'était pour autre chose qu'une histoire de sexe. Quoi ? Il ne saurait le dire, juste qu'il l'appréciait, et qu'il voulait le connaître.

Calyel soupira au bout d'un moment, et déclara sur un ton navré :

- J'avais quand même prévu quelques petites choses. J'espère que je ne vais pas devoir annuler. Allé, ça va te plaire, une fois la gêne passée.

Il se redressa, attrapa la main de son professeur et le fit venir avec lui dans la salle de bain. Le chauffage avait été allumé, il y faisait bon, et un bain chaud n'attendait qu'eux. L'eau fumante un peu trouble leur hurlait de venir. Calyel se déshabilla sans problème, il était un peu nudiste sur les bords ne l'oublions pas. Puis il commença à retirer la chemise de son aîné, le rassurant immédiatement sur ses intentions :

-Ne crains rien je te dis, je te promet de ne rien faire. J'avais pensé prendre un bain ensemble, ça ne te dérange pas ?

Hum, n'était-ce pas un peu beaucoup demander à Kälte ça ? Visiblement non, pas au goût du jeune homme puisqu'il entrait dans l'eau en soupirant. Il fit ensuite signe au professeur de le rejoindre. Sa parole avait été donnée, il ne lui ferait rien. Rien de mal en tous cas.
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Kälte Wynn

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Dim 27 Fév - 14:24

Kälte avait regardé faire le grec en hochant mentalement la tête, cochant certaines cases dans sa tête. Son élè... Calyel avait tout comprit. Le chocolat, c'est la base, la vie, ce qui fait qu'elle vaut la peine d'être vécue, le sang du christ en même temps que son corps, le... Bon, bref, on a comprit quoi. Le grec avait tout comprit lui aussi, et Kälte ne pouvait qu'approuver fortement l'initiative.
Installé avec lui, donc, il savourait son repas. Pas très équilibré, mais ca ferait l'affaire. Et oh! Doux miracle! Un fondant au chocolat! Tout ce qu'il faut, décidément! Il en coupa une part pour son élève, sachant qu'il en raffolait, et s'en prit une pour lui. Les cerises, c'est un véritable délice, mais ca ne cale pas véritablement l'estomac, malheureusement pour lui qui en aurait volontiers fait son unique repas. Ca ne l'empêchait tout de même pas d'y faire un sort, rassurez vous mes amis.

- Ma foi, Père n'a pas cru bon de répondre, sans doute est-ce qu'il n'y a rien qui l'importune. Mais l'idée était bonne, ca m'a sauvé de l'avoir.

Avec son père, c'était toujours la même chose. Pas un regard, pas un sourire, simplement des reproches et des ordres donnés sèchement. Parfois un ou deux conseils, mais donnés de la manière la plus détachée possible. Pas vraiment une relation familiale en somme. Mais ce n'était pas comme si il avait jamais eu autre chose, donc il n'y faisait pas trop attention. Mais cette foutue montre, puisque c'était un peu "grâce" au grec qu'il l'avait eue, il avait eu à coeur de le remercier discrètement encore une fois dans sa réponse. Oui, très discret, mais c'est Kälte. Il n'est pas un adorateur du style direct et sans finesse.

Puisque nous parlions de style directif, voilà que le grec venait de s'excuser en bonne et dûe forme pendant que le professeur buvait tranquillement dans son verre. Il avait au passage légèrement arqué un sourcil en l'entendant, se disant que malgré son caractère explosif, le grec était tout de même capable de comprendre des sous entendus et des avertissements non-dits. Dans l'esprit du professeur, c'était un grec, très grand bon point qui serait salué. Plus tard, peut être un jour.

- Puisque c'est entendu, n'en parlons plus.

Avait-il alors sobrement répondu en reposant calmement son verre. Et puis il avait sourit. Un beau sourire, très mince, mais qui chez le professeur signifiait beaucoup, et entre autres qu'il acceptait ses excuses et qu'il ne lui en voudrait pas pour ca. Le professeur est très loin d'être rancunier, et pour lui, faute avouée est pleinement pardonnée. D'ailleurs le fait qu'il sourie avait également montré que ca avait suffit à le détendre totalement, et se sentir à présent bien plus en compagnie amicale que en captivité dangereuse. Et même si il ne le montrait pas trop, son sourire et la décontraction qui se dégageaient de lui était semblable à un cri pour quiconque sait lire le langage du corps.
Tandis qu'il s'asseyait, lui rangea rapidement les reliefs de leur repas frugal, et se resservit un fond de vin, juste pour le plaisir d'en admirer la robe et en savourer les délicieuses effluves. Ce n'était certes pas la crème de la crème, mais c'était tout de même un bon vin qui valait la peine d'être dégusté. Entendant son soupir, il leva à nouveau les yeux de son verre et sourit d'un air chaleureux pour lui, ce qui équivaut à un demi sourire pour une personne normale.

- Oui, bien sur. Je ne vois pas pourquoi ca n'irait pas d'ailleurs.

Certes, c'était encourageant. Le seul bémol fut bien que lui, il avait répondu ainsi parce qu'il avait cru que le grec parlait de passer une bonne soirée ensemble vaut...calés devant un bon film. Kälte et les doubles sens, c'est aussi fulgurant qu'un L face à une équation à quinze inconnues.

Docilement car ne voyant pas de raisons de ruer dans les brancards à présent, il avait suivit le grec jusqu'à la salle de bain où il avait pu admirer le graaaaand bain qui semblait les supplier de venir dedans. Et le grec semblait parfaitement en adéquation avec ce désir puisqu'il avait commencé à le déshabiller. Il l'avait fixé d'un air interdit, puis avait hoché la tête finalement, et avait fini de se déshabiller. Certes, il est assez pudique, mais puisqu'il l'avait déjà vu nu... Et se baigner habillé est embarassant.
Il entra prudemment dans l'eau. Il fallait bien tester la température. Mais constatant qu'elle était parfaite, très chaude mais pas assez pour se brûler, il entra dedans en soupirant de délice.

- Mmmh... Délicieux.

Le bain brûlant, c'est le fantasme de tout être qui se respecte, après le chocolat et la couette, cela va de soi. Souriant de pur bonheur en se sentant infuser, il attrapa une petite fiole au contenu rouge qui l'avait intrigué, la déboucha et y approcha son nez.

- Ah!! Fruits rouges! Je les aime!

Il avait alors versé un petit peu de ce liquide divin dans la paume de sa main et l'avait appliquée sur ses avants bras et son torse. Se souvenant que le bain était commun, il releva la tête tandis qu'il se rinçait et sourit au grec.

- Je te frotte le dos?

L'absence totale de gêne venait incontestablement du fait qu'il n'avait pas percuté que la situation pourrait être embarrassante à bien y regarder.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Dim 27 Fév - 15:42

Le soupir de contentement fut partagé par Calyel. Les bains chauds étaient agréables, plus que ça même, ils détendaient tellement. Il regarda le professeur prendre le gel aux fruits rouges. Lui aussi aimait ce parfum, il éveillait la gourmandise, il donnait envie de croquer à plein dents dans les fruits en question. L'élève hocha la tête, et tourna le dos à son professeur. Il donne un coup de rein pour glisser dans l'eau et se rapprocher de son aîné, sa peau à quelques centimètres de la sienne. Elle sentait bon. Il s'en délectait d'ailleurs, frissonnant quand il sentit les mains de Kälte sur sa peau.
Calyel faisait de gros efforts pour ne pas sauter sur le professeur. Surtout ne pas précipiter les choses, savourer simplement la caresse de ces mains le long de son dos. Lentement il se laissa quelque peu aller contre le torse du professeur, les yeux fermés. Le visage proche de son cou, l'odeur des fruits rouges lui chatouillait le nez.

-Ça sent bon.

Une main jaillit de l'eau trouble pour se poser dans le cou pâle de Kälte. La différence de couleur entre les deux était assez saisissante, et encore, Calyel n'avait pas bronzé. Il se mit à sourire tout en parlant bas.

-Je me demande quelle tête feraient tes élèves si tu venais en cours avec ces boucles d'oreilles. Déjà lorsqu'ils ont vu ton tatouage.

Ah ça oui, ça avait été mémorable ! Les yeux ronds, grands comme des soucoupes qui s'étaient attardés sur ce bout de peau marqué de noir. Une sucette. A la fois gourmandise et provocation, à l'image de la Sweet. Une école pleine de surprises, aux enseignants tout aussi surprenant.
Calyel se retourna pour faire face au professeur, la main jusqu’alors dans son cou se déplaça sur la nuque. Le regard accrocha celui, glacé, de son aîné. Pourtant il y avait vu briller l'envie il n'y avait pas si longtemps.
Les lèvres du grec se posèrent sur leurs jumelles, les forçant à peine pour un baiser plus sensuel, laissant un peu de cette tension qui tenaillait Calyel s'évacuer. Il désirait son professeur comme rarement il avait désiré quelqu'un. Mais il fallait mériter le droit de l'avoir, rien qu'une nuit. Pour lui alors, il se ferait sage. Alors on pouvait lui pardonner ce baiser qui se voulait doux mais un peu trop fougueux. On lui pardonnerait également ces baisers légers posés sur le cou blanc, ou ce murmure venant mourir au creux de l'oreille du professeur :

-J'ai vraiment très, très envie de toi. Tu es bel homme.

Il recula en souriant, cessant là la provocation. Mais pas la torture. Le grec prit le gel douche et en versa dans la paume de sa main. Il commença par le dos, suivant sensuellement la colonne, passant sur les côtes et le ventre. Rien que le toucher le faisait frissonner, et il devait se faire violence pour ne pas lui sauter dessus. Calyel était un homme de parole, il se retiendrait. Il mériterait le droit de savourer à nouveau le corps de son professeur.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Dim 27 Fév - 16:33

Kälte avait légèrement frissonné en sentant sa main dans son cou, mais n'avait rien dit. Lorsqu'il est au chaud et détendu, quelques caresses et un câlin, c'est tout ce qu'on pourrait demander pour combler son bonheur. Ainsi, il s'était contenté de se mordiller légèrement la lèvre en imaginant leur tête.

- Le jour où je tenterais de les achever, je viendrais avec en moto après avoir mit un jean, un t-shirt d'ACDC et un blouson en cuir pour les surveiller pendant leurs examens...

Tellement déconcentrés qu'ils seraient, il leur faudrait un trimestre pour rattraper la sale note qu'ils se seraient prise à ce moment là. Pour les plus émotifs du moins. Il y a toujours des Mc Fear en puissance qui sont capables de faire abstraction du tremblement de terre qui renverse votre maison simplement pour terminer son livre, mais ils sont tout de même rares. Un léger rire secoua la poitrine du professeur contre laquelle s'était sournoisement glissé l'élève sans même qu'il s'en rende compte à cette délicieuse et merveilleuse pensée.

