Sweet Cream School
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 It was so wonderful [PV: Yasuo Ogai]

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MessageSujet: It was so wonderful [PV: Yasuo Ogai]   Mar 19 Oct - 7:37

16h01. Voilà à quelle heure il se réveillait. Ah, la belle affaire! Enfin, c'était « compréhensible » puisqu'il avait fait la fête la veille au soir, avec quelques uns de ses... 'amis'. Ils avaient bu, s'étaient saoulés et ivre comme pas deux, Hishiro s'était traîné jusqu'à la demeure d'un jeune homme qui, le croyait-il, ne tarderait pas à devenir son ami. A présent, il avait un sacré mal de tête et n'était pas particulièrement en avance pour se rendre au magasin et faire quelques courses, d'autant plus qu'il se trouvait à l'autre bout de la ville. C'est pourquoi il s'était dépêché d'engloutir un petit-déjeuner et de s'habiller pour quitter en vitesse l'appartement de son nouvel 'ami' qui dormait encore. Il courait à travers les rues de la ville, hors d'haleine, avec l'impression que quelqu'un lui enfonçait un clou dans la tête, à coups de marteau. Il devait prendre le métro. Il n'avait pas vraiment le choix, aujourd'hui. Il espérait juste parvenir à frauder, parce qu'il ne voulait pas se payer un ticket. Il n'avait pas les 'moyens', d'après lui, pour se payer un nouveau portable, alors un ticket de métro! En revanche, il pouvait encore faire les courses. Gâcher des sous pour quelques verres d'alcool et un ticket, ça l'ennuyait plus qu'autre chose. Heureusement qu'il n'avait pas eu besoin de payer les verres d'alcool, hier soir! Hishiro dévala les escaliers qui se trouvaient non loin de la route, bousculant quelques piétons au passage. Il détestait cette foutue ville pour une seule et unique raison: la population. Il y avait trop de personnes. Trop de bruit. Trop d'agitation. Il avait l'impression d'étouffer, de mourir entre toutes ces personnes qui l'écrasaient, le piétinaient. C'était pire que Paris, vraiment. Il avait toujours détesté Paris mais à ce moment-là, il ignorait encore tout de cette fichue ville de merde. Et honnêtement, Paris était une ville très calme en comparaison à celle-ci.

Hishiro arriva enfin au bas des escaliers et se dirigea droit vers les barrières électriques qui ne s'ouvraient que lorsque le ticket était inséré. Non loin se trouvait un guichet et plusieurs personnes patientaient déjà. Hishiro n'était pas du genre patient et de toute manière, il ne s'agissait que d'UN ticket. Il s'avança avec un air innocent vers les barrières, les mains enfoncées dans ses poches, puis s'assura que personne ne le regardait. Il bondit alors par-dessus l'une des barrières et reprit tranquillement sa marche jusqu'à ce qu'un cri se fasse entendre:


- Hey, toi!

Ça, c'était le signal qu'il attendait et qui signifiait très clairement: « Il est temps que tu cours! ». Il se mit alors à courir alors que des sifflements déchiraient l'air et que des bruits de pas se faisaient entendre derrière lui. Il ne se souciait plus de bousculer les passants qui protestaient, zigzaguait entre les personnes, courait à toutes jambes dans l'espoir de pouvoir s'engouffrer dans un métro. Il fallait espérer qu'un soit stationné en gare pour qu'il puisse le prendre et n'ait pas besoin d'attendre au risque de se faire attraper par les flics qui couraient derrière lui en tenant tant bien que mal leur casquette et en soufflant dans leur sifflet jusqu'à vider leurs poumons. Hishiro dévala les escalators, faisant lâcher prise à un homme qui tenait une valise. Cette dernière se retrouva bientôt tout en bas, le contenu renversé et répandu au sol. Hishiro, évidemment, ne prit pas la peine de présenter des excuses alors que l'autre criait à travers toute la gare, hors de lui, et le dénonçait aux policiers en leur indiquant où se trouvait le jeune homme. Par pur esprit de vengeance, Hishiro piétina les feuilles de l'homme qui siffla de rage et courut à toute allure vers le quai où se trouvait un métro et dont les portes commençaient à se refermer lentement.

