Sweet Cream School
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 Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]

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Kälte Wynn

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MessageSujet: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Mer 19 Jan - 20:36

Kälte posa ses affaires sur le bureau, jeta un regard circulaire à la classe vide. Pour ce cours un peu spécial, il était venu quelques instants en avance, devant préparer sa salle avant de faire cours. Ainsi, il avait posé sa veste sur le dossier de sa chaise, avait légèrement déboutonné les premiers boutons de sa chemise, avait remonté les manches, puis s’était lancé dans le grand travail de déménagement. Il commença donc à bouger les chaises, les tables, et parce qu’il était un petit peu maniaque sur les bords, il commença à empiler les chaises dans un coin, les tables dans un autre, de sorte à avoir une pièce bien vide, bien aérée. Lorsqu’il arriva à un niveau de vide et de rangement qu’il estimait satisfaisant, il entrouvrit une fenêtre et alla s’installer sur son bureau. De là, elle semblait vide, la salle. Et très grande. Tout le monde se plaignait que les salles étaient trop petites, trop remplies. En regardant comme ca, on se disait que en fait, tout était question de point de vue. Mais c’était vrai qu’il y avait trop de monde. Une classe de trente élèves, c’est beaucoup trop remplit à son goût. Quinze, ca passe. Mais au dessus, ses instincts d’agoraphobe avéré reprennent le dessus, et alors il devient totalement fermé, froid, maussade et à la limite de l’agressif. Kälte n’aime pas les gens. Enfin, si. Il aime les gens quand il y en a peu et qu’ils sont intelligents. Autant dire qu’il y a très peu d’élus avant la fin de son tri.
En parlant d’élus… Il fronça les sourcils et regarda sa liste d’appel pour la future classe qui allait avoir la grâce de sa présence. Il chercha rapidement sur le trombinoscope jusqu’à tomber sur le visage et le nom cherché. Il se mordilla la lèvre d’un air agacé. Ce n’était pas prévu ca. Il réfléchit rapidement. Bon. Vu son assiduité en cours, sans doute avait-il séché. Il jeta un regard à l’horloge. Une demi-heure avant le cours. Dans une demi-heure, il serait fixé. En attendant, on verrait bien….

Il s’assit en tailleur sur son bureau, sortit un livre. Il avait décidé de relire l’intégrale de David Eddings. Ca fait toujours du bien de le relire, lui. Absorbé dans son livre, il en oublia de regarder l’heure, de s’assoir correctement, de reboutonner sa chemise ou même d’enfiler sa veste. La lecture amène à commettre des erreurs fatales, c’est quelque chose de bien connu.

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Jin Woo Yoon

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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Jeu 20 Jan - 17:39

Jin Woo avançait à pas lent dans les couloirs, il n’était pas pressé d’aller en cours, surtout un cours de maintien. Il faut dire qu’il avait perdu l’habitude de travailler autre chose que le chant ou la danse. Les études ? Il ne savait plus vraiment ce que c’était, et le rythme de vie qu’il avait dû reprendre le perturbait plus qu’il ne l’aurait cru. Oh, il y avait peu de temps qu’il venait d’arriver dans cette université… spéciale. Et pour quelle raison ? Faire de sa passion secrète un vrai métier ? Mais ses rêves musicaux, où s’étaient-ils cachés ?
Le pire dans tout cela, ce n’était pas tant le rythme quotidien d’un étudiant qui le troublait mais le fait que certains élèves ou personnes de la ville le reconnaissaient et venaient presque… le harceler ? La gloire a ses revers, et cela, le jeune homme l’avait très bien compris et enregistré dans sa petite mémoire.
Enfin petite mémoire, tout est relatif ! Car le métis était sans aucun doute quelqu’un de brillant, de perspicace. S’il n’avait pas abandonné ses études, qui sait ce qu’il ferait à présent, surtout avec son intelligence.

Il se sentait malgré tout perdu dans ce vaste monde qu’il avait osé pénétrer sans se méfier. Il regrettait amèrement ses amis du groupe, ces heures de répétition fatigantes, ces moments sur scène où tout lui semblait magique, irréel. Il poussa un long soupir triste, puis se redressa. Il ne devait pas se laisser abattre ! Il se savait doué pour la pâtisserie, peut-être pas assez certes, mais s’il se trouvait ici, c’était bien pour apprendre de nouvelles choses et s’améliorer ! Il ne baisserait pas les bras, il ne prendrait pas la fuite comme il l’avait fait pour sa passion première.

Il jeta un coup d’œil à son emploi du temps accroché au tableau, le moral remontait à bloc, prêt à affronter les cours, et se dirigea d’un pas décidé cette fois-ci vers la salle où aurait lieu son apprentissage. Arrivé devant celle-ci, il hésita une fraction de seconde à entrer, la porte fermée, il se demandait si le cours n’avait pas déjà débuté sans lui. Il tourna alors la poignée, pénétrant dans la fameuse pièce et fut surpris de voir qu’il avait tord, car il fut le premier arrivé.

Sa surprise redoubla quand il s’aperçu que la salle avait été aménagé différemment, laissant un grand espace vide. Où devrait-il s’installer sans table ni chaise ? Par terre ? Non, quand même pas ! Surtout pour un cours comme celui-ci… Son regard se porta alors sur … son professeur ? Oui c’était son premier cours de maintien, il ne savait absolument pas ce qu’il devrait faire au juste, ni qui était son professeur. Il fut un peu plus étonné de voir que pour un professeur de maintien… il arborait une étrange posture qui n’avait rien de très professionnel.
Il semblait profondément plongé dans son livre, sa tenue n’avait rien de sérieux, surtout quand la chemise était entrouverte. Jin Woo comprit qu’il ne serait pas au bout de ses surprises dans cette école !
Détaillant un peu plus du regard l’homme installait sur son bureau, il finit par manifester sa présence, car celui-ci ne l’avait absolument pas entendu arriver. Ce livre devait être vachement intéressant ! Il s’éclaircit la gorge et demanda d’une voix claire:

_ Bonjour, vous êtes bien le professeur de maintien ? Je ne suis pas trop en avance ?
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Madoka Yamaguchi

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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Jeu 20 Jan - 20:59

Malgré le temps glacial, Madoka se sentait plutôt en forme aujourd’hui. Il s’était réveillé comme une fleur et avait rejoint le self pour se servir un déjeuner copieux contrairement à ses habitudes de petit moineau. Enfin, tout ça c’était avant qu’il ne se souvienne qu’aujourd’hui c’était cours de mœurs. Son premier cours de l’année sur cette discipline ; premier cours de maintien même. Le nom avait attiré son attention. Le cours promettait d’être fort intéressant. Mais comme à chaque fois qu’il se retrouvait face à de l’inconnu, il stressait. C’était sa petite angoisse du moment parmi tant d’autre. Bref, rien de bien différent de d’habitude. Et c’est généralement à ces moments là que son imagination se met à fonctionner pour rien et c’est notamment à ce moment là qu’il cherche la stratégie idéale pour devenir invisible. Et comme toujours, car chez lui tout se résume a des habitudes sur habitudes, il optait pour la même. Pour l’instant ça marchait plutôt bien et sans effort particulier. C’était même très simple : il n’avait qu’à être lui. C’était étrange se contre pouvoir d’attraction qu’il avait depuis petit néanmoins il ne pouvait pas dire que cela le dérangeait.

Mais là il y avait bien un petit quelque chose qui le dérangeait. Depuis sa rencontre avec le docteur, il avait l’impression que des yeux de démon se cachaient un peu partout à attendre un moment de faiblesse pour profiter de son petit corps.
Oui, Mado se montait tout plein de scènes irréalistes à partir de simple discussions. C’était un de ses innombrables défauts qui en engendrait tout un tas d’autres défauts formant ainsi une espèce de cotte de maille interminable. Il ne lui suffirait que d’enlever un défaut pour briser une maille et entrainer une rupture dans la chaine de défaut. Cependant encore fallait-il qu’il accepte ses défauts, ou du moins qu’il en soit conscient. Ce qui n’était pas gagné.

En attendant, il avait réuni ses maigres affaires de cours qui se composaient d’un simple bloc note et d’un critérium multicolore qui pouvait vaguement faire penser au drapeau gay. C’était d’ailleurs pour cette raison que la sœur de Mado le lui avait offert. Comme si cela l’aiderait à accepter ...
D’un pas lent, il se dirigea vers la salle de cours. Il avait minutieusement calculé son temps pour arriver à la dernière minute. Dans un bain de foule il pouvait aisément ne pas se faire remarquer. A l’approche de la salle, il s’étonna du silence. La porte à l’autre bout du couloir avait beau être ouverte, ça semblait bien silencieux à l’intérieur. Etait-il finalement en retard ? Il consulta brièvement sa montre pour constater qu’il était surtout en avance. Mince, voila qu’il faisait des erreurs de calcule maintenant. Il jeta un coup d’œil derrière lui. Personne en vue. Les élèves ne semblaient pas pressés d’aller en cours visiblement. Bon tant pis, il sera en avance à un cours pour la première fois de sa vie. Il combla les derniers mètres qui le séparaient de la porte dans des foulés extrêmement lente tout en prêtant l’oreille en direction de la salle. Il discerna un clair « je ne suis pas trop en avance ». Et lorsqu’il arriva à l’embrasure de la porte, il aperçut d’abord l’auteur des paroles. Un blondinet plus grand que lui, tout aussi mince qui lui tournait le dos, face à un homme à l’allure débraillée qui laissait difficilement imaginer que ce pouvait être le professeur. Un autre élève dans ce cas ? Non impossible. Par déduction il était évident qu’il s’agit du professeur, mais quand même c’était surprenant. Enfin, c'était déjà plus agréable à voir que les vieux professeurs fripé dans des costards de pingouin 2 fois trop serré. Il sourit instinctivement et resta planté devant la porte.


- Heu … Bonjour !