Il avait lâché le grec en le sentant se retourner. Oui, quand quelqu'un vous colle, votre réflexe premier est bien évidemment de l'enlacer, c'est une réaction purement humaine que n'importe qui aurait... Bon, peut être pas, mais c'est une réaction parfaitement Kältienne en tout cas. Oui, on le voit peu le glaçon dans ce genre de cas, mais vous en avez vu beaucoup des glaçon qui prennent des bains d'eau tellement chaude qu'elle en est à la limite du brûlant, vous? Et bien voilà, vous avez votre réponse.

Mais en attendant, il ne s'était pas vraiment attendu à ce baiser. Il aurait pu, aurait du également, c'était tellement prévisible venant d'un homme qui crevait visiblement d'envie de vous sauter... Mais non, ca ne l'avait pas effleuré. Lui, quand il occulte, il éradique. Réaction purement humaine, encore une fois, oblige, lorsqu'il s'était remit de la surprise, son coeur s'était subitement emballé tandis qu'il lui rendait le baiser. Oui, lorsque quelqu'un vous embrasse, vous ne dites pas obligatoirement non, surtout, vraiment surtout quand il embrasse très bien et que en plus il y met du coeur à l'ouvrage. Il lui avait ainsi rendu le baiser, puis le regardait avec des joues légèrement rougies. Les joues de Kälte, quand il n'est pas en cours, ou en règle générale, quand il ne se sent pas menacée, c'est un véritable baromètre de son humeur et de ses pensées. On sait dans quel état il est en fonction du niveau de rouge qu'on trouve là dessus.

Légèrement surprit, il avait cligné des yeux en l'entendant lui faire cette petite déclaration, sans pour autant le renvoyer sur les roses. Il l'aurait fait dix minutes plus tôt, il aurait comprit l'expression "se faire passer un savon". Mais à la place de ca, il était resté silencieux, et s'était laissé faire, savourant la caresse de ses mains. Au bout d'un moment, un petit moment où même lui trouvait le silence étrangement lourd, il finit par le briser en glissant subitement:

- Tes mains... Elles sont fermes... Tes massages doivent être agréables...

Ce n'est pas pour rien que les kinés et les masseurs ont les mains fortes. Il en faut, de la poigne pour jouer avec les muscles et les détendre efficacement. Suivant le fil de ses pensées qui n'était comprit que de lui, il reprit en jouant avec le fermoir de sa gourmette rêveusement:

- Je ne suis pas beau... Et vieux en plus. Toi par contre... Ils te dévisageaient tout à l'heure, on aurait dit un morceau de sucre dans une fourmilière.

Certes, le comparer à une friandise alléchante et bénie était peut être un peu gros, mais même pas. On parlait bel et bien de la sweet après tout, pas de n'importe où de normal dans le monde. Un léger rire lui échappa d'ailleurs en repensant à ce moment qui somme toute avait été assez amusant.

- Pauvre Madoka. Tu l'as rendu fou avec tes jeux.

Détournement de conversation le retour.

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Calyel Nëlys
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Dim 27 Fév - 17:59

Le rouge avait coloré les joues de Kälte, un bon point pour le grec qui ne pu s'empêcher de sourire devant cette petite victoire. Il était beau son professeur, malgré tout ce qu'il pouvait dire. Et vieux, ils n'avaient pas tant d'années d'écart à bien y regarder. Quoiqu'il en soit, le glaçon commençait à fondre peu à peu, se plaisant à bavarder. Il fit même un compliment quand aux mains de Calyel. Ce dernier entama un massage sur la nuque de son aîné, y allant doucement, massant les cervicales. Le silence était revenu, et cela ne dérangeait pas le grec.
Quand Kälte parla du cours, et complimenta à nouveau le grec sur son physique cette fois. Il était vrai que Calyel plaisait, et qu'il aimait draguer, provoquer, pour son bon plaisir. Le pauvre Madoka en avait fait les frais. Ce petit jeu l'avait amusé, et à première vue, le professeur en avait profité pour se rincer l'oeil lui aussi. Il était tellement différent entre les cours et la vie privée, c'était effrayant.

-Je ne suis qu'un objet qui les fait fantasmer. Mes fesses font ma célébrité.

Il éclata de rire. Les mains descendaient lentement le long du dos, déliant les noeuds, faisant disparaître la tension peu à peu. Il ne recevait pas ce massage, mais cela lui faisait un bien fou.Il ferma à nouveau les yeux, approcha son visage de sa nuque et respira son odeur.

-Et toi, est-ce que je t'ai fais tourner la tête ?

Demanda t-il en souriant. Avec tact il colla Kälte contre lui, ses mains passant sur son torse à présent. Le massage continuait, plus sensuel. Pour le plus grand plaisir de Calyel qui avait de plus en plus de mal à se retenir. D'ailleurs, l'excitation commençait à la gagner, et il fut obligé de s'éloigner un peu. Si Kälte constatait ça, il serait capable de s'énerver et de le rappeler à l'ordre. Car celui qu'il voulait rendre fou, c'était bien le professeur.

-Tu veux que je remette un peu d'eau chaude, ou tu veux sortir ? Je peux aussi continuer. Tu a la peau douce, c'est un plaisir de te masser.

N'y tenant plus, ses lèvres glissèrent sur le cou. Les bras du grec se refermèrent autour de la taille du professeur qu'il serra doucement contre lui. Un moment ses yeux se posèrent sur le bracelet qu'il portait au poignet. C'était un joli bijoux. Il s'abstint cependant de poser la moindre question à son sujet. Tant pis si Kälte se rendait compte de l'excitation de l'autre, par ce geste il lui prouvait qu'il ne voulait pas que du sexe pur et dur, mais aussi de l'affection.
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Kälte Wynn

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Dim 27 Fév - 22:14

Kälte n'avait pu que hocher la tête en l'entendant répondre de la sorte. C'était assez dur, envers lui même, mais également envers ses camarades, mais ô combien juste dans le fond. De toute manière, quand on fantasme sur quelqu'un ou quelque chose, c'est rarement avec plein de sentiments et de douceur. Juste un objet de plaisir et de désir à assouvir, et c'est là tout ce qu'on attend d'un fantasme. Avec un grand délice, il savoura le massage du grec. Comme prévu et deviné, il massait divinement bien. Pour peu il aurait gémit de bien être comme sa créatrice le fait lorsqu'elle a un bon masseur et plein de petits points de douleur à détendre à grand coup de tripotages professionnels sous le coude, mais il se trouvait que le professeur avait encore un soupçon d'amour propre, ainsi se modéra-t-il.

Comme un chat qui se fait câliner, il avait cessé tout mouvement ou tentative de fuite jusqu'à ce qu'il se retrouve contre le torse du grec, ses mains massant plus le devant à présent. Estimant cela tout aussi agréable, il ne s'était ainsi pas gêné pour se laisser aller contre lui, soupirant de bien être tout contre son cou. Certes, soupirer dans le cou de quelqu'un n'est pas le meilleur moyen de lui faire comprendre qu'on est pas intéressé, mais chuuut, ca compte pas.

- Moi? C'est pas tes fesses, non...

Disons que, également, il avait rarement eu l'occasion de les mater. En tant que prof, il le voyait bien plus souvent assis de face que debout de dos, alors forcément... Si matière à fantasme il y avait, et oui, il y a, ca ne venait pas de son délicieux arrière-train magnifiquement rebondi et ferme à la fois. Et puis bon, il était bien en mal de dire sur quoi il pouvait bien fantasmer chez lui... Peut être une impression d'ensemble, sa manière de toujours rester fier et arrogant, et de porter ces traits dans sa manière d'agir, de parler et de bouger... C'était peut être cette force et cette fierté qui l'attiraient.

Un léger sourire étira un petit peu plus les lèvres du professeur en l'entendant parler. Il inclina doucement la tête, mais sans sècheresse ou froideur, ce coup ci.

- Et bien le plaisir est partagé, remet ca quand tu veux!

Bien sur qu'il n'avait pas saisit pourquoi il avait bien pu s'éloigner, sinon évidemment qu'il aurait prit la poudre d'escampette. Pas totalement aveugle et niais non plus, il ne faut pas trop espérer. Quoi qu'il en soit, il avait continué de sourire en se retournant légèrement vers lui, avant de subitement rougir et laisser échapper un hybride entre le gémissement et le miaulement lorsque ses lèvres avaient joué avec son cou. Kälte est très sensible, peut être même un peu trop, et malheureusement bien trop expressif pour sa santé.
Il aurait pu gueuler comme une pucelle, mais il était bien dans ses bras. Au chaud surtout. Soumis à de très hautes températures, il était comme un chat sur un coussin au soleil: gagné par la paresse et l'envie totale des câlins. Mais au bout d'un moment, il finit par se rendre compte que la chose pressée contre ses reins était assez dure, plus que dure même, et surtout, il prit conscience de leur nudité commune ainsi que leur promiscuité. Et il devint instantanément cramoisi, avant de se redresser pour sortir de l'eau.

- Si on reste dedans, je vais m'endormir...Et puis tes fans me trucideraient de te laisser te ratatiner comme un pruneau...

Un petit peu d'humour pour cacher la gène qui l'avait subitement emplie, il se sécha rapidement et enfila un peignoir délicieusement moelleux et confortable tout doux, aussi confortable et douillet qu'une couette, et en prépara un pour son élève.

- Je... te laisse sortir tranquillement.

Et il prit la fuite en bonne et due forme jusqu'au salon où il se servit un verre de vin, et en servit un à son élève au passage, ce n'est pas un rustre. Il avait fuit surtout pour se calmer lui même. Évidemment que de sentir ce qui faisait de son élève un homme pleinement éveillé, et pour lui selon toute vraisemblance, l'avait, sans mauvais jeu de mot, ébranlé. Il sentait qu'il commençait à avoir des idées et des pensées indignes d'un professeur, et refusait d'y céder. Pas alors qu'il avait dit qu'ils feraient connaissance. Ayant réussi à refroidir cette montée libidineuse, il lança doucement:

- Je ne t'imaginais pas aussi...Démonstratif.