- ATTENDEEEEEZ!!!

Ça, c'était le cri à l'intention des passagers du métro pour que ces derniers retiennent les portes mais s'ils apercevaient les policiers, ils n'auraient pas de pitié envers lui.

- MONSIEUR, ARRÊTEZ-VOUS!
- ALLEZ VOUS FAIRE VOIR!


Heureusement pour lui, il était mince. Hishiro se jeta si violemment dans le métro, en se plaçant de profil pour pouvoir passer, qu'il poussa accidentellement plusieurs personnes et se retrouva plaqué contre le torse d'un homme qui se tenait près d'une fenêtre. Toutes les personnes tentèrent de reprendre leur position initiale en protestant, évitant de piétiner les uns et les autres et donner des coups au hasard. Le métro démarra et s'arrêta si brutalement que tous les wagons furent secoués autant que les passagers. Il avait cru être sauvé. Il avait CRU s'en être tiré et cet abruti de chauffeur de métro avait arrêté le métro et ouvrait les portes!!! Les deux policiers purent passer aisément alors que les personnes leur faisaient de la place.

- Et merde...

Hishiro tenta de se faire tout petit pour passer inaperçu mais les policiers eurent tôt fait de le rattraper. Ils se plantèrent juste en face de lui et le regardèrent de haut.

- Monsieur, veuillez nous suivre hors du métro...
- Non, mais attendez, je dois me rendre au centre-ville, j'ai des courses à faire, moi!
- Vous avez fraudé, veuillez nous suivre.
- Mais 'j'ai pas d'argent'!
- Ce n'est pas une excuse. Veuillez nous suivre immédiatement.
- Mais bordel, je suis pauvre! Je suis qu'un gamin! Vous allez pas non plus chouiner juste parce qu'un imbécile comme moi a fraudé!
- Vous êtes en état d'arrestation!
- QUOI?


Alors là c'était trop fort! VRAIMENT! Hishiro tenta encore de protester, de fuir ou de se justifier, même de se débattre comme les policiers l'agrippaient, mais il fut vivement retourné et violemment plaqué contre la vitre, alors que des menottes étaient passées autour de ses poignets et qu'il criait à s'en casser la voix pour les supplier de le libérer. Mais les policiers le traînaient déjà hors du métro...
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MessageSujet: Re: It was so wonderful [PV: Yasuo Ogai]   Mar 19 Oct - 16:32

Après seulement quelques jours, les journées à la Sweet étaient devenues des supplices perpétuels. A errer dans des couloirs remplis d’idiots de toute sorte, je commençais à craindre pour ma santé mentale. Aussi, bien que j’eus hésité un peu avant de me lancer dans cette grande « aventure », j’avais finalement pris la décision de quitter l’école une journée complète pour profiter de la ville qui était à proximité. Les sorties de ce type n’était pas mon fort... Quand j’étais encore dans la demeure familiale, je ne quittais celle-ci que pour mes cours ou, plus exceptionnellement, lorsque que mes parents m’en donnaient l’ordre. Flâner n’était donc pas dans la liste de mes activités journalières. Je ne m’étais d’ailleurs jamais attelé à pareille tâche... Et j’étais bien curieux de savoir quels seraient les surprises que ce nouveau passe-temps m’apporterait.