Baragouina-t-il avant de prendre le temps d’observer la pièce tout en évitant le regard des deux hommes. Les chaises d’un côté, les tables de l’autre et un grand espace vide au milieu qui permis à Madoka d’oublier sa tendance claustrophobe. Cependant, en attendant, où est ce qu’il pourrait bien se poser ? Ha et pourvu que d’autre personne arrive. Il y avait trop peu de monde, il ne se sentait pas à l’aise du tout. Il attrapa une mèche de ses cheveux qu’il maintient sous son nez. Sentir ses cheveux ne le rassurait pas, en fait ça ne lui faisait rien du tout, c’était qu’un vulgaire tic, là aussi parmi tant d’autres …

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Calyel Nëlys
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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Ven 21 Jan - 10:43

Bon, peut être était-il temps d’ouvrir les yeux ? Hum voyons … un coup d’œil au réveil. 7H45. D’accord. Il commençait à quelle heure aujourd’hui ? 8h00. Bon, de toute évidence, Calyel serait en retard. Un peu. Beaucoup. C’était quoi le cours ? Ah oui bonnes manières, mœurs. Oh ça allait, il pourrait rattraper son sommeil. Le grec s’étira t quitta al douce chaleur de sa couverture avec d’énormes regrets. Il pouvait presque sentir et entendre les appels désespérés de sa couette pour qu’il revienne en son sein. Mais l’assiduité était une chose importante pour les études, et Calyel manquait cruellement de cette qualité. Surtout pour ce cours à vrai dire.
Après s’être habillé, il se rendit à la cafétéria et acheta de quoi manger. A emporter bien entendu, il ne faudrait pas être plus en retard encore. Comment il s’appelait déjà le prof ? Ah oui … monsieur Wynn. Et là forcément, l’élève ne pu que sourire. De ce sourire carnassier que ne présageait rien de bon. Son gobelet de café au lait et son petit pain au chocolat en main, il arriva à la salle de classe. Inutile de dire qu’il ne croisait pas grand monde dans les couloirs puisque la sonnerie avait déjà retentie. Quelques retardataires qui, contrairement à lui, craignaient les représailles du corps enseignants.

Oh il y avait du monde au cours aujourd’hui. Intéressant. Sans se presser, il passa la porte, avec sept minutes de retard. Et alors qu’il s’apprêtait à ouvrir la bouche, un détail lui sauta à la figure. Tous les meubles avaient été déplacés. Chaises et tables. Problème. Comment est-ce qu’il allait pouvoir dormir et prendre son petit déjeuner sans support ? Immédiatement il foudroya l’auteur de cet affront qui ne pouvait être que le professeur. Et là, il se fit mauvais. La phrase fusa, tranchante, ironique, et un brin perverse :

-Ah je me disais aussi. Cette tenue provocatrice et l’espace dans la salle. Une orgie en perspective ? Ou alors vous allez tranquillement regarder. Pervers. Je vous préviens, moi je ne fais rien tant que j’ai pas mangé.

Fait est dit, le grec s’installa là où devait se trouver sa table et sa chaise et s’assit en tailleur. Il prit son petit déjeuner comme si de rien n’était, le journal qu’il sortit de son sac pour occupation. S’instruire des nouvelles du monde était important. Il n’avait même pas jeté un œil aux deux autres. C’était connu, Calyel ne s’intéressait pas aux gens. Du moins pas quand il avait un gobelet de café, un pain au chocolat, et les dernières nouvelles de Londres. Mais étant dans un cœurs de mœurs, et pour une fois qu’il faisait l’honneur de sa présence, il salua tout de même les deux autres.

-Je suis à vous dans cinq minutes.

Qu’on ne le dérange sous aucun prétexte pendant sa lecture. Même si il était en retard dès le départ. On rattraperait le cours en route. Comme à chaque fois.
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Kälte Wynn

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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Ven 21 Jan - 11:56

Perdu dans son livre, le professeur n’avait même pas entendu que quelqu’un était entré. Il sursauta ainsi légèrement en levant le nez de son bouquin. Bon. Un jeune. Au niveau de l’âge, il avait du mal à se prononcer, mais il avait la tête perdue de l’élève qui vient de débarquer il y a peu et qui n’a pas encore prit ses marques. En creusant dans sa mémoire trouée par la concentration sur la lecture et non pas sur les considérations de ce monde, il se souvint finalement que en effet, on lui avait annoncé qu’il y avait un nouveau lâché de co… de nouveaux élèves dans l’école. Il avait visiblement un de ces spécimens qui déclencheraient les ardeurs de ses autres nymphomanes d’élèves qui n’attendaient que la nouveauté pour se mettre de nouveaux fantasmes en tête. Tellement perdu dans ses pensées qu’il était, il n’avait même pas remarqué sa tenue pour le moins débraillée, et avait à la place levé le museau vers l’horloge qui se trouvait au dessus, derrière lui, accrochée au mur.

– Bonjour…

Cette formule de politesse était tout autant adressée à l’un qu’à l’autre qui venait d’arriver. Encore une tête inconnue visiblement. Ils s’étaient organisés pour arriver tous en même temps ? Quelle délicate attention. Il referma son livre et le plaça dans son sac, non sans avoir corné la page pour ne pas la perdre. On redevenait le prof, alors on cessait de lire. Il sourit d’un air poli qui se voulait accueillant aux deux jeunes hommes. Ils étaient charmants. A n’en pas douter que les autres allaient n’en faire qu’une bouchée dès que l’occasion se présenterait. Devrait il les prévenir ? Non, ca ne serait pas fair play pour les autres…Et puis peut être qu’on les avait déjà mis au parfum. Dans le doute, ne disons rien.

- Vous avez dix minutes d’avance, ce n’est pas la mer à boire. Je suis le professeur Wynn, et je suis bel et bien votre professeur de maintien.

Son sourire presque (pas trop, un glaçon reste ce qu’il est) chaleureux étirant ses traits, il inclinait la tête dans leur direction pour les saluer.

- Vous avez bien choisit votre jour pour arriver. Le cours que vous allez suivre est assez inhabituel, d’ordinaire, c’est bien plus du théorique. Si jamais vous vous sentez égaré, n’hésitez pas à me poser des questions.

Voilà que les autres arrivaient par petits groupes de deux ou trois, ou parfois tout seuls aussi. Le professeur sourit poliment à ceux qui entraient, puis il leva les yeux au ciel à l’entrée du grec, toujours en fanfare. Ca aurait pu être pire. D’ordinaire on ne le voit pas.

- Veuillez garder vos fantasmes pour les cours d’anatomie, monsieur Nëlys. Dit il alors d’une voix qui charriait des glaçons.

Il venait simplement de réaliser que en effet, il avait oublié de réajuster son allure débraillée, mais que si il le faisait maintenant, on se rendrait compte que ce n’était qu’une négligence de sa part, alors qu’il pouvait encore jouer la carte de l’acte prémédité pour le moment.
Peu à peu, tout le monde arrivait. Un rapide compte lui apprit qu’ils avaient tout le monde, et que en plus c’était l’heure, ainsi il éleva très légèrement la voix pour interrompre les conversations qui avaient commencé. Laissez des élèves oisifs et vous savez qu’ils bavarderont.

- Bonjour à tous. Comme vous avez pu le constater, aujourd’hui sera un petit peu différent des autres cours. Saluons déjà nos deux nouveaux élèves. Il s’interrompit le temps de regarder leurs noms sur la feuille qu’on lui avait fait passer. Madoka Yamaguchi et Jin Woo Yoon. J’aurais besoin de deux hommes forts, virils, et motivés.

Il ne laissa pas le temps à ses petites brebis de se regarder d’un air interloqué et interpella les deux plus costauds.

- Sirs Suckstears et Alino feront parfaitement l’affaire. Vous voyez la caisse au fond de la salle ? Ramenez la ici ^^

Pendant que les deux obéissaient bien sagement, il reprit en s’adressant à l’ensemble de la classe.

- Vous savez qu'on vient de terminer l’objet d’étude concernait le comportement à adopter pendant un bal, non ? Et bien aujourd’hui, nous allons coupler ca à l’étude sur l’importance de la prestance. Dans l’ordre alphabétique, vous allez piocher dans le sac qui se trouve à côté de moi un numéro. Puis vous allez enfiler le costume qui porte l’étiquette de ce chiffre. Alino, à vous l’honneur.

L’important était, bien évidemment, de les empêcher de réfléchir à ce qui leur tombait dessus. Le sieur Alino piocha donc le numéro sept, et trouva alors une magnifique robe de style victorien, et ne trouva pour seule réponse à son regard paniqué que le sourire éclatant de son professeur de mœurs.

- Pour les plus pudiques, si il en reste parmi vous ce dont je doute, il y a un paravent à côté. Allez, au suivant !

Il lui tardait de voir ce que les autres allaient piocher. C’était l’un des rares cours où il se permettait de rire ouvertement.

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Jin Woo Yoon

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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Ven 21 Jan - 20:23

A peine le pied mit dans la pièce que le métis entendit une autre voix dans son dos, il tourna alors légèrement la tête observant du coin de l’œil le nouveau venu. Sans doute dans la même tranche d’âge que lui, il avait tout du garçon efféminé. Ça ne le surprenait guère de trouver ce genre de personne dans le coin, il en avait tellement vu aussi. Il paraissait mal à l’aise, timide peut-être ? Jin Woo n’en savait rien, il n’était pas du genre à remarquer tous les petits détails qui lui donneraient ce genre d’indice, d’ailleurs on le lui avait reprochait d’être trop souvent dans la lune et pas assez attentif. Il lança brièvement un sourire à l’autre garçon avant de finalement se décider à s’asseoir sur le sol, puisque de toute manière, le choix ne lui était pas donné.

Le professeur avait daigné lever la tête et leur répondre, leur expliquant que le cours prévu serait fort intéressant et… inhabituel. Qu’est-ce que cela voulait signifier ? Quel genre de cours leur donnerait-il ? Fallait-il redouter le pire ? Jin Woo ne savait absolument pas quoi penser, il préféra garder le silence attendant de voir ce qui se passerait.

La salle commença à se remplir lentement, d’ailleurs un avait réussi à attirer l’attention du coréen par son entrée étonnante. Vraiment, cette école n’avait rien d’habituel. Il s’installa pénard, terminant son petit-déjeuner qu’il n’avait sans doute pas eu le temps de prendre. Y aurait-il des énergumènes dans son genre ? Il en avait connu, surtout parmi ses amis du groupe Mixy Top. Il faut croire qu’il y avait vraiment de tout dans cette école.