Le grec se révélait en réalité très câlin et tactile. Mais ce n'était pas pour lui déplaire, il faut avouer. Le peignoir plus qu'entrouvert, il s'était installé sur le rebord de la fenêtre, une jambe relevée et dénuée, le bras posé sur ce genou nudiste à faire tourner rêveusement le liquide carmin dans son verre, l'autre pendant tranquillement à côté, il regardait la vue de la ville de nuit offerte par la fenêtre, les cheveux encore mouillés goûtant doucement dans son cou, tandis que sa peau encore humide luisait faiblement dans l'éclairage de la pièce. Non, je n'essaie pas de vendre mon perso, il est déjà acheté de toute manière. Un sourire rêveur lui échappa tandis qu'il se disait qu'il y avait longtemps qu'il n'avait pas savouré ce genre de moments. Ces moments où on ne pense à rien d'autre que l'instant présent.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Lun 28 Fév - 10:42

Et zut, il avait remarqué. En même temps, difficile de ne pas le sentir. Malheureusement, il avait fui, laissant Calyel seul dans la salle de bain un moment, juste le temps de se sécher. D'ordinaire il serait sortit sans rien sur le dos, mais là il avait face à lui une proie farouche. Donc, il s'imposa une certaine censure et noua une serviette autour de sa taille, après s'être calmé bien entendu. Et non il n'avait pas utilisé sa main droite ! Il avait fait preuve de patience, rien que ça.
Pourtant sa patience fut mise à mal dès qu'il posa un pied dans la chambre. Le spectacle qui s'offrait au grec était juste magnifique. Son coeur se mit à battre plus vite à mesure que l'envie ramenait sa fraise, une fois de plus. La décence voulait qu'il reste parfaitement de marbre, mais comment faire devant un homme aussi désirable ? Vraiment, Kälte ne lui simplifiait pas la tâche. Et ses mots lui parvinrent à peine. Heureusement, Calyel se reprit après l'avoir longuement déshabillé du regard.

-Tu préférerais que je te plaque contre le mur et que je te prenne comme un sauvage ? Je m'adapte aux personnes. Certaines ne s’embarrassent pas des gestes tendres, d'autres en ont besoin pour se sentir à l'aise.

Luttant contre son envie de le violer, Calyel s'approcha, jusqu'à réduire l'espace entre eux au minimum. Ses doigts essuyèrent l'eau qui coulait sur la peau opaline, tremblant un eu. Difficile de contenir son envie. Mais en honnête homme qu'il était, il se retenait. Ses mains descendirent jusqu'au peignoir dont il resserra les pans pour dissimuler ce corps qu'il désirait avec ardeur. Un sourire poli se dessina sur les lèvres du grec.

-Tu veux regarder un film ? Il y a une petite collection rangée sous la télé. Je te laisse choisir.

Lui alla s'assurer que la porte était fermée. Il ferma également le rideau de la fenêtre, alluma l'allogène et éteignit la grande lampe. Plongée dans la pénombre, la pièce n'avait plus du tout la même ambiance.Calyel avait aussi allumé la télé et le lecteur dvd, puis laissa Kälte gérer la suite. Il se glissa sous la couverture, mettant de côté toutes ses arrières pensées. Être calme ce soir, ne pas toucher. Ne pas toucher.
Mais quand le film commença, il ne pu s'empêcher de faire venir son professeur contre lui, passant un bras autour de son épaule pour caresser sa peau. Rester sage, et se concentrer sur le film. Sauf qu'il avait du mal. Le visage dans les cheveux noirs de Kälte, il en respirait l'odeur, les yeux fermés, tentant de chasser de son esprit les souvenir de son corps contre le sien, de ses lèvres collées aux siennes, de ses mains enserrant sa taille. Ah suffit ! Ne plus y penser ! Et se concentrer sur le film.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Lun 28 Fév - 11:49

Un léger sourire avait salué son explication, accompagné d'un hochement de tête en guise de remerciement, mais également appréciateur. Le grec marquait de plus en plus de points, ce qui faisait que lui, il l'appréciait de plus en plus. C'est une chose plus qu'appréciable dans la mesure où à moins de ben s'entendre avec quelqu'un, Kälte est incapable d'agir naturellement en la présence d'une personne qui ne soit pas... D'une personne en fait. D'ailleurs on pouvait sentir qu'il était à l'aise en sa présence puisque quand il s'était approché, il ne s'était pas crispé, ne l'avait pas fixé avec méfiance, et avait même sourit en le remerciant lorsqu'il avait refermé les pans de son peignoir qui commençaient à se promener partout sauf là où il le faudrait.

A son invitation pour regarder un film, il n'avait pu que sourire, se lever enfin, poser son verre à moitié vide sur le rebord de la fenêtre et aller à la pêche aux films. Mais par souci d'honnêteté, il crut tout de même bon de préciser, restons franc jeu:

- N'oublie pas que j'ai une culture cinématographique lamentable. J'ai découvert il y a peu ce que c'était que les disney, c'est dire...

Pas de sa faute si on ne lui avait jamais fait regarder la télévision étant petit. Ses parents estimaient que si il avait le temps pour ces futilités, alors mieux valait l'utiliser pour des choses utiles tel que de l'économie ou l'apprentissage d'une langue étrangère mais en tout cas fort utile pour son métier à venir, à savoir chef de l'entreprise familiale.
Quoi qu'il en soit, il chercha vainement jusqu'à trouver un film. La leçon de piano. Il le connaissait. Il ne l'avait jamais vu, mais il en avait écouté la musique qui était absolument sublime. Et il en avait lu le résumé, et trouvait cette histoire très touchante.

- Bon, j'ai trouvé ca... J'espère que ca ira...

Dans le pire des cas, il pourrait toujours arrêter de regarder, et simplement écouter. Ce n'était peut être pas hyper joyeux, mais il trouvait que l'histoire de cette femme était juste et touchante, et pour lui, c'était déjà bien. Et puis bon, c'était Michael Nyman le compositeur, pas n'importe quel hideux quidam drogué à la techno que l'industrie de l'image vomit chaque jour à présent. Le film étant mit et installé, il alla s'installer sous la couette avec le grec pour admirer ce petit chef d'œuvre.

A un moment, sentant son bras autour de ses épaules, en réflexe conditionné, il se serra un petit peu plus contre lui, passant son bras autour de ses hanches, et posant une jambe sur les siennes. Quand il regardait un film avec William, ils en venaient toujours à cette position, l'un enroulé autour de l'autre, et bien partit pour flemmarder un bon moment encore.

Le film continua, et Kälte n'en perdit bien évidemment pas une miette, il ne se gêna pas pour faire sentir qu'il adorait ca. Les airs de piano le mettaient véritablement en transe. Lorsqu'il fut terminé, le professeur était resté dans cette position, la tête nichée dans le cou de son élève, toujours serré contre lui, indécemment certains pourraient dire puisque sa jambe était totalement dénudée, les peignoirs étant tous des pervers et des tentateurs à l'exhibitionnisme.

- The heart ask pleasure first. J'adore ce morceau. Je ne l'avait jamais vu avec le film, simplement entendu...

Non, naturellement qu'il n'a pas fait exprès de choisir un tel morceau, Kälte n'aurait jamais osé voyons! Il se redressa légèrement sur son bras en portant une main à ses cheveux qui étaient légèrement ébouriffés. Son peignoir s'était bien évidemment à nouveau largement entrouvert. En réalité, il ne cachait que ce que la décence exigeait, trop fort ce peignoir.

- C'est une excellente soirée, j'apprécie vraiment ta compagnie ^^

Une telle déclaration chez le professeur, ca équivaut à un miracle n'importe où, j'espère que tu en es conscient, Calyel.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Lun 28 Fév - 12:31

Le fil était magnifique, et la musique plus encore. Calyel suivait avec émotion chaque scène, en oubliant l'envie dévorante qu'il éprouvait pour son professeur. Il n'avait cessé ses caresses tout le long du film, se sentant étrangement bien, parfaitement détendu. Il aurait même versé une larme si celles ci n'avaient pas cessé de couler il y avait longtemps de ça.
Quand le générique de fin défila, Kälte se redressa, et la soudaine montée d'hormone que le grec avait réussi à faire taire, lui rappela pourquoi il était ici. Ses yeux émeraude se posèrent sur le corps dévoilé du professeur. A nouveau le sang battait à ses tempes, il fut obligé de détourner le regard.

-Moi aussi, ça me change ce genre de soirée.

Comment simplement résister ? La musique du film passait encore, emplissant le silence de la chambre. N'y tenant plus, Calyel se redressa, passant la main dans les cheveux encore humides du professeur. Il captura ses lèvres, soupirant d'envie, déchargeant son trop plein de désir, comme tout à l'heure.
Les mains du grec firent glisser le peignoir le long des épaules du professeur, pour le retirer, et l'envoyer sur le sol, le laissant alors entièrement à la vue de Calyel. Et il ne se privait pas de le regarder, même si cela coûtait fortement à sa raison. Une bouffée de chaleur l'envahit, il en eut du mal à déglutir.

-Tu es quelqu'un de surprenant Kälte. Tellement différent de cette image que tu affiche en cours.

Les lèvres du grec se posèrent sur l'épaule de son professeur. Elles savourèrent le gout de sa peau, insufflèrent un peu de chaleur sur le cou, et finalement s'emparèrent de leurs jumelles. Doucement il en força le passage, allant chercher la langue de son partenaire qu'il caressa langoureusement. C'était bon, grisant, excitant. Mais à contrecœur il se détacha de cette tentation.

-On devrait dormir, avant que je ne fasse quelque chose de déplacé.

Il lui sourit, un sourire qui se voulait détendu alors que le grec crevait d'envie. Il savait à quoi s'en tenir maintenant. Mais il ne lâcherait pas l'affaire, et ça Kälte le découvrirait bien vite.
Calyel éteignit la lampe, les plongeant dans le noir le plus total. La parfaite isolation de la pièce ne laissait filtrer aucun bruit. Ils seraient tranquille, rien ne troublerait leur sommeil. Excepté les films que l'élève se ferait. Dormir en compagnie de son fantasme, si ce n'était pas du masochisme en puissance ça.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Lun 28 Fév - 13:22

Le professeur avait rendu son baiser à son élève. Certes, il était facile à effaroucher, mais ce n'était pas pour autant qu'il se privait de petits plaisirs, et les baisers de son élève étaient de véritables délices en bouche à savourer. D'ailleurs il se laissa assez facilement déshabiller sans trop opposer de résistance. Une fois mis en confiance, l'animal est bien plus facile à cerner, peut être pas à capturer de suite, mais déjà à approcher. A nouveau, il laissa échapper un petit rire en haussant les épaules en totale confiance.

- C'est des restes d'éducation qui ont du mal à partir. A moins d'être en confiance, je n'arrive pas à être autre chose que le "glaçon" en présence des autres...

Au moins il en est conscient, c'est un premier pas vers la guérison. C'est ce qu'ils disent tous. Kälte pour sa part, il n'espère pas franchement être guéri. Il est un cas désespéré, mais c'est également un cas désespérant qui a renoncé à de tout ce qui fait dire à un être qu'il est heureux d'être en vie. Il est retiré du monde, des autres, de la vie sociale et donc sexuelle. Mais il le vit bien. Il n'est pas heureux, mais pas malheureux non plus. Le professeur lui rendit son baiser, toujours avec un plaisir non dissimulé. Les baisers de son élève sont délicieusement grisants. Il baillai doucement, et hocha la tête en souriant.