Donc, le matin très tôt, aux alentours de 08h00 me semble-t-il, je m’étais retrouvé fin prêt pour le grand départ. Après une bonne douche et une préparation minutieuse, je me retrouvais soigneusement coiffé d’un ruban rouge et arborant mon plus beau kimono, histoire de faire bonne impression dans la rue. Enfin plutôt pour afficher aux yeux de tous la richesse de ma situation sociale qui me rendait si fier. Pour le coup, je m’étais même, pour l’occasion, muni d’une jolie ombrelle que j’avais troqué (chose rare) contre mon ôgi. Oh bien entendu, je gardais celui-ci dans une de mes manches, juste au cas où, mais je ne pensais pas en avoir l’utilité aujourd’hui. Pour l’ombrelle... Le temps ne s’y prêtait pas tant que ça : le vent soufflait pas mal, mais le soleil était tout de même très fort, aussi, je n’avais préféré courir aucun risque. Mieux valait prévenir que guérir. Je ne souhaitais pas blesser mon teint si parfait. A part cela, comme tout bagage pour mon imminente excursion, j’avais choisis un petit porte-monnaie en cuir d’une marque célèbre que je ne citerais point, dans lequel j’avais caché pièces d’identités, carte de crédit (merci père et mère) et un peu de monnaie liquide. Et j’avais caché ce trésor dans la ceinture de mon kimono, espérant qu’il y serait à l’abri d’une éventuelle tentative de vol. Et puis voilà, vers les 08h30, ma « calèche » était arrivée à bon port. Un taxi était venu me prendre devant la Sweet, car je me refusais à monter dans un métro. C’était pour les gens du peuple... Je ne pouvais tolérer un tel moyen de transport. Déjà que j’avais du mal avec les véhicules motorisés. Ce taxi ne m’avait d’ailleurs guère plu. J’étais toujours plus à l’aise à pieds, à cheval (véridique) ou plus rarement à vélo. Mais pour les grandes distances, le choix finissait par s’imposer à nous.

Le taxi me déposa vers 09h15 aux abords du centre ville. Le chauffeur avait rouspété, prétextant que la foule lui coûterait de s’engager dans les bouchons, et que plus il mettrait de temps à arriver à bon port, plus le prix du trajet me sortirait par les yeux. Je lui avais calmement expliqué que l’argent n’était pas un problème, mais j’avais finis par comprendre que ce sale bougre n’avait simplement aucune patience. Aussi, j’avais finis par descendre, bien qu’un peu contrarié. Le reste du trajet jusqu’en plein cœur de la ville se ferait donc à pieds. Après tout, j’aurais du m’en enthousiasmer, mais ce n’était point évident quand je constatais que, même en périphérie, la cité était noire de monde. Je n’étais pas du tout habitué à une telle affluence de gens, et cela me perturbait quelque peu. Aussi, je dus rapidement trouver un lieu où le calme me préserverait de la cohue de la foule. J’avais horreur du bruit, et de voir dans les rues tous ces gens incroyablement pressés qui marchaient à une vitesse folle, n’observant que le sol où le cadran de leur cellulaires. A plusieurs reprises, on me bouscula, sans la moindre excuse, et, les rares fois où l’ont s’arrêtait, c’était pour m’observer avec étonnement ou amusement. Je vis même des personnes me prendre en photo avec leur portable. J’en frissonnais. Je n’étais quand même pas une attraction. Bon certes, mes vêtements n’étaient pas dans l’air du temps, ni de la ville, mais au moins, je ne passais pas ma vie à glousser de bonheur en ayant comme seul ami un appareil mobile. Non, en fait, moi je n’avais même pas d’amis. Comment serait-il possible que cela arrive ? Je ne trouvais personne qui soit à la hauteur. Et les rares gens avec qui je « sympathisais » finissaient dans un lit à mes côtés, et ce pour une très brève période.

Quoiqu’il en soit, cette atmosphère devenait insoutenable, et, après une très longue heure qui me parut interminable passée à parcourir le flot de civils, je m’étais en quelque sorte « caché » dans un salon de thé qui avait attiré mon œil. La façade était très jolie, presque luxueuse, et les accompagnements proposés semblaient succulent. 10h15. Je m’étais assis à une table près d’une grande baie vitrée qui donnait sur l’extérieur. Je pouvais ainsi observer la rue, et cela me faisait une distraction. J’étais soulagé de ne plus me trouver étouffé entre tous ces passants. J’eus aussi l’agréable surprise de trouver, dans le petit commerce, une collection de livres mise à disposition des clients. Je ne m’étais donc pas gêné pour en prendre un. Finalement, ma journée ne serait pas si différente que celles passées à l’école : un ouvrage, une tasse de thé et rien d’autre qu’un calme morbide. Mais au moins, le paysage demeurait différent.