Jin Woo ne s’était même pas rendu compte que le cours venait de débuter, pour ne pas changer. Un peu dérouté il prit au vol ce que le professeur racontait. Qu’est-ce qu’il leur réservait ? Sa surprise amplifia à la vue de la robe que sortit malgré lui l’un des élèves. C’était quoi ? Le carnaval ? Il en eut un sourire à cette pensée. Il aimait bien jouer des rôles, comme il avait pu le faire dans un ou deux drama qu’il avait eu la chance de tourner, ce fut bien les seuls d’ailleurs vu qu’il quitta tôt le monde du showbiz. Beaucoup tombèrent contre toute attente sur des costumes féminins, faisant sourire le professeur, un sadique ?

Le métis les regardait à tour de rôle piocher leur chiffre avant d’aller à contrecœur chercher leur costume qui les attendait sagement. Comme c’était par ordre alphabétique, il faisait parti des derniers. Son tour arriva enfin, impatient de savoir quel genre de fringues il aurait à porter, il s’avança d’un pas rapide attrapant le bout de papier. Le chiffre 13 se trouvait inscrit dessus. Ne disons-nous pas que ce chiffre porte malheur ? La tenue en main, il la fixa étonné, quel genre était-ce ? Un mélange ? Une invention ? Une chemise beige aux manches longues bouffantes comme jamais il n’avait vu, lui faisant clairement penser à l’Europe qu’il ne connaissait que dans les livres, mais il aimait tellement la mode qu’il avait fait des recherches sur les costumes d’époque. La chemise était accompagnée d’un… mini short marron. La blague ! Un short aussi petit ? Mais où ce avait-il pût trouver un truc pareil ? Il trouva des bas rayés dans les mêmes tons que le reste, une ceinture énorme qui se mettait à la taille, et de grosses bottes marron. C’était quoi ? Un remix de pirate avec un style aristocratique, surtout au niveau de la chemise ?

Se rendant compte que le temps qu’il examine ce qu’il devait porter, un autre élève vint chercher son costume. Il se décala se mettant dans un coin, avant de se résigner à se changer. Il ne prit pas la peine de se cacher, ça ne servait rien, d’une part parce que le paravent était déjà utilisé, et d’une autre car il s’en foutait royalement, il avait pris l’habitude de ne plus être pudique avec son ancien job. Il quitta d’un geste vif et sûr de lui ses fringues pour mettre son « costume ». Vraiment, plus court tu meurs. Ce short lui allait, il n’était pas bien gros, mais aussi court… c’était étrange. Finalement, il aurait préférait avoir une robe, c’était long et sa couvrait au moins ses jambes, car là ses cuisses se trouvaient limite à l’air, un peu trop. Bon, il y avait les bas qui montaient au-dessus de ses genoux, mais tout de même. N’empêche qu’il trouvait ça drôle et amusant, il voulait connaître la suite de cet exercice. Il resta dans son coin, jusqu’à ce que de nouvelles indications leur soient données.
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Madoka Yamaguchi

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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Sam 22 Jan - 0:13

En résumé, le cours s’annonçait donc inhabituel. Ouf, enfin un cours qui sortait de l’ordinaire et qui lui permettrait d’éviter ces nombreux instant soporifique qu’il pouvait rencontrer à de certains cours. Et l’aspect théorique permettrait surement à Madoka d’éviter quelque malencontreuses maladresses.
En attendant, il partit s’assoir contre une table méticuleusement rangée contre le mur et observa discrètement les derniers arrivants.
Parmi eux, un énergumène qui, dans la tête de Madoka, remplirait à la perfection le rôle de démon succube (ne lui manquait plus que les cornes et la queue de démon et le tour était joué) attira dés son entrée les foudres glaciales du professeur et annonça par la même occasion le commencement du cours.
Cours qui au fur et à mesure que les « instruments » se pointaient devant leurs nez, ne rassura guère l’étudiant qui commença progressivement à regretter sa présence. Son stresse le rappela très vite à l'ordre, dans quelques instants, la discrétion ne sera plus de mise ici.

Numéro, coffret, robe et paravent ? Voila qui annonçait la fin de l’existence de Mado. Il plaqua sa main contre son visage. Oui il était désespéré. Pourquoi c’était-il rendu de si bonne heure à ce cours ? Ha oui parce que le nom semblait fort intéressant. Cependant maintenant le contenu n’avait plus rien d’intéressant du tout ! Que les élèves se « plongent » dans le cours c’était une chose, mais de là à les forcer à carrément se vêtir au thème de la séance c’était l’extrême que le jeune homme n’avait jamais crus possible ...
Adieu monde cruel, ce cours serait le premier et dernier cours que Mado passera vivant ! Il laissa passer tout le monde devant lui comme pour retarder l’échéance de sa mort certaine et inévitable. Quelle chance il avait cette fois là d’avoir un nom commençant par Y. Mais dans quelques instant il n’allait pas tarder à rejoindre Cagouille sa petite musaraigne domestiqué qu’il avait adopté à 6 ans et qui était lamentablement décédé à cause de sa petite sœur. La jeune fille de 5 ans apeurée par la petite bête n’a rien trouvé de mieux que de la shooter du pieds lorsqu’elle passa entre ses jambes … en direction de la fenêtre. Madoka restait convaincu que sa sœur avait un don inné pour le football. Toujours est-il que la musaraigne quand à elle avait appris à voter un court instant … C’est fou ce que le stresse peu faire penser à des trucs aussi absurde que l’existence lointaine de Cagouille. A moins que ce ne soit l’un des flash back que les gens ont avant de mourir ?

Et pour l’instant il ne pouvait pas faire grand-chose que de rester assit dans son coin, à prier le dieu des «complexes physique et psychique » et à regarder les déguisements qu’écopaient ses camarades de classe.
Une robe de Duchesse pendant la révo, une Lebssa Fessia, un hanfu en passant par l’incontournable costume écossais et l’habit de lumière ! Il ne manquait plus qu’un vêtement indien style le Lehenga et Madoka n’aura plus qu’à aller se pendre ! Pourquoi il y avait tant de déguisement de fille ? Mado venait à se demander si le prof ne faisait par parti de ces personnes sadiques et perverses qui hantaient l’école. Ha que le monde sera enfin merveilleux le jour où il aura inventé sa cape d’invisibilité. Il n’aurait plus de complexe et pourrait aisément échapper à toutes ses « corvées machiavéliques » qui lui imposaient ses professeurs.

Les W finirent par passer et ce fut rapidement au tour des Y. Autrement dit au tour de Madoka qui se leva et s’approcha fébrilement de la poche de numéro. Son cœur battait la chamade et il sentait le rouge venir à ses joues. A tous les coups il allait piocher un chiffre porte malheur. Par chance le 13 venait de passer juste devant lui et le sept avait été le premier tiré. Deux chiffres vraiment porte malheur comme en témoignait les vêtements correspondant, l’un c’était une robe victorienne plutôt élégante si on oubliait qui la portait, l’autre un moule-fesse affreux.

Son numéro fut le 10. Un chiffre neutre entre le 7 et le 13. Pour ce côté-là, il devait s’estimer heureux, ça aurait put être pire. Son sac quand à lui révéla un contenu riche et surprenant. Un style à la fois Français et Italien dans sa finesse, sa borderie et son raffinement fait vaguement penser, une touche de moderne en plus, aux costumes de la Renaissance française qui s’étaient eux même inspirés des costumes de la Renaissance Italien.
Il jeta un œil plein d’espoir vers les paravents tout justes libérés et se dirigeant d’un pas dynamique dans sa direction. Il se demandait bien en quoi ce bout de planche pouvait bien le cacher des autres. Malgré ça, il alla quand même se blottir derrière se mur symbolique et se changea prestement. Si rapidement que c’était limite s’il n’enfilait pas son costume par-dessus ses propres habits. Son souci d’apparence le conduit tout de même à ajuster soigneusement son costume. Au final, il ne s’en sortait pas trop mal si ce n’est qu’il n’avait une dégaine de fresque sur pates boudinant. Mais au moins, il avait un costume d’homme. Sa chance ne l’avait pas encore totalement abandonné.

Qu’allait-il encore subir comme calvaire après ?


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Calyel Nëlys
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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Sam 22 Jan - 12:19

Quel était ce jeu encore ? Se déguiser ? Mais n’avaient-ils pas passé l’âge de fêter carnaval ? Ce prof avait décidément des idées étranges. Calyel ne daigna s’intéresser au cours que lorsqu’il termina de prendre son petit déjeuner. Et là, la scène eu le mérite de le faire bloquer pendant presqu’une minute complète. Qu’est-ce qu’ils fabriquaient au juste ? Il fallait piocher un chiffre et tirer un vêtement c’était ça ? Bien. Pourquoi pas après tout. Au moins cela changeait du cours habituel. Le grec se leva et s’étira longuement, puis alla faire un détour par la case corbeille pour y jeter ses papiers.

-Alors, qu’est-ce que je vais avoir ?

Il jeta vite fait un regard aux autres habillés en femme principalement. Ah non pas ça pitié ! Il ne savait pas marcher en talon. L’un d’eux venait de revisiter le mythe du pirate. Les vêtements étaient courts, ça oui. Quand ce fut son tour, Calyel piocha le numéro 8. Parfait.
Le regard brillant de l’étudiant se posa sur la boite à costume et il y prit le sac portant son numéro. Alors, que lui avait-on réservé ? *Il ouvrit le sac et après en avoir vérifié le contenu, il fut partagé entre le fou rire et le soupir blasé. Pourquoi toujours ces clichés ?

-Non alors là franchement, c’est abusé.