- On devrait dormir, oui. Je manque un peu de sommeil...

Hier, il s'était levé très tôt, et la veille avait du mal à s'endormir. Il regagna une distance de sécurité, posa un bras sur ses yeux, ferma les intéressés, et ne fut pas long à s'endormir. Deux minutes montre en main. Kälte est un professionnel du sommeil. Vous nous demanderez si il n'a pas de libido pour ne pas lui avoir sauté dessus, mais oui, il en a une. Sauf qu'après six ans de long sommeil, elle a du mal à se remettre en route, la petite, elle est rouillée.
Mais quoi qu'il en soit, le professeur dans son sommeil fut atteint par l'esprit du koala agressif. Ainsi, forte de cette possession, il se colla instantanément à la source de chaleur la plus proche de lui, à savoir, je vous le donne en mille... OUIIII, le grec!!!
Et dans sa tête, il se passait quoi? Et bien il y avait un magnifique rêve érotique avec moult détails et sans censure. Il y était habitué, ca va, ca vient... Sauf que cette fois ci, il voyait parfaitement qui était l'heureux possesseur du corps qui le faisait grimper si bien aux rideaux, et pour cause, il appartenait à celui à qui il était collé dans son sommeil.

Mais son surmoi, au terme d'heures de négociations avec l'inconscient finit par reprendre le contrôle, ce qui fit que le professeur se redressa en sursaut, porta une main tremblante à son visage qu'il devinait brûlant et rouge, puis baissa les yeux vers une érection clairement visible et à la limite du douloureux même tellement elle était forte. Qu'est ce qu'il y avait eu dans ce chocolat?

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Lun 28 Fév - 19:49

Avec bien du mal, Calyel avait fini par s'endormir. Mais Morphée, oh fourbe, s'en était prit au professeur. Si le grec lui servait de koala, il fut bien obligé de se réveiller en même temps que son compagnon.

-Qu'est-ce qu'c'est ?

Il ouvrit difficilement les yeux et s'étira en baillant, faisant craquer les os de son dos. Le brouillard dansant devant ses yeux mit un certain temps à se dissiper. Un petit regard vers le réveil lui apprit qu'il était 2h16 du matin et que son cycle de sommeil venait d'être méchamment perturbé.

-Un cauchemar ?

Calyel se recoucha, passant la main sur le ventre de Kälte pour qu'il en fasse de même. Malheureusement les dieux étaient contre le professeur puisque, totalement amorphe, la main dévia un peu, juste un peu, mais assez pour que l'élève puisse constater sous ses doigts l'origine de ce réveil prématuré. Oui c'était un rêve, mais pas un cauchemar. Un rêve agréable d'ordinaire, qui laissait toujours dans de mauvais états. Et Calyel se redressa, l'oeil sévère.

-J'ai fais des efforts TOUTE la soirée ! Je me suis montré poli, câlin, j'ai tout fait pour réprimer mon envie. Mais ça ! il désigna le membre dressé, c'est la goutte qui fait déborder le vase ! Tu n'as pas arrêté de m'allumer, et maintenant tu bande juste à côté de moi et je devrais rester de marbre ? Désolé, c'est hors de question ! Tu l'as cherché !

Et sans rien ajouter de plus, il attrapa les lèvres du professeur pour un baiser torride. Il le fit se rallonger, le corps entre ses jambes pressant sur cette fierté. Tout était la faute à Kälte d'abord ! Même là il tentait de se contenir un peu, malgré l'envie trahie par ses baisers, ses caresses sulfureuses qui chauffaient le corps du professeur. Du torse, ses mains passèrent sous ses fesses, faisant remonter le bassin de son aîné, et par un heureux calcul, faisant se rencontrer leurs deux membres dans un état similaire. L'un parce qu'il s'était trop retenu, l'autre parce que ses rêves l'avaient pris en traître. Et histoire de bien faire taire toutes répliques ou protestations à venir, Calyel enferma entre ses lèvres la virilité de celui qui serait son amant, il y veillerait. La main droite caressait l'intérieur de la cuisse, suivant les contours du tatouage, la gauche toujours sur les fesses. La caresse buccale s'accentua, et ne se fit que sur la tête qu'il pinçait entre ses lèvres, léchait avec avidité, tout du moment que l'autre ne la ramène pas. Il l'avait cherché, il allait payer.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Lun 28 Fév - 20:37

Cela eût sans aucune doute arrangé le professeur si le grec n'avait pas été réveillé par son brusque sursaut, mais que voulez vous, le hasard faisant si délicieusement les choses, le hasard et les créatrices sadiquement perverses, nous ajouterons par souci de précision, et ben non, le grec, il s'était réveillé, et il était à présent en pleine possession de ses moyens. Autant qu'on peut l'être en s'étant fait réveillé à deux heures et des poussières du matin s'entend.
Bref, se sentant un petit peu comme un coupable prit la main dans le sac alors que lui, il avait rien fait du tout, il rougit, heureusement que dans la pénombre, on ne voyait pas grand chose, et se mordit la lèvre en priant tous les dieux de l'olympe pour qu'il ne se rende compte de rien.

- C'est rien... Rendors toi...

Oui, rendors toi, et vite. Maintenant! Par chance, la théorie (non pas du complot mais elle aurait du) du cauchemar fut retenue, et le professeur était partit pour se recoucher et penser à la vision de son père en tutu pour faire retomber le barreau qui lui coupait le bas ventre en deux.
Sauf que bien évidemment, il avait posé sa main sur son ventre. Ça partait, certes, d'un bon sentiment, mais le mal était fait. Il était totalement grillé, et à présent parfaitement cramoisi.

- Maiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis!!!! J'y suis pour rien moi!! Je contrôle pas mes rêves et mes réactions d'abord!!! Et puis qu'est ce que du foutais dans mon rêve toi?!

La toute puissance de ce genre d'heure totalement indécentes, c'est qu'on peut alors se permettre des accusations qu'on ne pourrait logiquement pas perpétrer si seulement on avait eu la tête claire et posée correctement sur ses épaules. Sauf que bien évidemment, il ne l'avait pas, et c'était tant mieux, parce que par l'action du manque de lucidité et de sa libido en réclame, au lieu de se débattre et tenter par tous les moyens de conserver son honneur et sa chasteté déjà envolée depuis longtemps soit dit en passant, il lui rendit plutôt son baiser avec toute la sensualité et le savoir faire qu'on ne devinait pas chez un glaçon prof de moeurs qui plus est.
Tout son corps frissonnait, hyper sensible comme si ca avait été sa première fois. En quelques sortes, ca l'était. Après six ans d'abstinence, son corps se réveillait lentement, et ca se santait. D'ailleurs il laissa échapper un soupir rauque en sentant leurs deux virilités se rencontrer, les deux assez durement réveillées à ce qu'on pouvait en sentir.

- Et puis je ne t'allumais p....!

Il avait bien tenté d'en placer une, mais voilà que la langue de son élève lui avait coupé le sifflet en même temps que le souffle, et voilà que e professeur, si stoïque et fermé d'ordinaire gémissait sans aucune retenue ni idée de retenue, qui se retiendrait à deux heures du matin aussi, une main perdue dans les cheveux de son élève, une autre accrochée à son oreiller, bien partit pour le garder un moment celui là histoire de ne pas perdre pied. Et puis une lueur d'espoir, un éclair de lucidité, quoi que bref, mais profitons en tout de même.

- T'es... Pas obligé de faire ca.... Va passer...

Certes, c'était décousu et il manque des mots, mais dans l'ensemble, on a comprit. Le professeur voulait pas que le grec le fasse simplement par solidarité masculine ou une merde du genre. Oui, c'est trop lui demander que d'assimiler le concept que ca faille plus de dix heures que son compagnon de lit crevait d'envie de le violer purement et simplement.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Mer 2 Mar - 17:34

Pas si opposé que ça aux gâteries le professeur tout compte fait. Enfin une réaction positive, et Calyel ne se priverait pas de continuer. Il se redressa tout de même quand Kälte eut l'audace de proposer d'arrêter. Le doigt posé sur le gland qu'il caressait doucement, finit par le porter à sa bouche, fixant son aîné, un sourire pervers aux lèvres. Il croyait s'en sortir aussi facilement ? Après la torture que le pauvre élève avait subi ? Ah le naïf !

-Ne crois pas t'en sortir Kälte, j'ai bien l'intention de m'amuser.

Remontant le long de sa peau, Calyel embrassa celui qui serait son amant, ainsi en avait-il décidé. Le souvenir de cette fois dans l'ascenseur lui revint, et par la même le fait que le professeur avait fait voeux d'abstinence. En douceur, il fallait y aller en douceur. Ce mot d'ordre encré dans la tête, le grec se redressa, pressant un peu plus sa virilité contre celle du professeur.

-Es-tu joueur Kälte ? Moi oui. Et j'aimerais vraiment pimenter cette soirée. Ne t'inquiète pas, je ne te ferais pas de mal. Il se pencha à son oreille et susurra avec un grand sourire. Que du bien.

Et le fourbe lui lécha le lobe de l'oreille. Assit à califourchon sur lui, venait à présent un exercice périlleux. Dans le tiroir de la table de nuit, l'étudiant avait caché quelques surprises préparées spécialement pour cette soirée. Il fouilla le tiroir et en sortit un bandeau en satin noir qu'il enserra autour de son poignet.

-Il va falloir me faire confiance prof.

La situation allait devenir immédiatement très compromettante. Calyel lui banda les yeux, s'assurant avoir assez serré sans faire mal. Kälte n'y verrait plus rien, et lui allait bien s'amuser. Son forfait accomplit, et bien très fier de son sale tour, le grec retourna tranquillement assaillir le corps de son amant de baiser. Le long de la gorge, de la clavicule, un téton emprisonné entre ses lèvres, mordu doucement par ses dents. Et les mains avides de caresses qui dansaient sur la peau claire tels deux serpents, se faufilant partout. Sur les hanches, le long du dos, entre les cuisses qu'il écarta honteusement pour en savourer la peau fine et sensible du bout des lèvres.

-Je ne vois pas tes yeux prof, mais je suis certain que tu incite au viol. Tu sens le sexe à plein nez.