Vers 10h40, on daigna enfin prendre ma commande, et je me retrouvai 20 minutes plus tard avec une assiette soutenant un éclair au chocolat accompagné de deux biscuits à la fraise, puis d’un très bon thé à la pêche. Et ces gourmandises escortées par ma lecture réussirent à me clouer à ma chaise jusque dans l’après-midi. A 14h00, je quittais les lieux pour me réfugier dans la boutique qui faisait face au salon de thé. J’avais eut tout le loisir, pendant ma longue « pause », d’en admirer la devanture avec la plus grande des attentions, quand mes yeux avaient déviés à quelques maigres reprises de mon livre. C’était une boutique de souvenirs de luxe. Il y avait des bijoux et habillements hors de prix typiquement écossais, ainsi que des bouteilles d’alcool tout aussi chères, puis d’autres petites choses qui me firent hésiter un long moment quant aux cadeaux que je pourrais acheter en souvenir. Je finis par me décider à acheter une paire de boucles d’oreilles en diamant pour ma mère, une bouteille d’alcool au délicieux parfum pour mon père, puis enfin, je choisis de prendre pour mon frère une bague pour homme incroyablement chère, que je me procurais d’ailleurs en double, mais dans une taille plus fine, histoire de pouvoir porter le même modèle à l’un de mes doigts. C’était une idée bien bête, indigne de moi et qui serait vu d’un très mauvais œil par l’intéressé... Aussi, je finis par me convaincre que jamais je n’offrirais cet anneau à mon frère. Pourtant, cela ne m’empêcha pas de l’acheter.

Mes emplettes terminées, il devait être 14h30. Je retournais alors dans la rue, redoublant d’attention cette fois, ne voulant pas qu’on me bouscule si violemment que je pourrais en perdre mon sac d’achats. Je me dirigeais précautionneusement vers une des routes, espérant prendre un taxi, mais la foule était si dense et tellement de gens se disputaient les véhicules que je dus renoncer. Mais comment allais-je rentrer ? Je n’en avais aucune idée, mais si je souhaitais trouver un taxi, il fallait que je me rende dans un endroit plus calme... A des kilomètres du centre ville. Et je n’avais plus du tout envie de marcher parmi la populace, cela avait le don de m’oppresser. Aussi, je du faire un douloureux choix : me résoudre à prendre le tramway. Cette idée était quelque peu affolante, je me demandais si j’en serais réellement capable, mais je n’avais guère d’autre choix. Tant pis, j’aurais tout le trajet pour me décider. Courageusement, je me dirigeais vers les marches qui menaient aux lignes de transport. Une fois en bas, je dus m’arrêter à un guichet pour prendre un ticket. Une fois le ticket en main, je me rendis compte qu’il était trop tard pour revenir sur mes pas... Aussi, je passais les barrières automatiques et me retrouvais, plus rapidement que je ne le pensais à attendre le prochain tram.

Je partis m’assoir sur un banc, en attendant celui qui conviendrait, ou plutôt... Celui qui serait le moins bondé et cela... Je sentais que j’allais devoir l’attendre longtemps ! Quand une dizaine de gens descendaient à un arrêt, c’était le double, voir le triple de ces personnes qui pénétraient dans le « véhicule ». J’étais tout bonnement choqué, et n’osait pas me décider à entrer dans l’un des trams en voyant, à travers les fenêtres, les passagers qui se serraient comme des sardines les uns aux autres. Le contact physique ne me dérangeait pas, mais... A ce point là, je préférais m’en passer. Et les minutes passèrent, puis les heures sans que je ne puisse me décider. Quand je me rendis compte qu’une heure et demie venait de s’écouler sans changement, je n’eus d’autre choix que taire mes angoisses et me prendre par la main : sinon, je ne rentrerais jamais à la Sweet... D’ailleurs, c’était bien la première fois que j’avais autant envie d’être à cet endroit ! Rien ne pouvait être pire que cette ligne de tramway ! Je me levais donc, et, d’une démarche hésitante, je me rapprochais de l’engin surpeuplé, quand un cri me fit sursauter :


Citation :
« ATTENDEEEEEZ !!! »