Monsieur avait pioché le sac contenant la tenue des anciens esclaves grecs. Autrement dit : un pagne. Et rien d’autre. Il commençait à en avoir assez, à chaque fois qu’une référence à l’Antiquité ou la mythologie était faite, c’était pour sa pomme. En râlant quand même énormément, le grec laissa sa place au suivant et alla s’habiller. Pas pudique pour un sous, en même temps il était grec, Calyel se déshabilla. Les regards des autres ne le gênaient pas non plus. Il fallait dire qu’il n’était pas le préféré du prof d’art pour rien.
L’étudiant se retrouva entièrement nu. Il tournait le dos à la plupart des élèves, mais certains avaient vu plongeante sur le devant. Lui il pliait ses vêtements tranquillement. Les fesses du grec avaient une renommée le dépassant, toute l’école d’ailleurs bavait devant cette pair de fesses. Entre ceux rêvant de les toucher, et ceux rêvant carrément de se les approprier … Calyel ne plaisantait pas sur ce sujet. PERSONNE n’y touchait. Mais il y avait dans cette pièce une proie potentielle. Et monsieur était d’humeur taquine. Aussi offrit-il un véritable strip tease à la classe. Et cela n’eut pas l’air de déplaire à ses camarades. Au contraire même. N’oublions pas que le jeune grec avait le sang chaud. Et même si la paresse le faisait se tenir tranquille, il aimait à chauffer son entourage. Juste pour s’amuser.

Il enfila le pagne. Et bien entendu, l’arrière n’était qu’un fin bout de tissu, faisant remonter des fesses déjà bien fermes. Et bien entendu, le devant ne faisait que mouler plus qu’il ne cachait. L’élève se retourna, non sans avoir bien rangé ses vêtements, et fit son plus beau sourire à son professeur. Il croisa le regard d’un élève, comment s’appelait -il ? Ah oui Jin Woo, un nouveau. Et l’autre ? Modoka. A savoir qui était le plus mal vêtu entre l’un en pirate sexy, l’autre en costume d’époque, et lui quasi nu. Calyel les fixa longuement avant de leur sourire et de s’adresser à eux :

-Mes amis d’infortune je propose de nous venger de monsieur Wynn. Comme je suis dans un jour de bonté, je tiens à me sacrifier.

Il s’avança tel le fauve vers sa proie jusqu’au professeur. Jusqu’à se retrouver très proche de son visage. De sentir son souffle. Trop rapide ? Non, un glaçon tel que lui ne se laissait pas démonter pour si peux. Le grec lui fit son plus beau sourire de salaud fini, et souffla d’une voix rauque :

-Monsieur, vous allez participer n’est-ce pas ?

Et il lui tendit le sac contenant les numéros. Vengeance mes chers amis, vengeance !
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Kälte Wynn

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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Dim 23 Jan - 13:07

Kälte avait regardé avec une nuance d'amusement tout ce petit monde qui s'habillait avec plus ou moins de bonne volonté. On pouvait facilement lire que les visages à quel moment la volonté était bonne, et à quel moment elle ne l'était pas, mais alors pas du tout. Pour sa part, il s'en fichait. Il était bien dans ses vêtements, même débraillés. De toute manière, entre les princesses victoriennes, les aristocrates français, les costards, les tailleurs indubitablement féminins, il ne dénotait plus le moins du monde. On avait même l'impression que, de tous, c'était lui qui était le plus normal. Une leçon à retenir sur la relativité totale de la normalité en fonction du contexte. Mais bon, expliquer ca à ses élèves aurait peut être été un petit peu trop d'informations à gérer d'un seul coup.

Non, il ne manifestait pas la moindre lueur de pitié face à ses êtres que ces nouvelles tenues commençaient à traumatiser. Si seulement ils savaient à quel point ils n'avaient encore rien vu. Un léger éclat de rire manqua de percer ses défenses si savamment érigées quand il vit quel numéro le grec avait pioché. Oui, il savait à l'avance lequel il allait avoir, et oui, ca n'avait pas raté. L'irritation de son élève face au fait de devoir se changer, mais surtout enfiler ca le fit sourire deux fois plus. Oui, le professeur souriait, profitez en bien car c'est un phénomène que vous ne croiserez pas de sitôt. Du moins que vous n'êtes pas prêt de croiser dans une salle de cours avec lui en guise de professeur. Il ne faut pas confondre vie privée et travail. En fait, il confond le travail avec le reste de sa vie, mais chut, c'est un secret.

Tiens... Pourquoi il... Il resta un petit peu idiot en regardant le sieur Nëlys faire un striptease de corps de maître, ce qui montrait que soit il avait l'habitude de chercher les autres, et surtout leurs hormones, soit il s'était entraîné. Il penchait plus pour la première option que la deuxième, mais accordons tout de même le bénéfice du toute, on ne sait jamais. Il avait observé tout son manège d'un regard neutre, le visage impassible. Pas la même lueur d'intérêt et d'ennui, rien. Il aurait regardé un meuble qu'il aurait eu le même regard. Cependant, il avait plissé les yeux en l'entendant s'adresser aux deux nouveaux. Certes, c'était une bonne idée que de tenter de les intégrer au reste du groupe, mais pourquoi bon sang fallait-il qu'il le fasse en prévoyant de l'enfoncer? Ne pouvant rien faire car ne sachant ce qu'il comptait faire, il n'avait eu d'autre choix que de le regarder s'approcher, et défier calmement son regard avec toujours cette même fixité faciale comme si le fait de sentir son souffle chaud effleurer ses lèvres et son visage en général ne le dérangeait pas le moins du monde.

Et puis la lueur de ses yeux changea. Si son visage ne montrait toujours rien, on pouvait clairement voir que son regard, quant à lui, semblait bien partit pour provoquer un nouveau retour à l'aire glacière. Il était dos au mur, et le grec le savait. Et il savait que le grec savait qu'il savait, ce qui était deux fois plus frustrant. En effet, il avait de nombreuses fois dit que ce qu'il leur apprenait s'appliquait toujours à lui. Coincé. Enfoiré.

- Tout naturellement. Dit il alors d'une voix polaire.

Avec un calme évident que son intérieur ne partageait pas du tout, il piocha donc le numéro 25. 25, c'était quoi déjà... Il prit le sac qui concernant le numéro et sentit son cœur chuter lourdement dans sa poitrine. Tous les regards, ou presque, étaient braqués sur lui, il sentait leurs poids sur son dos.
Avec un calme olympien, il s'effeuilla donc jusqu'à n'être plus qu'en boxer, ce qui souleva un nouvelle vague de chuchotis concernant des commentaires sur son aspect physique d'une part, et sur le fait que le glaçon de la sweet ait une sucette tatouée à l'intérieur de la cuisse gauche, ce qui souleveait des interrogations et des rires.
Totalement hermétique aux remarques, il enfila ainsi son pantalon de cuir, ses cuissardes dans la même matière, sa chemise de toile large, ceignit sa ceinture à laquelle pendait une ou deux dagues puis...Les oreilles de chat qui allaient avec. Cheshire cat. La malédiction féline le poursuivait.

- Bien... Maintenant que tout le monde *sic* est en tenue, nous allons commencer. Vous êtes en examen - sauf les deux nouveaux qui évidement n'auront pas de note, simplement une appréciation- à partir de maintenant.

Il ignora magnifiquement la vague de protestations qui monta à cette terrible annonce. Le contrôle surprise, le pire des pouvoirs des professeurs.

- A partir de maintenant, estimez vous à une réception. Vous avez comme instructions de tenir des discussions avec vos interlocuteurs en vous montrant les plus éduqués que possible. Et bien évidemment, vous devez vous conforter aux mœurs de l'époque montrée par votre pagne. Par exemple, pour le sieur Nëlys, il faudra agir de la même manière qu'un noble de l'antiquité. Des questions? Parfait, on commence, donc! Ah. Vous avez un point de bonus si vous parvenez à jouer le rôle de votre époque. Toujours pour prendre le Sieur Nëlys en exemple, si tandis qu'il discute avec un seigneur japonnais de l'aire Edo, il parvient à garder le rôle d'un noble antique, sa moyenne devrait crever des plafonds - pour changer

Il allait y avoir quelques instants de flottement le temps que tout le monde assimile bien le principe et entre dans son rôle, mais après ca promettait d'être amusant. Que les vêtements soient élégants, voire pour certains aguicheurs était volontaire. Il fallait bien les déconcentrer un petit peu avant, ses élèves!

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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Lun 24 Jan - 10:26

Toujours posé dans un coin, Jin Woo observait le reste des élèves enfiler leurs costumes, attendant que le professeur se prononce enfin sur toute cette mascarade farfelue. D’ailleurs, l’un d’entre eux eut sans doute l’un des pires costumes, hm, Jin Woo avait déjà oublié son nom, enfin c’était celui qui était entré en fanfare dans la classe finissant de prendre son petit-déjeuner. Il ne pouvait pas tomber sur pire, du moins c’était ce que pensait le coréen, qui finalement trouvait son propre costume pas mal et moins gênant que l’autre. Oh, et puis ce n’était qu’un jeu, enfin un cours, mais Jin Woo le prenait comme tel.

D’ailleurs, le mec en pagne s’avança vers lui et l’autre nouveau, oui car ils avaient la malchance d’être nouveaux, pour leur parler de… vengeance ? Le coréen haussa un sourcil étonné, ce demandant quel serait cette vengeance, il n’eut pas le temps de lui demander que déjà il se précipitait sur leur professeur pour le contraindre à se déguiser lui aussi.

Surpris, il n’aurait jamais pensé que Monsieur Wynn se soumettrait à cette obligation, après tout c’était lui le prof, il n’avait pas à écouter ce qu’un élève lui dirait. Peut-être que Jin Woo pensait ainsi, à cause de sa mentalité d’asiatique ? Enfin, quoi qu’il en soit, le professeur se changea à son tour, incarnant le rôle de Cheshire.

Son cœur se mit à battre fort quand il entendit le mot examen, un petit de coup de stress et d’un ! Enfin il fut rassuré de se savoir dispensé de cet examen, finalement être nouveau avait ses avantages.
Nëlys, c’était le nom du gars qu’il avait oublié, semblait ne pas être très apprécié par le professeur qui n’arrêtait pas de le citer et critiquer. Non pas critiquer, je dirais même descendre. Jin Woo retenu alors qu’il valait mieux ne pas être dans les ennemis de monsieur Wynn.