Accompagnant ses mots du geste, il lécha lentement le membre souillé, savourant le gout particulier de ce liquide signe évident du désir de son aîné. Pour l'heure, Calyel n'avait pas encore l'intention de pousser le jeu plus loin. Il cherchait simplement à allumer Kälte, à lui faire perdre la tête pour ne pas le voir fuir dans la seconde qui suivrait. Et visiblement ça marchait plutôt bien.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Mer 2 Mar - 20:47

C'était fourbe, ô combien fourbe, et plus ca allait, plus le professeur sentait que sa chute aux enfers ne faisait que continuer et s'éterniser de plus en plus. Le seul souci, c'était également qu'il sentait ses neurones qui s'enfuiyaient allègrement par la porte de derrière, et que dans peu de temps, il serait incapable de réfléchir. Or, il avait besoin de réfléchir, car il est son professeur, et qu'un professeur ne se tape pas son élève pour des raisons de déontologie pourtant bien évidentes. Mais entre ce qu'on est censé faire, et en l'occurrence ne pas faire, et la réalité, il y a un gouffre que le professeur n'était pas près de franchir visiblement, et dont il s'éloignait de plus en plus à mesure que la température grimpait proportionnellement à son degré d'excitation qui était assez étonnant au vu du fait qu'ils ne jouaient que depuis peu. Étonnant pour une personne normale, mais de même que Kälte est un glaçon à fonte rapide, sa libido est capable d'atteindre des pics en très très peu de temps. Pour peu que le prétendant à une nuit soit à son goût et qu'il lance des caresses assez poussées, et le professeur ne répond plus de sa raison.

Le seul souci dans tout ca, c'était que la moindre de ses caresses, buccale ou manuelle, le moindre souffle sur son oreille lorsqu'il lui parlait dans le creux, le moindre baiser dans son cou et ses clavicules, et il sentait comme un brasier envahir ses veines et emporter dans sa fureur ses derniers restes de raison. Il réagissait comme un puceau connaissant ses premiers émois. Et ca avait beau être délicieux, il sentait qu'il risquait d'en avoir la même endurance, le temps que son corps se relance.

- Espèce de...!

Le coup du bandeau. William avait découvert en peu de temps déjà qu'il suffisait de priver son petit ami de vision pendant l'acte pour qu'il grimpe aux rideaux, mais... Comment ce foutu grec avait fait pour le savoir?! Ce n'est pas juste, c'est un coup monté!!! Parfaitement! Un coup fourré monté pour qu'il se fasse monter et fourrer, il en aurait mis sa main à couper! Enfin, peut être pas à couper parce qu'il est douillet mine de rien, mais il en était persuadé.
Et le divin supplice commençait pour lui. La moindre de ses caresses, le moindre de ses baisers, ressentis et décuplés car ne pouvant les deviner qu'au moment de les ressentir étaient comme une envolée d'essaims de papillons sous sa peau. Il ne pouvait pas vérifier, heureusement, mais il était persuadé d'avoir la chair de poule, et ne parlons même pas de ses soupirs qui étaient aussi présents que les fautes de français sur la copie d'un dyslexique.

Dans le brouillard de désir qui avait terminé de noyer ses neurones, il entendit la voix de celui qui serait sans aucun doute à moins qu'on lui fasse le coup de la panne son amant nocturne, et fronça les sourcils, bien que l'effet de cette mimique soit totalement nul, on le comprendra bien.

- Je ne pue pas le sexe, et quand bien même ca serait le cas, on se demande bien à cause de qui c... haaaaaaaa!

Non, on ne sait pas d'où vient ce cri, surement pas de lui en même temps que la langue de son trèèèèèès cher élève lui ôtait tout capacité de réplique. De réplique construite et intelligible s'entend. Retrouvant le contact de ses hanches qui avaient bougé par réflexe dans l'espoir d'en obtenir toujours plus, déjà, il s'était humecté les lèvres en se les léchant lentement. Sa gorge était sèche, son visage brûlant, et son bas ventre délicieusement noué. En un mot comme en cent, on l'avait paumé. Cependant, pressentant qu'il avait l'intention de le malmener, le professeur crut bon d'apporter quelques précisions qui sauraient être appréciées en temps et en heure à n'en pas douter.

- Calyel... Ca fait longtemps... Doucement..

Il n'avait pas peur d'avoir mal... Enfin, si, mais il avait déjà eu l'occasion de tester avec lui, et il s'avérait être un seme préventif. Encore heureux, sinon il n'aurait pas pu poser un ongle sur lui. Quoi qu'il en soit, il était à peu près confiant en la chose. Non, ce qu'il essayait de lui faire comprendre sans le dire clairement parce que le Kälte est tout de même très fier, c'était que si il lui imposait le même traitement qu'à un type expérimenté, et surtout QU ON AVAIT PAS BÂILLONNE, il allait plus que surement lui... claquer entre les pattes. Toutefois, par souci de fourberie, son pied remonta pour atteindre et taquiner légèrement la virilité de son "agresseur" nocturne. Certes, dans cette position, il peut pas faire grand chose, mais ce n'est pas une raison pour offrir un soupçon de résistance.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Ven 4 Mar - 20:44

L'information avait été enregistrée et imprimée. Doucement, tel était le mot d'ordre. Comme si il avait été dans les intentions du grec de se montrer brutal. Cessant cette torture sur le membre du professeur, il alla trouver ses lèvres. Tout son corps appuya contre celui, brûlant, de son aîné, tandis qu'il l'embrassait langoureusement.

-Je ne comptais pas te faire de mal ne t'en fais donc pas.

Il l'embrassa dans le cou avant de lui prendre le poignet et de le faire se redresser. Les bras dans le dos de Kälte, le grec déposa des dizaines de baisers sur sa gorge, ses épaules et le haut de son torse.
La jambe pressant entre ses cuisses le fit frissonner, il siffla même doucement, serrant les dents pour se retenir de lui sauter dessus. D'ordinaire ses soirées étaient plus vite expédiées que ça. Du sexe, pur et dur, sans rien de plus. Sans mots doux, sans dialogues parfois, sans câlins. Juste un moment passé pour assouvir les plus bas instincts de l'homme. Et les soirs où Calyel s'endormait aux côtés de sa conquêtes se comptaient sur les doigts de la main. Là c'était différent. Parce que Kälte était son professeur peut être. Ou parce qu'ils se reverraient après. Ou peut être parce que le grec devinait qu'il y avait une raison douloureuse derrière cette abstinence, et que le fait que son aîné se donne à lui avait une signification quelconque. Dans tous les cas il était honoré d'être cette personne. Rien que pour ça il prendrait soin du corps de son partenaire à défaut de son coeur.
Privé de la vue, Kälte était bien obligé de s'en remettre au bon vouloir de son élève. Lui et ses lubies étranges firent qu'il mit son partenaire à quatre pattes, les doigts courant sur son dos, jusqu'à ses fesses. Doucement avait ordonné le professeur. Calyel prit la bouteille de lubrifiant dans le tiroir de la table de nuit et trempa ses doigts. C'était tout de même plus pratique avec le matériel approprié.
Un baiser déposé en bas du dos du professeur, un soupir de plaisir, et lentement il pénétra le corps chaud de son amant. Il fit attention, y allant lentement pour éviter la douleur, même si il savait que cela ne serait pas possible.

Ses deux doigts allant et venant lentement, Calyel fit se redresser le professeur, collant son dos à son torse. Sa main libre balayait sa peau moite de caresses. Au lieu d'aller taquiner le membre, il prit entre le pouce et l'index un bouton de chair stimulé par le désir et le malmena un peu. Les lèvres dans son cou, le grec lécha la lobe de l'oreille, et finalement le mordilla, oh fourbe qu'il était.
Estimant que le jeu avait suffisamment duré, et vu les réactions plus qu'encourageantes de son partenaire, le grec retira ses doigts, les passant lentement entre les cuisses du professeur. Frottant son membre en bas de son dos, il le fit basculer et prit doucement possession de son corps. Un long soupir de bien être lui échappa. C'était délicieux, absolument divin. Mais Calyel ne devait pas s'emporter. Doucement avait demandé son partenaire. Aussi fit-il ce qu'on lui avait demandé. Lentement, profondément, tout en gémissant à l'oreille du professeur.
Il embrassa son dos, sa nuque, la main trouva le chemin menant à l'objet du vice qu'il enserra et masturba doucement.

On ne pouvait hélas lutter contre le plaisir, et celui du grec monta en flèche. Surtout que son partenaire ne faisait strictement rien pour le calmer, pire il l'encourageait à y aller plus franchement ! On pouvait remercier l'épaisseur des murs qui étouffait les gémissements du grec. Les mains tenant fermement les hanches du professeur, il se laissa aller de plus en plus, jusqu'à perdre pied totalement et se laisser emporter.
Heureusement cette fois, il avait eu la présence d'esprit de mettre un préservatif. Merci à l'inventeur de ces sublimes objets fort pratiques. Le grec embrassa son amant au coin des lèvres, le laissant se reposer, et lui alla se nettoyer. Et optionnellement ramener un gant de toilette à Kälte.

-J'espère que ça t'as fais autant de bien qu'à moi. Et que je ne t'ai pas fait trop mal.

Le grec s'allongea, et attira Kälte dans ses bras. Tel était l’accord. Du sexe oui, mais pas un coup et se casse. Le professeur voulait un minimum d'affection, Calyel lui en donnerait. Il soupira de bien être, et déposa un chaste baiser dans le cou pâle.

-C'est mieux quand on le fait bien, et je confirme t'es vraiment un bon coup.

Un rire lui échappa cette fois. Calyel prit le visage de son amant entre ses doigts et l'embrassa doucement.

-Bonne nuit Kälte.

Sur ces mots, il ne fallait pas faire attendre Morphée.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Sam 5 Mar - 22:44

Kälte s'était fait très docile. Venant de lui, ca peut être surprenant, mais il n'empêchait qu'il était totalement coulant, par rapport aux fois où on le voit si indépendant, et surtout prêt à tout pour ne pas faire ce qu'on lui dit. Mais lorsque les actions de l'autre sont en totale adéquation avec ses désirs personnels, évidemment qu'il se fait subitement bien plus ouvert et coopératif. Il avait cessé de protester, ou essayer d'aller à l'encontre du grec, au contraire, maintenant tout n'était que tentatives pour lui faciliter la tâche, et soupirs et autres marques d'assentiment. Lorsque le corps aime, il le montre, et c'était visiblement le cas.

Goûtant et se laissant goûter, prenant et offrant en se laissant prendre, le professeur avait enfin pu renouer avec ces océans de luxure qui constituent une part très important dans la vie de nous tous, une part dont il s'était volontairement coupé il y a six ans de cela, et il n'y avait aucun regret au rendez vous. Coupé de lui même, et ne pouvait en même temps plus profondément ancré en son propre corps que maintenant, il avait gémit, crié aussi vers la fin, avait supplié pour en avoir plus, encore, avait bougé ses hanches en réponses à celles de son amant d'une nuit, peut être de plusieurs nuits à venir, qui sait, sentir sa main se crisper sur son poignet, ses cordes vocales et sa poitrine vibrer de concert sous un cri de plaisir, le dernier, en sentant que ce délicieux moment où le corps supplante la conscience, l'envoie voler loin tandis que la jouissance sature le moindre de ses muscles, toutes les fibres de son corps, ces moments où le tout devient un rien, ou le rien un tout.