Quelqu’un me doubla ensuite précipitamment, manquant presque de me faire tomber. Mon sac des emplettes de la journée, lui, n’avait pas eut autant de chance. Et c’est avec horreur que j’entendis la bouteille d’alcool se briser. Je lâchais alors mon ombrelle et me hâtais de ramasser le sac pour y extirper les bijoux qui n’avaient pas eus le temps de faire trempette. Pour le sac et la bouteille, je ne pouvais rien faire... Agacé, je posais les yeux sur l’auteur de ce terrible crime – alors que je rassemblais les bouts de verre et le sac trempé pour aller les jeter dans la poubelle la plus proche – et le vit carrément se jeter dans le tram. Je restais coi de surprise à cette vision, complètement abasourdi par un tel sans-gêne. Finalement, l’intervention d’un groupe de policiers me fit sortir de mon hébétude. Visiblement, ce personnage si pressé était poursuivit. Et le tram ne fit même pas un mètre que déjà, la fuite du garçon venait de cesser. La machine ouvrit ses portes, et les agents de police allèrent chercher le fuyard. Je rangeais alors en vitesse les bijoux dans mon porte-monnaie et ramassait mon ombrelle que je fermais. Je profitais ensuite de l’agitation soudaine et de l’espace laissé autour des policiers pour me trouver une place dans le véhicule, près de la porte de sortie. J’étais enfin tiré d’affaire. Ou presque... A vrai dire, il me fallait trouver un nouveau cadeau pour mon père... Quoi donc ? Je tentais de réfléchir, mais l’altercation entre le voyou et les agents de police m’en empêchait :

Citation :
« Monsieur, veuillez nous suivre hors du métro... »
« Non, mais attendez, je dois me rendre au centre-ville, j'ai des courses à faire, moi ! »
« Vous avez fraudé, veuillez nous suivre. »
« Mais j'ai pas d'argent ! »
« Ce n'est pas une excuse. Veuillez nous suivre immédiatement. »
« Mais bordel, je suis pauvre ! Je suis qu'un gamin ! Vous n’allez pas non plus chouiner juste parce qu'un imbécile comme moi a fraudé ! »
« Vous êtes en état d'arrestation ! »
« QUOI ? »

Et il s’enfonçait, il continuait de s’enfoncer. Outrage à agent, ça allait lui couter cher. Un « tss » quitta mes lèvres alors que je voyais les policiers menotter l’individu, quand soudain, une idée me traversa l’esprit... Alors que les deux hommes dirigeaient le petit « bandit » vers la sortie du tram, je leur barrais la route. Un doux sourire aux lèvres, l’air un peu gêné, j’échappais un petit « excusez-moi » pour amadouer les deux justiciers, puis ajoutais :

Citation :
« Je ne voudrais pas interférer dans votre travail messieurs les agents, mais je sais ce que c’est que d’être pressé. Vous devez sans doute le savoir également, dans cette ville, il est difficile de pouvoir circuler de sorte à ce qu’on soit ponctuel. Je me sens vraiment peiné par cette personne. Si vous me le permettez, j’aimerais payer sa place. Ainsi, tout sera arrangé. »

Les deux hommes me toisèrent avec indécision, aussi, je sortais de la ceinture de mon kimono mon porte-monnaie et en extirpait deux billets qui étaient bien au-dessus de la valeur d’un ticket de tram. Je tendis l’argent aux policiers, puis expliquais poliment :

Citation :
« Je pense que ce tram a prit assez de retard comme ça. Je pense à ces pauvres gens qui ont hâte de quitter ce quai, alors s’il vous plait, gardez la monnaie, ça n’a guère d’importance. »

Les deux hommes se regardèrent et finalement, ils enlevèrent les menottes des poignets du garçon, puis prirent l’argent, avant de finalement quitter les lieux. Je les saluais d’une courbette respectueuse, puis les portes du tram se fermèrent sur eux, et soudain, les passagers se détendirent, reprenant la place qui leur avait manqué dès la venue des agents de police. Aussi, je dus me plaquer contre les portes et entraina près de moi l’individu que je venais de « sauver ». Sans un mot, sans la moindre expression, je le regardais avec attention, de la tête aux pieds. Cheveux bruns, peau plus ou moins pâle, yeux très en amende, vêtements dégradants... Un japonais, encore... Je n’arrivais pas à me faire à l’idée qu’il y ait autant de nippon dans cette ville d’Ecosse, c’était surréaliste. Ils se sentaient si mal que ça au pays ? Enfin, ça n’avait aucune importance. Toujours silencieux, je me décidais à prendre la parole quand, suite à un mouvement soudain du tram, mon vis-à-vis se retrouva encore plus près de moi. Personne n’entendrait alors ce qui allait suivre. Un sourire étira mes lèvres, puis je dis :