Leur professeur commença alors à leur expliquer ce qu’ils devraient faire pendant ce cours assez spécial. Cependant, Jin Woo ne comprit pas vraiment le contexte. Comment ça jouer le rôle de son personnage en appliquant les mœurs de celui-ci ? Non, le pire était que lui semblait être un pirate, alors expliquez-moi comment diable allait-il bien se comporter s’il devait jouer dans la piraterie !? Super, il avait eu l’un des meilleurs rôles. Allons bon ! Il savait jouer la comédie, il avait déjà tourné dans un petit drama… Il ne put quand même s’empêcher de poser à la question au professeur, il ne voulait quand même pas rater son premier cours !

Il s’approcha de lui et posa alors sa question :

_ Excusez-moi, vous dites qu’il faut bien se comporter et se montrer éduqué, mais quand on est… un pirate ? Enfin je crois que c’est bien ce que je suis, comme je pourrais allier deux genres opposés ?


Un pirate éduqué, pourquoi pas ? Enfin, c’était tout de même étrange. A moins que son costume n’avait rien à voir avec un pirate. Bon, une chose était sûre : Jin Woo était comme qui dirait paumé. Il espérait que le professeur saurait éclairer sa lanterne…
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Madoka Yamaguchi

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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Mar 1 Fév - 20:01

[hj : Désolé pour le temps de réponse ... je ne cache pas que ça risque de se reproduire mais surement sur des durées plus courtes.]

Il ne comptait même plus le nombre de fois qu’il s’était répéter dans sa tête « qu’est ce que je fous là ». Une fois dans son costume bouffant et brodé il avait assisté, comme tout le reste de la classe, au déshabillage intégrale du dénommé Calyel. Par malchance peut-être, il se trouvait légèrement devant l’exhibitionniste et son regard ne manqua pas de faire un détour furtif vers le bas avant de fixer un point invisible à l’autre bout de la pièce. Il sentait à présent à présent la chaleur lui monter aux joues. Il rougissait, comme à chaque fois qu’il était gêner. Mado n’eu d’autre choix que de baisser la tête pour camoufler ses joues et plaqua d’un air dépité sa main contre son visage. Un soupire désespéré sortie entre ses lèvres au milieu du brouhaha de la classe, passant ainsi inaperçu auprès des oreilles inattentives.

Une fois que Calyel fut vêtit de son pauvre pagne, Madoka le vit s’approcher d’un pas décidé dans sa direction et celle de l’autre nouveau. Indubitablement, tous les yeux le suivaient. Il attirait les regards et cela même avant qu’il improvise son strip tease, dés le début. Madoka quand à lui détourna les yeux.
Il marmonna un « si ça te fait plaisir » inaudible qui s’adressait plus à lui-même que pour une quelconque réponse à la remarque de Calyel qui était déjà parti à l’assaut du professeur. Il tourna un regard interrogateur vers le nouveau à côté de lui. Tout deux semblaient se poser la même question. Quelle vengeance ? Ils eurent rapidement la réponse et Madoka s’attendait alors à une réponse cinglante de la part du professeur. Mais à sa grande surprise celui-ci accepta de jouer le jeu. Il se transforma alors en Cheshire cat et étrangement ce déguisement semblait lui allait comme un gant au regard de Mado. Et quand le professeur énonça les règles, il l’apprécia beaucoup moins. Au final il se retrouvait à devoir jouer la comédie. S’immiscer dans le personnage que reflétaient ses habits. La partie était loin d’être gagnée.

Un mélange de théâtre des temps moderne, documentaires historique et autres souvenirs venaient s’entrechoquer dans sa tête sans lui permettre d’en retirer une quelconque aide. Comment pourrait-il bien jouer le rôle d’un homme à la Renaissance. Les mœurs de l’époque étaient bien trop lointaines pour en avoir une image claire et précise. Et bien sur, les rares connaissances scolaire sur la matière ne lui servaient à rien. Madoka observa un instant ce qui se passa autour de lui. Certains élèves semblaient tout aussi perplexes que lui sur les manières d’agir. D’autre, notamment le deuxième nouveau – c’était quoi son nom déjà ? –, allaient même demander conseil au professeur.
Lui pour sa part n’allait rien demander. Tout simplement parce que d’abord il n’avait aucune question. Il savait qu’à l’instant même il devait faire preuve de créativité et de mise en scène. Ce qu’il n’avait pas d’avance et il était fort à parier qu’il n’en aura jamais. Mais aussi parce qu’il allait profiter des questions des autres pour obtenir quelques informations supplémentaire qui peut-être lui servirait ...

Il se colla contre le mur songeur. Associer l’humanisme dans les discussions ne devait pas être bien compliqué à condition qu’on sache manier les mots justement. Accorder cela avec l’art de vivre de l’époque semblait déjà plus contraignant. En gros, s’il fallait tout résumer, il était vraiment mal barré. Encore heureux qu’il soit pour l’instant considéré comme un nouveau. Le fait qu’il soit exclu de la notation l’arrangeait bien mais cela ne durerait pas hélas. En tout cas, ça lui offrait un moment de répits avant le prochain cours. Le « appréciation » venait quand à lui de quitter son esprit. Il n’allait pas jouer la comédie pour une appréciation. Pour l’instant, il observait toujours les autres élèves se plonger dans leurs exercices. Observer était ce qu’il savait faire de mieux et tant qu’on ne l’aura pas contraint à se lancer pour de bon dans l’exercice, il allait rester dans son coin. A final, il concentra notamment son attention sur le dénommé Calyel. Avec ce caractère et ce costume, sa mise en scène promettait d’être intéressante.


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Calyel Nëlys
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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Mar 1 Fév - 21:35

Le grec siffla en voyant son professeur se mettre à nu. Un sourire carnassier aux lèvres tandis qu’il lâchait un :

-Jolie sucette.

Quelques uns ricanèrent, bien vite calmés par le regard polaire du professeur. Ce qui ne fit que faire rire Calyel encore plus. Il ne manqua rien du spectacle, adossé à son mur en regardant Kälte devenir le magnifique Cheshire Cat. Son personnage préféré dans Alice au pays des merveilles. Son intérêt pour l’exerce, jusque là très en dessous de zéro, grimpa en flèche. Il suivit le reste de la classe sagement, sans même râler ou ouvrir la bouche.
Autant dire qu’ils ne passèrent pas inaperçu dans le couloir, et que le beau grec attirait les regards. Étrangement il était le plus dénudé de la classe. Hum … le professeur avait-il fait exprès par le plus grand des hasards ? C’était une possibilité à prendre en compte.

Une fois dans la salle, Kälte expliqua alors quel était le but de l’exercice. Calyel écouta, avec attention, oh miracle. Se comporter comme le personnage que les vêtements représentaient ? Dans son cas il était un esclave grec, vêtu de son seul pagne. Autrement dit il devait obéir à son maître. Un regard à la salle lui apprit que personne ne portait de toge, ni ne se rapprochait de près ou de loin à un homme libre grec. Par conséquent il n’avait pas de maître. Et par extension, rien à faire. Bonheur !
Mais étant dans un jour de bonté, il décida tout de même de participer. Laissant l’un des nouveaux questionner le prof, il s’approcha de l’autre, un peu en retrait. D’après son costume, il incarnait un noble de la Renaissance.

-On est perdu dans l’exercice ? Ça te dis de danser comme à l’époque ? Après tout, la noblesse était friande de réception en tout genre. Et puisque moi je n’ai rien à faire.

Il s’inclina, tant pis si il avait zéro. Il n’était plus à un près.

-My lord, accordez moi cette danse.

Il lui prit la main et le fit sensiblement se rapprocher de lui. Calyel le guidait d’une main fermement posée sur le côté, il lui fit faire de même. A la différence près que le grec ne portait pas de vêtement. Madoka se retrouva à toucher la peau brûlante. Le plus âgé constata non sans sourire qu’il était plus grand que son cavalier, et un peu plus assuré également. Un étudiant A ? Autant faire la conversation pendant la valse.

-Madoka c’est ça ? Enchanté. Tu es nouveau à ce qu’il parait. Première année alors ? Tu as quel âge ?

Il l’assaillait de question , le sourire chaleureux et encourageant. Calyel aimait bien taquiner ses cadets, les pousser dans leurs derniers retranchements, les tester, toujours plus. Mais là, aujourd’hui, il serait sage. L’étudiant voulait simplement faire connaissance, et aider un de ses cadets dans cette épreuve de sadisme imposé par l’autre frigide.

-Moi c’est Calyel. Je suis en troisième année, et j’ai 24 ans.

Il le fit valser à nouveau, bien qu’aucune musique ne vienne guider ses pas. A vrai dire, il se l’imaginait sans mal. Sa prise sur la taille de son cavalier était ferme, sûre. Il n’en profita même pas pour le taquiner, pas avec ce vautour non loin. Il pencha la tête sur le côté, son regard se durcissant quelque peu.

-Tu es tendu ? Il n’y a pas de raison. Détends-toi, suis mes pas. Après ce sera à toi de mener la danse, c’est-ce que faisaient les nobles de la renaissance. Les hommes valsaient, les femmes suivaient. Bon je te l’accorde je n’ai rien d’une dame des grands bals, mais il faudra faire avec.

Lui il s’amusait, et c’était la seule chose qui importait. Tourner un cours sérieux en dérision, voilà ce qui faisait enrager bon nombre de ses professeurs.
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Kälte Wynn

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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Mar 1 Fév - 22:12

Kälte avait sourit en regardant tout ce beau monde se changer dans la joie, la bonne humeur et la motivation tout à fait relative de tous ses agréables petits cobayes et autres camarades de souffrance. L'intérêt de l'exercice est bien de les avoir prit par surprise pour qu'ils ne soient pas capables de se préparer à jouer leur rôle, et ainsi qu'ils soient le plus spontanés possible. L'utilité d'avoir fait le vide dans la salle était de faciliter les changements, mais également de les déstabiliser légèrement. En les choppant par surprise, il avait ainsi pu éviter les bavardages et autres chahuts et avait sa classe prête en le modeste temps record d'un quart d'heure, record donc qu'il venait de décroché haut la main et presque sans montrer sa satisfaction.