Et puis le retour aux choses, la chute d'Icare. Le professeur ouvrit les yeux qu'il avait fermé. Un bruit d'eau, son élève se lavait. Tout son corps était saturé d'endorphine, délicieuse sensation d'être un dieu capable de tout, et puis une pointe de douleur dans les reins. Première fois depuis six mois, première fois tout court. Il allait déguster. Il se leva en grimaçant, et changea les draps. Il était crevé, mais il ne dormirait pas dans une literie souillée, et puisqu'une de rechange était fournie...

A peine avait-il terminé que le grec était de retour avec un gant de toilette. Il apprécia sincèrement l'attention et se fit un brin de toilette. L'essentiel de l'essentiel, il était bien trop épuisé pour le reste. Il se recoucha d'ailleurs bien vite, et il eut la sensation subite que plus rien n'avait d'importance. Juste son lit, et l'homme qui partageait son lit pour le fournir en câlins et chaleur humaine.

- Il n'y a pas eu de mal. Attend demain matin pour ca...

Après le sexe, les langues se délient. Kälte subitement disait directement ce qu'il pensait sans même réfléchir au fait qeu ca pourrait être mal interprété, ou simplement jouer contre lui. Il n'y pensait simplement plus, placé entre le sommeil et l'éveil, enfin contenté, pour le moment. Six ans ne se rattrapent pas en deux jours.
Il rit en retour, lui aussi, mais un petit peu plus amer lui pour sa part que le grec.

- Tu parles. Au bout de six ans, je suis rouillé, pire qu'un vieux.

Kälte et le grand amour pour lui même, on pourrait remplir des livres, des encyclopédies, des bibliothèques avec ca. Mais ca fait partie de son charme, que voulez vous qu'il y fasse, le petit. On l'aime quand même, c'est ce qu'il faut se dire. Il s'était interrompu pour profiter du baiser. Même sans amour, même si ce n'était pas lui, c'était déjà un petit peu. Il ne guérirait pas de cette solitude qui le faisait se sentir plus mort que vif depuis des années, mais ca lui mettait un peu de baume au cœur. Et rien que pour ca, il glissa un petit merci en se serrant contre lui, et en se laissant enfin emporter par le sommeil.

Il fut prompt à dormir, et cette fois-ci, il n'y eut pas de rêves et réveils compromettants. Il dormit comme une masse, et se réveilla tard, vers onze heures. Pour lui, c'était le bout du monde. Il ouvrit les yeux pour contempler le cou du grec sur lequel il avait une vue imparable, ayant converti son bras et une partie de son épaule en oreiller. Un quart d'heure plus tard le temps de traitement et d'analyse de l'information en fait, voilà qu'il s'était très lentement grimacer pour admirer le visage du grec endormi. Il faisait jeune, quand il dormait, moins tendu, moins... triste? Difficile à dire. Lorsqu'il était lui même, il avait toujours un air grave, peut être un peu triste. Quand il ne jouait pas avec les nerfs des autres s'entend. Il avait pensé passer à une autre position que le "je suis à moitié allongé, à moitié assis", mais ses reins se rappelèrent à son souvenir, et il opta plutôt pour le "je reste là où je suis".

A la place de ca, les derniers évènements lui étaient revenu à l'esprit, et voilà qu'il se mit à rougir furieusement. On ne pouvait pas dire que c'était un enchaînement indépendant de sa volonté. Il avait été parfaitement consentant, et même encourageant. Mais que faire? Non, il ne regrettait pas de coucher avec lui, on pouvait même dire que vu la performance et le service servit, il avait bien envie de recommencer... mais en avait il le droit? Vis à vis de son statut d'enseignant, et même de William lui même? Tant de questions qui le taraudaient tandis qu'il baillait largement et s'étirait avec toute la grâce et la majesté d'un chat qui fait semblant de ne pas dormir comme une merde il y a moins de deux secondes.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Lun 7 Mar - 12:45

Le grec s'était bien vite endormit, et rien n'aurait pu venir troubler son repos. Kälte lui tenait chaud, sa peau était douce, il sentait son coeur battre sous ses doigts, et il aimait cette sensation. Dormir avec quelqu'un était toujours plus agréable que rester seul dans un lit glacé. Même avec une peluche dans les bras. Ces rencontres n'avaient pour but que de les soulager tous deux de leurs envies. Mais n'y avait-il pas aussi autre chose ? Peut être tout simplement, avoir quelqu'un avec qui passer son week end, avoir quelqu'un avec qui parler et sortir. Juste avoir un peu de compagnie pour oublier sa solitude. Il y avait des gens bien plus malheureux qu'eux, Calyel le savait. Lui il souffrait d'un mensonge permanent, celui de savoir au plus profond de sa chair que personne ne l'attendait plus nul part. La solitude vous détruit un homme. Et Kälte, de quoi souffrait-il ? De la solitude aussi, mais pour quelle raison ? Jamais l'étudiant n'aurait osé le lui demander.

Au matin, plus proche de midi que de la matinée d'ailleurs, Calyel montra les signes du réveil. Il s'étira en soupirant, refermant ses bras sur le corps de son amant. Son visage alla se nicher dans son cou et il embrassa sa peau. Ses yeux refusèrent de s'ouvrir pour le moment, qu'on le laisse paresser encore un peu.

-Bonjour Kälte. Bien dormis ?

Il se redressa enfin, allant trouver les lèvres de son professeur pour un baiser chaste, qui se fit plus sulfureux lorsque sa main alla se perdre dans les cheveux noirs de son aîné. Calyel se recoucha, la tête sur le torse du professeur, à caresser son bras.

-On est samedi déjà. Tu veux rentrer ? J'ai réservé la chambre pour tout le week end, alors si tu veux rester et sortir on peut. Je serais ravi de te tenir compagnie.

Son estomac hurla son désaccord, lui rappelant qu'il n'avait rien mangé depuis la veille et qu'il avait les crocs. Calyel se mit à rire, un peu gêné, parce que c'était malpoli de gargouiller ainsi. L'étudiant se redressa un peu, embrassa à nouveau son professeur, et caressa son visage du bout des doigts. Son ton se fit plus doux, presqu'un murmure.

-Sauf si tu es fatigué. Je peux aller chercher le petit déjeuner et te le servir au lit. Ou je peux te faire un massage. Ou je peux te faire l'amour encore une fois.

Même si le terme n'était pas très approprié puisqu'il s'agissait là de sexe pur et dir, sans sentiments. Mais Calyel voyait bien que quelque chose tracassait son amant. Et il espérait chasser ce petit nuage noir pour lui faire passer un excellent week end.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Lun 7 Mar - 21:28

Le professeur était plongé dans ce qu'on appelle une réflexion profonde et presque un tantinet violente tant elle était poussée. D'un côté, il se rendait compte qu'il s'y était attaché, à ce grec qui savait se montrer attachant autant que passionné, mais de l'autre, il savait qu'en tant que professeur, ce n'était pas la bonne chose à faire. Mais surtout, il savait comment il fonctionnait, et il se doutait bien que si il commençait à s'attacher à lui, et accepter le grec auprès de lui, il y avait plus d'une chance sur deux pour que cette affection grandisse plus que de raison. Ca ne veut pas dire qu'il est dingue de tous ses amis, loin de là, même si pour le moment, des amis, il n'en a pour ainsi dire pas, mis à part Joséphine, sa chatte, mais un animal ne peut pas trop être un ami, mais plutôt que le grec était pile son type, et surtout qu'il savait que c'étaient ce genre de caractères qu'il aimait. Et ca, ca lui faisait peur. Parce que la dernière fois qu'il a aimé, le souvenir de la souffrance que la perte de cet être si spécial pour lui est toujours gravé au fer rouge dans sa chair, et que pour rien au monde il ne voudrait revivre ca, cette douleur qui l'avait fait désirer la mort plus que tout, et qui le faisait à présent avec la sensation d'être un mort-vivant depuis six ans.

Alors il se prenait à proprement parler la tête avec ces réflexions assez tristes quand on y songe, jusqu'à ce que son amant d'une nuit, et probablement de nuits à venir, se réveilla, ce qui le força à penser à autre choses. Le voir lutter avec le sommeil comme il le faisait le faisait sourire. Il avait l'impression de voir un chat, ou Will. Lui aussi, c'était la croix et la bannière, le matin. Se rendant compte qu'il avait fait un parallèle avec William, il en fut assez troublé. Mais peut être étais-ce parce que c'était le seul point de référence qu'il avait. Un bisou dans le cou, et il frissonnait légèrement. Pas comme hie... Ce matin, c'était plus paresseusement, un plaisir qui n'était pas sensuel.

- Très. Ca fait longtemps que je n'avais pas dormi avec quelqu'un...

Le calcul est très vite fait. Six ans. Six longues années de solitude totale. Il se rend compte maintenant que ca lui manquait un peu. Un peu beaucoup. De la chaleur humaine. Pas uniquement corporelle, sentimentale aussi. Un peu de chaleur. C'est peut être de se rendre compte de ce manque qui le fit pencher la balance, petit à petit jusqu'à ce qu'il fasse un choix, enfin. Le choix qui allait décider qui de l'homme ou du prof allait parler et agir pour ce début d'après midi.
Il écouta toutes ses propositions sans un bruit, se contentant de sourire d'un air pas franchement expressif, mais qui avait le mérite d'être sincère, ce qui est rare, autant chez lui que chez les autres. La longue énumération de propositions terminée, il caressa les cheveux du grecs. Ils sont très doux. Quoi que, emmêlés puisqu'il vient de se lever.

- Je ne sais pas, pour changer...

Kälte et l'expression de ses désirs, c'est aussi fusionnel que l'amour d'un littéraire pour les mathématiques. Mais surtout, il n'est pas capable d'exprimer ce qu'il veut parce qu'il ne le sait pas lui même. Son retrait émotionnel s'est aussi fait psychologiquement, de sortes qu'il ne se mouille plus, même pour lui même. Le professeur fit un nouveau sourire, le plus chaleureux de tous ceux qu'il a pu faire jusqu'ici.

- Mais j'ai envie de passer un petit peu de temps avec toi... Si tu veux bien...