Citation :
« Vous savez que, dans votre précipitation, vous avez cassé une bouteille de Whisky typiquement Ecossais d’une valeur de £ 1,231.74 (environ 1 400.00€) ? Avez-vous les moyens de la rembourser ? Je serais intéressé de le savoir... »

Mon sourire se fit encore plus grand alors que, mine de rien, je posais une main sur le torse de la personne qui me faisait face. Certainement pour marquer une proximité, ou alors... ?
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MessageSujet: Re: It was so wonderful [PV: Yasuo Ogai]   Jeu 21 Oct - 7:54

Ils osaient... Ils osaient poser leurs sales pattes sur lui. Ils osaient le menotter, lui! Mais il n'avait rien fait! Ce n'était qu'un malheureux ticket qui ne coûtait trois fois rien! Les gens étaient décidément bien capables de tout faire pour gagner un peu de fric. Mais où donc allait le monde? Hishiro poussa un profond soupir à fendre l'âme et grogna, tandis que les policiers le menaient sans douceur vers les portes du tramway. Bon... Non seulement il ne pouvait pas faire les courses aujourd'hui, mais en plus il allait perdre son temps dans un commissariat. Le monde était tellement bien fait... Exaspéré, agacé de cette journée qui venait à peine de commencer (pour lui), Hishiro maudissait son colocataire de ne pas se bouger les fesses pour faire les courses ou alors s'occuper des tâches ménagères de l'appartement. Il passait tout son temps enfermé dans sa chambre quand il ne sortait pas pour travailler, ce salaud! Et il pensait que les choses se faisaient d'elles-mêmes? Le jour où il n'y aurait plus de nourriture dans le frigo, alors il serait bien capable de se laisser mourir de faim. Qu'il crève donc! Il méritait bien ça. Parce que maintenant, c'était Hishiro qui se tapait tout, qui se faisait arrêter à cause de lui, qui subissait les conséquences de ce qui se passait. Il allait le lui faire regretter. Et pour commencer, il ne ferait plus rien, quitte à ce que l'appartement ressemble à un véritable dépotoir. D'ailleurs, il allait y donner une fête pour que la crasse et la saleté s'installent dans les lieux. Ensuite, plus de courses! Donc ça signifiait plus de nourriture ni de papier toilettes, rien! Lui se payerait à manger, irait dans des toilettes publiques et s'occuperait d'entretenir sa chambre... parce que c'était sa pièce à lui, son lieu de vie privée. La chambre lui appartenait, il refusait qu'elle ressemble à une poubelle.

Hishiro se passa la langue sur les lèvres et leva les yeux au ciel. Les policiers s'interrompirent soudainement lorsqu'un voix se fit entendre. Surpris, le jeune homme tourna la tête et haussa les sourcils en dévisageant d'un œil torve l'idiot accoutré d'une étrange tenue et qui prenait la peine de le sortir d'embarras. Ah, s'il savait à qui il avait affaire, alors il était certain qu'il n'aurait JAMAIS voulu lui venir en aide! Non, mais vraiment. Quel imbécile. Et puis, c'était quoi cet habit? Il voulait ressembler à une femme avec cette 'robe' et ses longs cheveux ou quoi?


- Ça va! Je peux très bien m'en sortir seul, je suis assez grand...

Mais les deux autres gus qui lui servaient de policiers semblaient plus intéressés par le fric qu'autre chose. Ils prirent l'argent que leur tendait l'inconnu, enlevèrent les menottes aux poignets de Hishiro et s'en allèrent d'un pas tranquille tout en souriant et riant, alors qu'ils discutaient déjà de bar et de bières. Les portes du tram se refermèrent tranquillement et la machine se mit en marche dans un rapide mouvement, si bien que Hishiro en perdit l'équilibre et se retrouva plaqué contre le torse du jeune homme qui l'avait tiré d'embarras. Il s'écarta vivement de lui, mais un sourire étirait les lèvres de l'inconnu. Pourquoi souriait-il ainsi? Il avait certainement une idée perverse derrière la tête sinon, il ne le regarderait pas de la sorte. Quoi? Il voulait une récompense ou quelque chose en échange pour l'avoir aidé? Cela n'étonnerait guère Hishiro qui fronçait les sourcils et le regardait avec froideur, comme s'il tentait de sonder son esprit.