Bon, certes, il y a laissé des plumes. Maintenant, il est vêtu en Cheshire. Mais on ne peut pas tout faire. Et puis bon, si ce n'est que le Cheshire, il peut s'y faire à merveille. Mais il se demande pourquoi diable il faut toujours que dès qu'il y a un rôle félin, c'est sur son aimable figure que ca tombe. Un mauvais karma auprès des Dieux? Peut être, qui sait. Avec les instances supérieures, on est capable de tout. Il avait un peu regretté que le costume du politicien grec n'ait pas été pioché. Avec un tel caractère de chien que Calyel comme esclave, c'eut n'eût pu qu'être que cocasse. Et Kälte adorait se moquer au dépend de ses élèves. Certes, beaucoup, tout le monde sauf un en fait, de ses élèves pouvaient dire assez clairement qu'ils n'avaient encore jamais vu le professeur sourire, autrement que d'une manière triste, glaciale, meurtrière ou ironique, bref, jamais comme un vrai sourire devrait être et exprimer en somme, mais pourtant, il ne se gênait pas. Lorsque ses yeux brillaient, c'était chez lui synonyme d'éclats de rire.

Il foudroya le grec du regard en l'entendant le complimenter sur son tatouage. Il avait jamais rien demandé à personne lui, mais il l'avait eu comme récompense après une nuit d'ivresse et plus que probablement de luxure vu les marques dont il s'était réveillé couvert et le fait de pas être dans le bon lit.

- Brillante observation, au moins n'êtes vous pas devenu sourd. Rétorqua-t-il d'un ton aussi tranchant que l'acier.

Tout le monde, même lui malheureusement, étant parés, il décida de mener tout le petit peuple ainsi prêt pour un carnaval en avance jusque dans la salle de bal de l'école où arrivaient déjà plusieurs autres groupes ayant la même mission qu'eux. Les professeurs de mœurs ont décidé qu'ils en avaient marre des montagnes de copies toutes nulles de toute manière, et que entre esclaves du stylo, il fallait se serrer les plumes. Il laissa le grec partir prendre Madoka sous son aile, et se concentra sur la demande fait par le Sieur Woon.

- Et bien votre tenue évoque déjà plus un corsaire qu'un pirate. Les corsaires étaient en relation avec les gouverneurs locaux, et ainsi, pour les plus raffinés, parfaitement maniérés. Pour le bien de cet exercice, c'est ce côté là que vous devrez valoriser.

Ca lui semblait dans sa tête assez clair. Et même si ca ne l'était pas pour son très cher nouvel élève, et bien il devrait réfléchir. Les solutions qui vous tombent tout cuit dans le bec, ca n'existe pas dans la vraie vie, alors pourquoi on aurait la même chose ici. Kälte estimait être là pour les former à agir dans la société, pas les materner et les laisser ensuite aussi vulnérables que des oiseaux à qui on a coupé les ailes.

Ayant terminé sa bonne action, il répondit aux questions d'autres qui avaient besoin que quelques réglages, puis regarda le grec qui faisait une valse autrichienne du dix-septième siècle avec le nouvel élève. Bah, c'était dans le thème de ce second, ilne pouvait qu'approuver la chose. Cependant, il pensa bon d'interpeler son mouton noir spécialisé en siestes pendant ses cours pour éviter qu'il ne dérive trop.

- Sieur Nëlys, je vous rappellerait qu'il n'y a pas que les roturiers qui sont fait esclaves. Et qu'il serait intéressant que votre rôle démontre de l'éducation.

Fidèle à son habitude. On aiguille, mais on n'aide pas totalement.

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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Sam 12 Fév - 13:47

Celui, qui jusque là attirait son attention, n’eut d’autres initiatives que de venir le rejoindre dans son coin. Madoka aurait préféré le regarder de loin faire sa petite mise en scène d’esclave avec quelqu’un d’autre plutôt que de participer directement. Cependant il ne lui vient même pas à l’idée de rembarrer le dénommé Calyel.
Dans sa tête, il lui faisait penser à un de ces animaux nocturne au regard sombre et persan qui guète leur proie à la recherche d’une faiblesse avant d’attaquer. Il ressemblait notamment beaucoup au bat eared Fox, ces petits chiens tellement mignon à la queue touffue qu’on en oublie qu’ils sont avant tout des prédateurs sauvage et non pas des peluches qu’on enfouirait volontiers entre ses bras pour les câliner éternellement.
Passé un instant d’hésitation après la demande du jeune homme, il décida de se plonger dans son rôle en commençant par une petite révérence. Il n’avait peut-être rien à gagner à se lancer dans l’exercice mais il n’avait rien à perdre non plus, donc au lieu de rester dans son coin tel un reclus de la société, autant se dévoiler un peu quand bien même cela l’angoissait.


- Mais avec plaisir.

Répondit-il. Il se sentit ridicule à faire ça et ses joues s’empourprèrent encore plus. Calyel lui saisit la main et le fit se rapprocher de lui. Les quelques centimètre bien visible qui les séparaient encore n’étaient pas suffisant pour Mado qui ignora cependant l’envie de s’écarter. En tout cas, il n’ignora pas le contacte de la peau du jeune homme sur sa pomme. Il retira hâtivement sa main qu’avait soigneusement placé l’étudiant sur son côté sans pour autant l’enlever complètement. Il la laissa à quelques millimètres des hanches du jeune homme comme si une barrière invisible qu’il s’imposait lui-même l’empêchait de le toucher.

- C’est bien ça, j’ai 19 ans et je suis en première année.

Confirma-t-il. L’autre étudiant se présenta à son tour bien que Madoka eu presque déjà tout deviné, excepté peut-être son âge, il lui aurait donné moins, allé savoir pourquoi. Il avait le même âge et était dans la même année qu’une certaine personne que Madoka aurait bien aimé sortir de son registre de connaissance. D’ailleurs, il n’avait toujours pas vue « cette personne » depuis son arrivée. Etais-ce volontaire ou non ?
En face de lui, Calyel ne cessait de sourire et Madoka avait bien du mal à en faire de même. Il devait surement passer à côté pour le coincé totalement perdu … ce qu’il était en fait.
A défaut de musique, il se calqua sur le rythme et les mouvements de Calyel. La valse n’était pas un problème pour Mado, sa mère avait insisté pour le lui apprendre très jeune et en quelque jours il était rapidement devenu bon dans le domaine. Jusqu'à ce qu’il décide de tout abandonné très rapidement. Mais bon, on peut dire que la danse c’est comme le vélo, ça ne s’oubli pas. Il avait peut-être perdu un peu de sa souplesse et de son élégance, ça c’était certains, mais au moins il ne se trompait pas sur les pas.
Et alors que ses pas mimaient ceux de Calyel, son regard quand à lui continuait de fixer des points invisibles dispersés un peu partout dans la salle. Il était stressé et ça se répercutait dans tous les muscles de son corps. Etrangement, ce fut la remarque de l’étudiant qui lui décrocha son premier sourire. Parce qu’il affirmait qu’il n’avait aucune raisons d’être ainsi tendu. C’est sur que ce n’était pas lui qui était collé à un corps nu, mais aussi parce qu’il affirma prendre le rôle de la « femme » un peu plus tard. C’était certains que ce rôle ne lui allait pas du tout aussi bien de part son caractère que de par sa carrure imposante. Si au moins il pouvait l’assimiler facilement à une femme, cela faciliterait bien des choses …


- Danser avec un homme complètement dévêtu n’est pas dans mes habitudes on va dire, comment pourrais-je être à l’aise dans ce cas là ?

Il fronça les sourcils, l’embarra dans le son de sa voix surpassait le ton plaisantin qu’il avait essayé d’aborder.

- Etre guidé n’est pas dans mes habitudes non plus. Je suggère, comme vous l’avez remarqué, d’échanger les rôles ?

Demanda-t-il.
Il recula d’un pas rompant ainsi la valse qu’ils s’étaient improvisés. Il garda dans sa main celle de Calyel. Ses doigts étaient biens plus fins et plus petits que ceux de Calyel. Et il devait continuer à se l’imaginer comme une femme ?
Il approcha la main de ses lèvres dans un salut noble sans pour autant la toucher, pudeur de l’époque oblige et cela l’arrangeait bien.


- J’espère que vous connaitrez cette valse aussi ? Elle est courte, ce qui nous permettra de passer à quelque chose d’autre après.

Oui autre chose car les valse n’étaient pas l’unique centre d’attention des hommes de la renaissance et le Mado espérait passer à quelque chose de plus discret d’une valse au milieu de la salle de cours. Il l’entraina dans ses pas, maladroit, à sa gauche, il constata d’ailleurs qu’un autre groupe c’était mis à danser, une duchesse avec tsar. Ils n’étaient peut-être plus les seuls sur la piste improvisé, mais ce n’était pas une raison pour continuer. Ils devaient donc se servir des points communs qu’ils avaient. L’esclavage existait encore à cette période et la noblesse s’en servait sans pudeur. Que leur faisait-on faire à l’époque ? En tout cas surement pas de la danse. Il devait bien y avoir autre chose …

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Calyel Nëlys
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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Sam 12 Fév - 15:39

Comme toujours le grec avait éclaté de rire aux remarques de son cavalier. Lui n'était que peu gêné de se retrouver avec quelqu'un de quasi nu, d'autres en revanche rougissaient, bafouillaient, et finissaient par fuir se cacher dès que l'objet de leurs fantasmes se dénudait quelque peu.

-Il faut savoir s'adapter aux circonstances, quelles qu'elles soient. Ne te soucie pas de mes vêtements, enfin de ceux que je n'ai pas. Tu dois juste rentrer dans ton rôle.

Il suivit sagement le rythme jusqu'à ce que Madoka propose d'inverser les rôles. Il noua sa main à la sienne, riant un peu de sa tête où se lisait la gêne. Mais Calyel fut obligé de reconnaître que son cavalier entrait à la perfection dans son rôle.
A nouveau ils valsèrent, comme d'autres dans cette salle. Tout le monde se complaisait dans son rôle, sauf le grec qui se retenait. Il profita d'un pas qui le fit se rapprocher du jeune homme pour lui souffler à l'oreille :

-J'ai plusieurs rôles monseigneur. Celui de vous servir en priorité. Savez vous à quoi servaient les esclaves dans l'Antiquité ?