Un nouvel accès de timidité l'avait fait vérifier. il était tellement habitué à se méfier des autres, craindre le prochain coup vicieux qu'il craignait autant la traîtrise que le rejet. C'est bien pour ca qu'il n'arrive pas à se faire d'amis. Il est bien trop méfiant pour cela. Ses baisers et ses caresses lui mettaient du baume au cœur, bien plus que ce qu'il n'aurait jamais pu penser. Ca lui avait manqué. C'est bête à dire, mais c'est totalement vrai. Des marques d'affections, des sourires, mêmes petits, qu'on ne sait destiné qu'à soit. Tout ca lui avait cruellement manqué, et ce n'était que maintenant qu'il en prenait conscience. Mieux vaut tard que jamais.

- Je propose qu'on prenne une douche, et qu'on aille manger. Ton estomac semble pour.

Un sourire taquin avait étiré ses lèvres tandis qu'il se levait et se rendait à la salle de bains. Il avait laissé la porte ouverte en guise d'invitation silencieuse et discrète pour qu'il le rejoigne. Ses reins lui faisaient mal, mais la douleur était plus sourde qu'autre chose, bien moins vive que pour ses débuts. Et puis sans plus attendre, il se glissa sous le jet, et soupira quand l'eau brûlante coula sur sa peau. Ca fait un bien fou!! Une vraie résurrection.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Mar 8 Mar - 8:30

Une douche ne lui aurait pas fait de mal en effet. Hier soir, ça avait été quelque peu, hum, sportif ? Oui on pouvait le dire, et chasser les dernières traces de la nuit passée par une douche ne serait pas du luxe. Il regarda le professeur partir devant, et laisser la porte ouverte. Si en plus on l'invitait à entrer ...
Calyel s'étira une dernière fois en baillant, faisant glisser la couette sur ses jambes. Le fauve quitta la douce chaleur de son lit, oh cruel destin que de devoir se lever chaque matin, et emboîta le pas à son aîné. Le son du jet d'eau lui parvint bien vite. Kälte ne l'avait pas attendu. Un mince sourire étira ses lèvres, et il ouvrit le paravent pour mettre un pied dans la cabine de douche. Ses bras se refermèrent autour de la taille du professeur, le faisant se blottir contre lui. Le visage dans son cou, Calyel venait goûter à la peau tiède, y laissant une marque rouge que le professeur lui ferait regretter d'avoir apposé.
L'eau chaude dévalait son corps, en traçait les courbes, collait ses cheveux à sa peau couleur miel. Un teint clair comparé à celui qu'il arborait d'ordinaire. Le soleil lui manquait. La Grèce lui manquait, sa chaleur, ses plages, son chez lui. Il souffrait du mal du pays, mais l'idée de rentrer là où personne ne l'attendait le rendait encore plus malheureux. Sentant poindre la déprime, il préféra la chasser plutôt que de gâcher ces deux jours qui s'annonçaient être excellent. Noyer son chagrin dans la compagnie de l'homme qui était dans ses bras.

-Bien entendu que je veux que tu reste. Ça fait bien longtemps que je n'ai pas eu quelqu'un comme toi à mes côtés. Et je suis certain qu'on s'amusera bien.

Un sourire vint appuyer ces paroles. L'avantage certain de l’hôtel, c'est qu'on ne paye pas l'eau. Elle n'avait pas été arrêtée depuis que Kälte s'était réfugié sous le jet, et ne s'arrêterait pas maintenant. Pas alors que le grec venait d'emprisonner les lèvres de son professeur. Pas maintenant qu'il le collait au mur. Et certainement pas maintenant qu'il lui offrait un autre aller simple pour le plaisir à l'état brut. A nouveau ses soupirs se mêlèrent à ceux du "glaçon" de la Sweet. Une fois encore il lui faisait la preuve de toute la douceur dont il était capable, et de tout ce désir qu'il ressentait pour lui. Ses baisers, ses caresses, ses gémissements, tout n'était que pour Kälte.

Calyel achevait de passer les mains dans le dos du professeur, y étalant le gel douche. Puis il rinça, et déposa un chaste baiser sur l'épaule gauche, et y ajouta même un sourire en prime.

-On devrait se dépêcher, mais t'arrête pas de me distraire.

Il lui vola un baiser, et quitta la cabine de douche pour enfin s'habiller. Calyel n'était pas un partisan des vêtements, mais vu le froid dehors mieux valait se couvrir. Des habits simples, qui ne le mettaient pas spécialement en valeur mais qui lui allaient bien. A présent qu'il était présentable, l'heure approcha de tenter d'apprivoiser sa tignasse. C'était de notoriété publique : les cheveux de Calyel n'étaient pas vraiment des cheveux, mais des envoyés du Diable. Incoiffables, indomptables. Et une fois encore ils prouvèrent leur supériorité. Non sans un grognement frustré, le grec abandonna la salle de bain. Et quand son professeur le rejoint, il s'approcha et l'embrassa encore en souriant. Le eptit déjeuner les attendait.
Ce week end promettait d'être agréable, et cela commençait par un rapprochement du professeur. Calyel voulait le connaitre, savoir ce qu'il aimait, ce qui l'effrayait, ce qui le faisait rire. Et pour commencer, il lui prit la main, enlacée à la sienne, et le guida vers la salle de restauration. Un geste anodin, qui avait énormément de sens aux yeux des autres. Mais pour le grec, il n'y avait pas d'arrière pensée. Une fois à table, il commanda son petit déjeuner, bien que midi était passé depuis longtemps.

-Tu veux faire quoi ? C'est toi qui choisit. On peut aller au cinéma, mais il y a un défilé de carnaval aujourd'hui, avec des expositions, des spectacles, on peut même danser, ça dure jusqu'au soir.

Il lui sourit, la tête sur le côté, en toute innocence. Un défilé, ça pouvait être beau à voir non ?
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Kälte Wynn

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Mar 8 Mar - 14:35

Oui, une douche était de bon ton, elle était même d'excellent ton, et pour ainsi dire nécessaire. Certes, il avait eu droit à une toilette de chat, merci Calyel, mais ce n'était pas avec ca qu'on allait faire des mille et des cents, bien au contraire, et il y a des choses qui ne peuvent partir sans une ablution correcte et complète. Et comme invité, le professeur avait été rejoint par son élève, bien que pour le moment, il ne le voyait pas comme un élève, et surtout, il serait difficile pour lui de le voir comme un élève à présent. Un élève, c'est un petit peu comme un enfant pour les gens qui enseignent. Pour Kälte du moins. Mais cette nuit lui avait apporté une preuve plus que concluante que le grec était un homme en pleine possession de ses moyens. Mais le pire, c'était que ce changement de statut ne lui déplaisait pas du tout. Le grec s'avérait plein de surprises, agréables qui plus est. Lui qui l'avait initialement vu comme quelqu'un d'un petit peu brutal sur les bords s'avérait capable de déployer des trésors de douceur et d'attentions diverses, et à la surprise du professeur, il n'y était pas le moins du monde insensible, bien au contraire. Ainsi, il s'était largement laisser enlacer, se blottissant contre lui. Le manque affectif de Kälte peut ressembler à un gouffre sans fond, il n'y a pas grand chose qui réussirait à remplir la coupe à ras-bord. Il sourit doucement en l'entendant. Le sourire lui était plus naturel, mais il ne l'avait pas remarqué. Heureusement, l'enchantement se serait peut être brisé.

- Une loque à tes côtés te réconforte?

Évidemment, c'était encore une petite pique humoristique, une simple boutade destinée à faire rire. Mais même censée faire rire, elle recelait un petit fond de vérité. Kälte ne ressemblait peut être pas à une loque, mais intérieurement, il en était très proche, très très proche. Encore, il avait remonté la pente, depuis tout ce temps. Mais si il ne souffrait plus, on ne pouvait pas dire pour autant qu'il soit heureux. Pas du tout même. Il se voyait un petit peu comme une brindille sur la mer. Elle flotte, mais qui sait encore pour combien de temps? Une vague un petit peu plus haute que les autres, et elle ira rejoindre les fonds marins a vitam aeternam.

Mais pour le moment, la tempête est loin, et elle le restera. Les bras du professeur s'étaient refermés autour des épaules du professeur, et il avait sourit, gémit, soupiré, caressé beaucoup, comme pour compenser les caresses de cette nuit que sa position avait empêché de donner. A la différence d'hier, il était bien plus ouvert, beaucoup plus réceptif, et toujours aussi expressif. Kälte qui prend son pied, c'est tout un autre monde par rapport au Kälte habituel. Il montre ses émotions, ses envies, ses désirs. Peut être que personne ne lui a jamais apprit à se cacher dans ces moments là, par rapport au Kälte de tous les jours.

Leurs jeux aquatiques s'étant terminés, le professeur avait laissé son élève le laver, tranquillement lové contre lui, profitant ainsi du confort de profiter des dernières traces laissées par leurs ébats, et de celui des caresses qu'il lui prodiguait ainsi. Il lui rendit bien naturellement la pareille avant qu'ils ne sortent. Il se séchant consciencieusement, puis resta à regarder le suçon qu'il avait au cou quelques instants durant, se demandant si il le crucifiait sur place, ou si il attendait un petit peu... Au vu de sa bonne humeur, il attendrait avant. Sa décision prise, il se sécha, s'habilla et rejoignit son élève, lui rendant tout naturellement son baiser sans cesser de sourire. Si ca, c'est sa manière d'agir avec ses amants, qu'est ce que ca doit être avec la personne qu'il aime, s'était-il demandé.

Direction le réfectoire, ou qu'importe comment on appelle ce genre d'endroits. Sa main dans celle du grec, il avait suivit en souriant. Pour sa part, plus il avait de contacts physiques, mieux il se sentait, alors si ca ne dérangeait pas le grec, il n'allait pas pour sa part protester. Il se servit un bon demi litre de jus d'orange, et une tasse de café. Liégeois, la gourmandise est son pêché préféré et le plus facilement assouvi. La luxure, aussi, mais bon, celle ci avait été mise en stand-by depuis un petit moment déjà. Pour lui, ca aurait largement suffit, mais en se souvenant de son repas précédent, et des ébats qui avaient comblé les deux, il se prit plein de fruits et un petit peu de pain aussi pour lui tenir le ventre. Kälte mange peu le matin, contrairement aux autres repas. Mais puisqu'à un moment, il avait perdu l'appétit au point de friser l'anorexie, il était habitué à ne pas trop sentir la faim, et ainsi régulièrement tourner de l'oeil si il ne se force pas un petit peu.

- Cinéma? On y a déjà été ensembles... Et vu ce qu'on lui a infligé, le pauvre, on peut le laisser se remettre un petit peu.

Ses yeux pétillaient tandis qu'il faisait référence à leurs jeux d'ombres chinoises de la dernière fois. En d'autres circonstances peut être aurait-il paru gêné, mais il était bien trop heureux pour le moment pour s'arrêter sur ce genre de détails. Mais puisque ses yeux pétillaient, ils se mirent carrément à briller quand il lui parla du défilé. De la couleur partout, avec des costumes à voir! A veut!!!!