Enfin, le jeune homme se décida à prendre la parole. Sa voix était douce, suave... mais il y avait quelque chose d'autre en plus. Quelque chose que ne parvenait pas à définir Hishiro. Il lui parlait d'une bouteille de Whisky qui coûtait extrêmement cher. Hishiro se contenta de hausser des épaules.


- Et alors? De un, qui me prouve que c'est moi qui l'ait cassée? De deux, ce n'est pas ma bouteille donc j'en ai rien à foutre. De trois, vous êtes aussi pervers que les habitants de cette ville. Vous ne pensez que par votre bite, c'est tout.

Hé, qui avait dit que Hishiro était un gentil garçon qui parlait avec respect et politesse aux autres personnes? Il n'en était rien, bien au contraire. Hishiro avait deviné les intentions de ce garçon et il savait que ce dernier ne lâcherait pas prise tant qu'il n'aurait pas ce qu'il voulait. Ça pouvait facilement se lire sur son regard, dans ses yeux. Soit...

- Si je dois jouer la pute, Ok. Mais ça ne fera pas de vous le plus saint des hommes et croyez bien que je vais m'amuser à le crier sur tous les toits. Votre réputation, si vous en avez une, va rapidement descendre.

Lui, il n'en avait rien à faire de sa réputation. En vérité, cette dernière avait même des chances de grimper auprès de ses 'amis' lorsque ces derniers découvriraient qu'il s'était fait un riche. Oui, ce jeune homme était riche, sinon il ne porterait pas de tels vêtements, et il n'achèterait pas une simple bouteille de Whisky aussi chère. S'il voulait frimer et se vanter c'était son problème, non celui de Hishiro. Quoi qu'il en soit, s'il avait des amis ou une famille et qui apprendrait ce que leur fils avait fait, ce dernier en prendrait un sacré coup. Le bouche-à-oreille... quoi de plus terrible?

Ah, mais avant! Il avait des courses à faire.



Non, en fait non. Tout bien réfléchi, son colocataire allait se démerder seul pour bouffer, quitte à ce qu'il doive ramasser des miettes sur le tapis. Hishiro commençait très sérieusement à en avoir marre de l'entretenir et jouer le rôle de la maman. Il n'était pas censé être mère ni femme de ménage. Il était un mec, quoi!


- Bon, alors? On s'arrête à quel arrêt? Parce que je compte pas le faire chez moi, y a un imbécile de colocataire qui risquerait de nous entendre.

Hors de question que ce dernier s'immisce dans sa vie privée. Bon, ce ne serait qu'une partie de jambes en l'air, certes, mais ça agaçait tout de même Hishiro. Et si ce richard n'était pas pas content, alors il serait privé de sexe et n'aurait en plus pas son argent. Il fallait tout de même faire un choix. Et il ne pouvait pas porter plainte car il n'avait pas la moindre preuve sans compter que personne ne portait plainte pour ce genre d'idiotie. 'Monsieur le juge, cet insouciant a cassé ma bouteille de Whisky accidentellement, je veux être remboursé ou alors qu'il soit enfermé!'. Non, mais vous imaginez? Le monde courrait à sa perte! Les mains furieusement enfoncées dans ses poches, Hishiro se disait que ce n'était pas son jour, aujourd'hui.