Il s'éloigna de lui et s'arrêta, saluant après la danse. Un coup d'oeil sur le côté lui fit remarquer que leur professeur devait s'ennuyer ferme. Alors Calyel, tenant toujours la main du plus jeune dans la sienne, le fit lentement dériver vers la colonne près de laquelle campait Kälte.

-Pour un chat vous ne remplissez pas votre rôle prof.

Il soupira, leva les yeux au ciel, comme navré par un tel manque de professionnalisme. Puis il en revint à Madoka.

-Les esclaves n'étaient pas que des hommes sans savoir faire. Certains étaient de grands guerriers, d'autres des nobles déchus. La plupart savaient lire et écrire. Ils aidaient leurs maîtres de diverses façons, mais ils faisaient aussi don de leur corps. Les grecs avaient compris les plaisirs que l'on peut tirer du corps d'un homme.

Il s'approcha à nouveau du jeune homme, penchant la tête sur le côté en souriant, comme un innocent.

-Je serais ravi de faire don de ma personne à mon maître si tel est son désir. On ne peut pas confier cette tâche à un simple chat. D'ailleurs vous ne faites pas assez psychopathe à mon goût.

Ajouta le grec à son professeur de maintient. Il eut soudain une idée complètement folle et amusante, pour lui s'entend. Il s'agenouilla face à Madoka et prit doucement sa jambe, lui retirant sa chaussure et remontant le pantalon. Le fixant en souriant, il posa les lèvres sur sa peau, y passant tout juste le bout de la langue.

-Mon maître désire t-il quelque chose ?

Quelques curieux avaient tournés la tête vers eux, non sans rougir, pour certains, à la vue de ce spectacle. Puisque Calyel ne pouvait vraisemblablement pas être au service du joli chaton, il lui faudrait un autre maître. Et ce dernier serait Madoka. L'étudiant se redressa en souriant toujours, de ce sourire carnassier. Par chance pour son jeune cavalier, Calyel ne draguait pas en semaine. Il réservait ces jeux au week end. Mais pourquoi se priver de flirter un peu pendant le cour ? Surtout quand le contexte s'y prêtait. L'animal jeta un coup d'oeil au professeur, passant furtivement sa langue sur ses lèvres. Le glaçon de le Sweet était une proie de choix. Mais ne confondons pas plaisir et étude.
Il reporta son attention sur Madoka, tout sourire. Il attendait simplement l'ordre, espérant que l'autre se prenne au jeu.
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Kälte Wynn

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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Dim 13 Fév - 11:10

Le professeur n'avait pas bougé d'un coin de la pièce. Comme ca, il pouvait observer tout le monde sans même prendre le risque de se faire chopper à revers, et par derrière. Non pas que la position ne lui déplaise dans un autre contexte, mais /SBAAAAAAF/ *nettoie la marque de chaussure incrustée dans sa figure à présent* Bref. Je disais donc avant de me faire agresser sans raison par la censure que Kälte était placidement adossé à une des colonnes en marbre de la pièce , tranquillement dans son coin pour faire en sorte de pouvoir observer sans être surprit à défaut d'être vu. Il y avait quelques un de ses collègues qui en faisaient de même ailleurs, d'autres qui étaient allé se mêler aux convives contre leur gré pour s'amuser et aller leur tirer les fautes comportementales à leur source. Le travail d'équipe,c 'est capital. Ainsi, certains cherchaient à les induire en erreur, d'autres tentaient d'aider ceux qui avaient visiblement sortis les avirons. Kälte était à la vigie, et il comptait bien y rester. Et puis si on lui disait quoi que ce soit, il rétorquerait que c'était dans son rôle. Les félins n'aiment pas la foule et l'agitation. Kälte n'aime pas la foule. Et il n'aime pas qu'on le reluque alors qu'une queue de fourrure se balance paresseusement derrière lui. La survie d'un professeur de mœurs passe par sa capacité à se tirer d'une situation à son désavantage d'une pirouette rhétorique et d'un sourire retors.

Ainsi, en mode planqué, il observait, disséquait, analysait, notait les comportements de ses élèves, et leurs paroles qu'il lisait sur ses lèvres. Souvent, ses yeux revenaient sur l'autre tâche de grec, l'un de ses pires élèves. Ca ne venait pas du fait qu'il soit nul, il le savait plutôt intelligent, mais plutôt du fait de son désintérêt total, et son mépris profond pour sa matière qui le faisait plafonner au plus profond des abysses sans fond. Or, même si il avait un beau corps qu'il fallait bien observer, quand on a quelque chose de beau sous les yeux, le minimum de la décence est de vérifier que ca l'est vraiment, et chercher des petits défauts pour pouvoir ensuite cesser de traiter la chose de belle et avoir un aval dessus, il avait souvent tendance à mettre les pieds dans le plat, chier dans la colle, être l'éléphant dans le magasin de porcelaine, bref, être l'un de ces êtres d'exception qui faisaient d'une atmosphère raffinée l'ambiance conviviale et alcoolisée d'une troisième mi-temps de coupe du monde de rugby. Pour ceux qui n'y ont jamais été, la bière vole aussi souvent dans les airs, et atterrit sur les vêtements que des éclats de rire fusent à un spectacle comique. Or, il fallait que les autres se mettent dans l'ambiance si ils voulaient jouer leurs rôles, et ainsi avoir des bonnes notes.

Ben tiens, en parlant du grec, voilà qu'il s'approchait en valsant de son poste d'observatoire. Aurait-il eu de la fourrure qu'on aurait pu la voir se hérisser. Mais son visage était resté totalement impassible, assez froid au demeurant tandis qu'il scrutait la lueur dans le regard de son mouton noir qui était annonciatrice de complications futures. Et puis voilà qu'il parlait, et voilà que lui se disait qu'il ne s'était malheureusement pas trompé.
En l'entendant, il arqua un sourcil circonspect sans pour autant prendre la peine de répliquer. Une armoire à glace, l'aspect "armoire" en moins, voilà tout ce qu'il présentait. Il ne faisait pas chat à son goût, mais les chats ne répondaient pas en bougeant la queue quand on les appelait. On lui avait dit de faire plus son rôle, et ben merde, il ne répondrait pas. C'était du moins ce que ses yeux laissaient entendre, entre quatre ou cinq promesses de mort par congélation.

Sans montrer aucun signe d'émotion, ou bien même que ce que faisait le grec puisse le faire réagir de quelque manière que ce soit, il le regarda faire son petit manège avec le nouveau. Intérieurement, il pariait que le brun allait paniquer. Si il restait maître de lui et se comportait de manière supérieure, sans pour autant aller le violer, il serait dans son rôle, mais vu comme il paraissait gêné depuis tout à l'heure, il ne pensait pas, à moins de devenir schizophrène, qu'un miracle se ferait.

- A quoi de bon me serviriez vous en tant qu'esclave, je vous le demande bien.

Dans sa voix, on avait pu entendre tout le mépris et l'indifférence de la terre. Il voulait qu'il joue son rôle, et bien soit. Les chats sont réputés pour être indépendants, certes, mais également des parangons d'arrogance et de mépris. Ainsi, il avait entendu démontrer au grec dans son ton que premièrement, il n'avait pas besoin de son autorisation pour estimer qu'il lui appartenait, ensuite qu'il n'avait que faire de ses services, l'estimant totalement i-nu-ti-le. Son regard avait suppléé sa voix, fixant les deux hommes en face de lui comme si il ne voyait que des objets dépourvus du moindre intérêt. Il voulait un chat, il avait un chat.
Ayant, à ses yeux, terminé avec ces deux là, il reporta son attention sur une comtesse qui venait de s'offusquer de s'être fait tripoter par un noble habillé à la mode de Versailles. Il hocha sobrement la tête, les bras croisés, en lisant sur leurs lèvres ce qu'ils s'échangeaient en constatant que le niveau de langue correspondait bien à celui parlé à cette période. Et surtout que même si "la" comtesse le rembarrait, on pouvait entendre dans leurs sous-entendus qu'en réalité, elle l'invitait sous des airs de reproche à continuer ca dans un cadre plus intime. Les deux étaient partis pour avoir une bonne note.

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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Jeu 24 Fév - 14:55

Déjà que son cerveau fonctionnait toujours à plein régime quoi qu’il se passe, là il frôlait dangereusement la surcharge. Trop d’émotion et trop d’embarra d’un coup et surtout trop de sous entendu « tactile ». Il n’y avait pas à dire, Mado avait bien un prédateur en face de lui. Et s’il ne contrôlait pas la situation tout de suite, il se ferrait attaquer la seconde qui suit !
A côté, le professeur semblait les snober, jetant uniquement des regards critiques ci et là dans la salle. La vision de Madoka sur le professeur s’accordait sur le chat d’Alice au pays des merveilles. Son personnage préféré après le lapin. Cheshire Cat était un chat malicieux qui aimait bien faire tourner la tête à Alice tout en l’aidant discrètement par des paroles peu claires mais vraies. Et si jusqu'à présent le professeur semblait s’accorder avec son personnage ou du moins avec son rôle de chat, il était peut-être un peu trop froid pour ressembler au chat d’Alice. L’étudiant n’avait pas vraiment l’impression qu’on l’aidait dans ce cas là. Mais en même temps, il ne réclamait rien alors il ne pouvait pas trop se plaindre …


- Serez-vous vraiment près à obéir à tous mes ordres ? Les esclaves durant la renaissance sont aussi ceux qui commencent à avoir des droits et à gagner en indépendance.