- Un défilé serait parfait.

Malgré l'allure policée de sa réponse, ses yeux brillaient suffisamment. Un peu le même regard que celui d'un enfant le soir de noël. Enfin, pas pour lui, parce que des vrais noëls avec des cadeaux et une bonne ambiance pleine d'amour, il n'en n'avait jamais eu à proprement parler. Des cadeaux, certes, mais il les aurait volontiers tous donné pour un petit peu d'attention de la part de son père et sa mère, chose qu'il n'avait jamais eu.

Le petit déjeuner terminé, il s'était essuyé la bouche et les doigts, puis s'était levé après avoir vérifié que son élève avait terminé pour lui tendre la main sans cesser de sourire, excité comme un gamin. Il le voulait, son défilé, et il l'aurait. En partant, il avait complètement oublié de cacher, ou seulement cacher son suçon, ce qui faisait que sa veste n'était pas fermée jusqu'au col, même pas en fait. Il fait dix dehors, et il vient d'un pays du froid. Dix, c'est une bagatelle! Ayant récupéré son grec, il sortit donc jusqu'aux artères principales de la ville où les chariots passaient, avec à leur bords des petits rayons de couleurs, d'absurde jovialité, et Kälte qui au milieu de tout ca riait en les regardant, souriait, parfois jouait le jeu de ceux qui venaient du haut de leurs échasses, ou dans leurs robes de l'époque victorienne pour l'emmener dans leurs danses, et ensuite le laisser pour repartir. Au bout d'un moment, il appercu une proie potentielle, une victime naturelle, un être qui à présent serait sien, droit dans le colimateur, et tira son élève par la manche.

- Vient, je t'en paie une!!

Qu'allait-il payer? Une prostituée, un chat, une armée de ballons gonflés à l'hélium? Non, loin de là. Mieux, pire, j'ai nommé... La crêpe au nutella!!!! Magnifique, splendide, et avec un supplément de crème chantilly parce que c'est bien bon, et délicieusement gras, l'exacte réplique de celle qui était dans les mains du professeur à présent. Avec ses confettis dans le cheveux, il ressemblait à un enfant, et ce n'était pas l'étincelle dans son regard qui allait le démentir.

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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Mar 15 Mar - 11:28

Calyel picorait un peu tout ce qu'il y avait de proposé au petit déjeuner. Ventre à patte dans l'âme, il ne se privait pas d'engloutir pour deux, voir même trois. A croire que son estomac ne pouvait se remplir. Ce n'était ps sa faute, il adorait la bonne cuisine. Bien qu'il soit lui même un fin cordon bleu, il se mettait rarement aux fourneaux par pure flemmardise. Inutile de révéler ce secret à son professeur, ni qu'il était capable de faire des merveilles au cours de moeurs si seulement il se montrait un peu plus impliqué dans la matière.
Bref, revenons en à Kälte qui rougissait légèrement. Calyel pencha la tête sur le côté, le trouvant absolument craquant comme ça, un vrai gosse. Il en rit doucement en croquant sa tartine.

-Tu crois vraiment que je te proposerais tout ça si je ne voulais pas de toi avec moi pour le week end ?

C'était assez déstabilisant de voir le vrai visage de cet homme en dehors des cours. Il n'avait rien d'un glaçon tout compte fait, et il était bien plus réservé que ce à quoi Calyel s'attendait. Son hésitation faisait fondre le grec qui n'avait que pour seule envie celle de lui redonner un peu plus confiance en lui.
Puisque l'idée du carnaval plaisait, ils y passeraient l'après midi. Calyel s'y rendit donc, en compagnie de son professeur. Sitôt la porte de l’hôtel passé, le grec lui attrapa la main et l'enserra dans la sienne. Si au début il faisait genre de le guider vers le carnaval, très vite la situation se modifia puisqu'il ne le lâcha pas même une fois arrivé sur place.

Il était tout bonnement émerveillé, même si il le montrait moins. Par moment il lâchait Kälte pour aller danser ou pour poser avec un Arlequin. Cette sortie lui faisait un bien fou. Et en bon enfant qu'il était, Calyel ne manqua pas une occasion de faire le plein de bonbons et sucreries en tout genre. Jusqu'à ce que son aîné le rattrape et lui propose une crêpe. Bien sur qu'il était partant ! Qui sur cette terre serait assez fou pour refuser une crêpe, au Nutella en plus !
Sa douceur en main, le grec mordit dedans à pleine dent, lâchant un soupir de plaisir. L'extase à l'état pur contenu dans une crêpe, il fallait y penser. Jetant un oeil à Kälte, il éclata de rire en voyant les magnifiques moustaches chocolatées qui avaient trouvé place autour de ses lèvres.

-Tu voulais imiter le chat ? C'est réussi. Tu ne sais pas manger Kälte, ah je te jure il faut tout t'apprendre.

Sur ce il se pencha sur ses lèvres et les lécha, les débarrassant du Nutella. Il en profita même pour l'embrasser, sans se soucier des regards qui se posaient sur eux. Sans même se demander si quelqu'un de l'école pouvait les surprendre. Que se passerait-il si ils venaient à être découvert ? Après tout ce n'était qu'un coup d'un soir, juste une histoire de sexe. Rien de plus. Pour Calyel en tout cas, la limite était claire et nette. Ce qui ne l'empêchait pas d'être gentil et attentionné, d'avoir du respect pour son amant, et de passer du temps avec lui. Sans lui tomber dans les bras. Surtout qu'il était son professeur.

-On devrait peut être songer à rentrer. Il y a cours demain.

Au fond il ne voulait pas vraiment quitter Kälte. Mais il n'avait pas le choix. Et puis ils se reverraient.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]   Mar 15 Mar - 14:51

Ils y étaient arrivés, au carnaval, et Kälte pour la peine était totalement aux anges. De la couleur de partout, des rires, des sourires, de grands yeux émerveillés, aussi... Tant de choses que le professeur voyait tellement rarement que chaque fois qu'il les redécouvrait, c'était une véritable cure de jouvence un renouveau parfait et magnifique qui s'offrait à lui. Il y avait de la joie et des soleils intérieurs qui éloignaient toute cette grisaille qui salissait le ciel et les cœurs de gens, et devant tant d'exubérance, le professeur en oubliait sa propre tristesse et se prenait à agir comme un gamin sans réellement s'en rendre compte, parce que sinon sans doute aurait-il retrouvé son attitude calme et policée qui lui servait en réalité depuis le temps de seconde peau. De voir son camarade de lit occasionnel agir avec la même koie exubérante n'étant évidemment pas pour le retenir dans sa démonstration de bonne humeur, on pouvait le voir poser avec tout ce qui n'était pas habillé comme à l'ordinaire, rire, chanter, boire quand on lui en proposait, goûter ce qu'on lui tendait, bref, rire et agir comme un être humain normal lorsqu'il est en situation de fête, mais qui chez lui était un énorme risque sui ferait peut être péter son baromètre de bonne humeur, gros danger en soit dans la mesure où, comme Cendrillon, quand le rêve se terminerait, et bien il sombrerait dans les affres de la tristesse, du regret et de la solitude, bref, ce qu'il vit à présent depuis six ans bien trempés, sans qu'il ne s'en plaigne. Mais justement parce qu'il n'a rien d'autre, si il se met à prendre goût à ce qui le détourne de son absence de joie, sans doute deviendra-t-il totalement accro à ce petit rayon de soleil qu'on lui offre. Mais là n'est pas la question.

Magnifiquement euphorique, il était allé de ca et là, riant et jouant, jusqu'à ce que son estomac ne lui rappelle subitement quelle heure il était, et qu'il serait peut être judicieux de le remplir un petit peu. Et puis avouons le franchement, l'odeur de nutella et de crêpes chaudes avaient mis son palais et ses nerfs en émois. Ainsi sa chair avait décidé, ainsi le corps avait tranché, ainsi le porte monnaie réalisé. Et la générosité aidant, il en avait fait de même, mordant joyeusement dedans. Notons que c'est la première crêpe au nutella qu'il achète ainsi. Il en a mangé quelques unes, rarement, étant petit, mais jamais des crêpes à emporter comme ca, achetées dans la rue. On comprendra ainsi qu'il ait fait comme les petits des moustaches.
D'ailleurs il rosit légèrement à l'éclat de rire de son élève, avant de lui tirer la langue avec toute la gaminerie dont son petit corps d'adulte était capable.

- C'est la première fois que j'en mange, j'ai droit à une marge d'erreur! Miaou!!

Oui, le Miaou était bien nécessaire puis signifier son mécontentement. D'ailleurs, repensant aux félidés, il se souvint du rôle qu'on lui avait fait jouer. Bande de sadiques. Méchants. Pervers. Malades. Détraqués. Bref. Il accueillit le débarbouillage de son élève avec la surprise qu'il ressentait en toute sincérité, ainsi que le baiser qui suivit, même si il le lui rendit tout de même après s'être ressaisit. C'est peut être pas très responsable comme attitude, mais le professeur étant euphorique et sur un petit nuage, il ne maîtrisait pas trop ses débordements, surtout affectifs.

Mais bon, en voilà un qui avait un petit peu les pieds sur terre, ce qui arracha une petite mine boudeuse de la part du professeur. Il voulait rester encore un peu, lui! Il secoua la tête et décida de faire un sort à sa crêpe pour la peine. Jetant un regard à la montre du vendeur de crêpes, il se rendit compte qu'il était déjà cinq heures.... C'est passé vite!! Ce faisant, il baissa le regard vers son propre poignet, et fronça les sourcils en constatant que sa gourmette n'y était plus attachée. Ah.

- On... Passe par l'hôtel récupérer nos affaires?

Voix blanche, neutre. Une douche glacée n'aurait pas eut de meilleur effet. Et il stressait, le Kälte, tout en priant intérieurement pour qu'il ait simplement oublié le bijou sur le rebord de l'évier. Sans doute, l'avait il levé en allant se doucher... Il l'avait sûrement levée à ce moment là... Histoire de limiter les risques si leurs ébats se faisaient un peu trop... oui, sans doute.

Il attrapa la main de son élève, sans même se rendre qu'elle tremblait un petit peu trop pour qu'il soit aussi tranquille que ce que son visage consentait à montrer, puis il se rendit vers l'hôtel qu'il avaient quitté un petit peu plus tôt en tentant de garder une démarche naturelle et mesurée, ne pas courir, ne pas se précipiter. Et en même temps regarder au sol. Juste au cas où... Juste au cas où elle serait tombée par terre.

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Ce n'est pourtant pas la joie au coeur... [Calyel]

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