Un blabla inutile qui ne sert à rien d’autre qu’a gagner du temps. Un temps pour réfléchir. Madoka n’était pas très imaginatif et encore moins spontané. S’il ne remodelait pas tout cinq cent mille fois dans sa tête il ne parvenait pas à faire quelque chose de bien.
Les paroles du grec le ramenaient au même constat, qu’a son époque de la renaissance, les esclaves étaient principalement cantonnés aux travaux domestiques, sauf que Calyel ne semblait pas l’avoir pris de ce côté-là. L’idée du don du corps à l’époque de l’antiquité n’avait visiblement, et malheureusement, aucun lien avec les tâches ménagères de la renaissance. Et l’idée qu’il s’en faisait ne plaisait pas du tout à Madoka. Comment pouvait-il se sortir de cette situation ? Les deux s’opposaient en tout point et Mado avait sérieusement l’impression d’être un gibier à l’heure actuelle et dont sa seule occupation était de deviner à quelle sauce il allait être mangé …


- Un bon esclave est censé deviner ce que désir le plus son maitre avant même que celui-ci ne lui demande !

Deuxième gagne temps inutile …
Que désirez-t-il ? Ha bonne question. Il désirait plein de chose, énormément de chose mais rien d’assez puissant pour que ça transparaisse sur son visage rougie par l’embarra. Il désirait aller se planquer dans un trou de sourie, manger une glace aux chocolat (aller savoir pourquoi), de gouter aux lèvres de Calyel (mais ça il ne risquait pas de se l’avouer bien entendu, si Calyel exposait tout par sous entendu, lui de son côté gardait tout dans sa tête), d’aller à la piscine (alors qu’il ne sait pas nager), de retourner le temps (comme si c’était possible) ou encore d’aller tout bonnement dans son lit, se coucher pour le restant de sa vie jusqu'à ce que son prince charmant vienne à sa rencontre. Prince charmant au passage qui n’aurait pas des allures de chien sauvage mais plus celles d’un gentleman des temps moderne.
Il jeta un coup d’œil autour de lui. Tout le monde s’affairait à l’exercice chacun de leur côté, dans leur petit groupe. Des bellâtres dans cette école, il n’y avait que ça. Hélas, pour Mado ça ressemblait plus à un zoo de carnivores où il était le seul petit herbivores … Adieu contes de fée et autres histoires romantiques, ce n’était pas ici que ça se réalisera…


« Ha ! » s’exclama-t-il soudain « A l’époque, en France, les relations entre esclave et maitre, autre que celles dictées par l’église et les mœurs, étaient formellement interdite. Les Français sont apparemment plus coincés que les grecs … »

Dommage je suis français, marmonna-t-il dans sa tête. Et avec une bonne partie des préjugés qui vont avec !

Oui, c’est vrai, il n’avait pas tout a fait répondu à la question de Calyel, et si quelqu’un à l’esprit sain suivait leur discours, il se demanderait pourquoi Mado répondait ça.
Il croisa ses bras pudiquement contre sa poitrine. Venait-il par miracle de se tirer d’une situation embarrassante ? Pas vraiment. En plus de passer pour un dégonflé, il en doutait un peu, le prédateur en face de lui semblait être très imaginatif, contrairement à Madoka qui n’avait que ses connaissances en histoire pour se sortir des situations. Pourtant, malgré ses connaissances, il avait quand même l’impression d’être foutu. Enfin, façon de parler …


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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Dim 27 Fév - 12:43

Que ces gens lui compliquaient la vie. Enter le professeur glaçon qui lui avait foutu un vent royal, et son partenaire de danse qui cherchait un moyen de l'esquiver, il fallait vraiment ruser pour s'amuser. Mais ce défi ne rendait-il pas le jeu plus excitant encore? Oubliant totalement monsieur le chat qui n'avait d'yeux que pour un couple de danseur. Bien, autant jouer avec Madoka alors. Le grec afficha un sourire carnassier, enjôleur, mais reflétant son envie des plus indécente.

-Les français faisaient semblant en public de retenir leurs envies. Mais dans l'intimité, ils étaient plus que dévergondés. Il n'y a qu'à voir les coucheries de leur roi rendues publique ...

Le grec se fit plus sage, examinant longuement le visage de celui qu'il appelait son "maître" le temps de ce cours étrange. Une idée lui vint en tête. Il s'inclina poliment et se dirigea vers le buffet. Il choisit quelques fruits, et retourna près de Madoka.

-Mon maître doit avoir faim, danser ainsi creuse le ventre. J'ai pensé que des fruits vous désaltéreraient en même temps.

Le sourire d'ange aux lèvres, notre grec prit une fraise et la glissa délicatement entre les lèvres de Madoka, le plus naturellement du monde. Il en oublia totalement la présence des autres alentours. C'était une évaluation, il lui fallait pousser son partenaire jusque dans ses derniers retranchements. Aussi, après lui avoir donné quelques fraises, il jubila intérieurement en voyant un peu de jus rouge couler le long de la mâchoire du plus jeune. Il passa son doigt sur la peau pour essuyer, la porta à sa bouche et suça doucement son index, tout en fixant Madoka bien entendu.

-Mon maître permet-il que je le débarrasse ?

Fixant les lèvres rouges, il se pencha sur elles, fit lentement glisser sa langue en savourant le goût des fraises. Calyel recula, triomphant intérieurement.

-Désirez-vous autre chose ?

C'était fourbe comme attaque, très fourbe. Lui en tout cas sentait déjà une certaine tension dans la pièce. Le poids lourd de l'envie, le parfum entêtant du désir qui lui piquait le nez. D'ici à ce qu'il fasse tourner le cours en orgie, il n'y avait pas des kilomètres. Un coup d'oeil au professeur, un sourire innocent qui voulait tout dire. "Professeur, vous participerez j'espère ?"
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MessageSujet: Re: Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]   Dim 27 Fév - 13:49

Kälte se fichait royalement de ce qu'ils pouvaient bien faire. Il était occupé ailleurs, et savait pertinemment où ce diable de grec voulait le mener. Or, lui, il ne voulait pas entrer dans ce jeu. Pas en public, et encore moins en privé en fait. Ainsi, il préférait garder une vision périphérique sur l'assemblée, et surtout ses pensées pour lui même, voire peut être pour les rares télépathes qui eurent put être parmi eux en cet instant présent. Autant dire que ca faisait tout de même peu de gens au total, voire pas du tout mis à part lui même. Il y aurait bien eu quelqu'un pour comprendre ce qu'il pensait à l'instant présent, mais manque de bol, il était mort depuis presque une décennie, et sa seule présence à présent, c'était le nom gravé sur la gourmette qu'il portait à son poignet.

Ainsi, le professeur finit au bout de cinq ou six minutes par se désintéresser de son couple de danseurs. Aucun impair à noter, la note promettait d'être assez conséquente, plaisante également. De quoi mettre tout ce petit monde en joie pour longtemps. Puisque le coefficient allait être assez élevé également, c'était le genre de notes qui cessaient de donner des angoisse en pensant au futur dans cette matière, et c'était d'ailleurs précisément le but des professeurs en organisant cette épreuve. Un peu aussi pour ne pas avoir 180 copies à corriger, et donc une bonne semaine de longue et affreuse souffrance quotidienne subsidiaire. Tout le monde a le droit de paresser un petit peu de temps à autres, ca ne tuera personne. Et puis c'est un bon moment qu'on passe, on s'amuse bien. Pour peu de savoir quoi faire, on s'amuse bien.

Quoi qu'il en soit, ayant terminé de donner une note provisoire à tout le monde, et laissant ses confrères en faire de même, il se réuniraient pour en discuter ensuite de toute manière, il avait regardé le grec faire sa parade nuptiale autour de sa proie, et accessoirement femelle à saillir qui semblait être sur le point de se faire gober toute crue. Et puisque Kälte préférait éviter que tout le monde prenne exemple sur eux et que la partie dégénère dans ce sens là, ca aurait été gênant et assez incommodant à juger tout en restant totalement impartial, il finit, ô doux miracle, par se désouder de sa colonne y laissant quelques pans de peau tant elle s'était greffée au marbre froid et accueillant de ce havre de sécurité et fit quelques pas dans cette nouvelle cour en endossant son rôle, ce qui lui donnait une démarche féline et prédactrice quoi que séductrice au passage parce que les chats sont tout puissants. Ainsi, il passa entre quelques convives, se frotta à eux de manière sensuelle comme les chats le font lorsqu'ils veulent attirer l'attention au pire, faire lamentablement tomber l'humain à qui ils se sont frottés au mieux, réussit à en ressortir parfaitement propre pas un poil de travers, et une coupe de champagne à la main en prime, puis s'approcha du couple maître/esclave avec l'allure nonchalante de celui qui a l'intention de passer à travers tant ils sont inintéressants. Avait-il bougé simplement pour se noyer dans l'alcool? Etait il tombé si bas?

En passant, il heurta "malencontreusement" ce pauvre petit noblement français alors même que son esclave se reculait de ses lèvres qu'il avait passablement léchées, et du fait de ce petit heurt, sa coupe se renversa, tout droit dans le cou du pauvre petit. Le champagne, c'est froid. Voici la douche froide version Cheshire, mes amis! Rien de mieux pour remettre les idées en place et pouvoir réflechir de facon lucide, tout en brisant la tension qui aurait pu monter à ce moment là à cause de ce lapin compulsif de grec.
Notons que le verre qui avait commencé à tomber fut rattrapé avec adresse avant qu'il ne touche le sol par celui qui le portait qui se redressa avec un sourire qui se voulait contrit, bien qu'on devine la perfidie malsaine et joueuse propre à la gent féline derrière celui ci.

- Mrrrrrriawh que je suis maladrrrroit.

Ne cherchez pas à savoir comment il avait fait pour ronronner en parlant tandis qu'il braquait sur la pauvre petite proie un regard plus qu'intense, brûlant presque, mais où on pouvait voir, tout au fond, deux gros "warnings" qui disaient "attention, ne te fais pas bouffer, l'autre en face, il est plus que corriace".
Il pencha la tête sur le côté en acentuant son air contrit, et rendant ses yeux brillants de larmes et plein d'autre choses. Les chats son manipulateurs et odieusement adorables, il en tire avantage, tout en montrant sans le montrer, tout dans le suggestif, qu'il se riait totalement de ce rôle qu'on lui avait collé. Des années d'entrainement, ca ne trompe pas.

- J'ose espérrrrer que vous me pardonnerrrrez...

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Cours de moeurs [Libre, venez donc mes petits *huhuhu*]

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