[Désolée si certaines phrases sont vulgaires, mais ça fait parti du caractère de Hishiro ._.]
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MessageSujet: Re: It was so wonderful [PV: Yasuo Ogai]   Sam 30 Oct - 17:56

Je ne mis pas bien longtemps à me rendre compte que ce garçon ne serait guère très concilient. Et je trouvais son langage fort déplacé envers moi, alors que je venais certainement de lui éviter une douce et agréable nuit en garde à vue. Que voulez-vous ? Les jeunes de nos jours n’avaient plus la moindre reconnaissance pour rien. J’aurais tout aussi bien pus le sauver de la mort, que j’étais certain que sa réaction n’eut pas été plus différente. Mais, ça n’avait pas tant d’importance après tout... Ce n’était qu’une rencontre éphémère. Cette personne, je ne la reverrais certainement pas par la suite. Alors, cela ne servait à rien que je tente de lui donner une petite leçon d’éthique sur son comportement oral. Il oublierait, et moi aussi. Ce serait inutilement gaspiller ma salive. Et j’avais horreur de ça ! Mais ceci n’ayant aucun rapport avec cela, je n’avais pas pour autant l’intention de le laisser m’ignorer et se déculpabiliser de cet incident avec la bouteille de whisky ! Oui, ma bonté avait des limites... Enfin bonté, c’était un bien grand mot pour quelqu’un comme moi non ? Mon sourire se fit un peu plus grand. J’éloignais ma main du torse de l’inconnu : les sous-entendus étaient terminés. Je n’appréciais pas particulièrement que l’ont me croit capable de ne réfléchir que par les côtés sexuel que certaines situations de ce type pouvait m’apporter. D’ailleurs, ce pauvre garçon était légèrement éloigné de la vérité. Mes lèvres et mon regard pouvait très bien démontrer une authentique envie de « jouer », j’avais beaucoup plus d’aise à maîtriser mes pensées plutôt que les expressions de mon visage, qui me trahissaient souvent en toute inconscience des choses.

Malgré tout, ces fameuses « expressions » avaient déjà eues leur effet, car mon vis-à-vis se « proposait » déjà à jouer les filles de joie, juste pour se faire rembourser. Je me sentis soudain amusé, me retins même de rire assez difficilement, en me mordant la lèvre. Ce geste risquait d’être lui aussi mal interprété, mais tant pis ! Posant une main sur ma joue, l’air pensif, j’observais une nouvelle fois le garçon de haut en bas. Il était bien gentil de vouloir penser à ma « réputation », mais certainement devait-il mieux réfléchir à la sienne aux vues de ses propos et de ses réflexions. Je finis alors par répondre :


Citation :
« Ma réputation vous dîtes ? Je n’en ais pas la moindre dans ce pays, je viens d’arriver très récemment. Mais bon, si vous souhaitez tant que cela nuire à une possible « étiquette » que l’on puisse me donner, soit. Cela ne me gêne en rien, je ne resterais pas longtemps en Écosse de toute évidence. Et puis... Je n’attache guère d’importance à ce que les autres pensent de moi. »

Voilà que ce petit point était éclairci. Et sur ce, je me mis à réfléchir à la façon dont je pourrais tirer profit de la situation. Le sexe pouvait, en effet, réparer ce petit incident, mais pour le moment, je préférais envisager d’autres alternatives. Physiquement, je ne reprochais rien à ce singulier garçon, mais je devais avouer que j’avais pour habitude de jouer avec le corps de personnes un peu plus « classes ». Cette façon de s’habiller, cette conduite... Ca ne me plaisait guère. Déjà, cela me faisait me persuader que cet inconnu n’aurait certainement pas les moyens de me racheter une bouteille. Cela aurait été la solution la plus simple, mais également la plus rapide. Il fallait donc que je trouve autre chose. Et quelque chose qui me plairait, de préférence. Ce n’était pas très évident, mon intérêt était tout bonnement restreint, et je doutais fort que ce pauvre petit « voyou » puisse m’être d’une quelconque aide... Finalement, le seul moyen de me distraire serait de me moquer de lui. Jouer le « bouffon du Roi »... Accepterait-il ? Je ne voulais même pas l’imaginer. En fin de compte, toute cette histoire était puérile. Et puis même, je perdais mon temps. Ce type ne me serait pas de la moindre utilité. Ce n’était pas nouveau... Personne ne pouvait me satisfaire, jamais. J’étais peut-être trop pointilleux concernant mes relations ? Ce qui faisait que je n’en avais aucune en dehors de ma brave liste d’amants. Ce garçon avait peut-être raison ? Je ne pensais qu’avec ma virilité !

Je soupirais, et jetais un coup d’œil autour de moi. Je n’avais rien à faire ici. Cette journée avait été une erreur depuis le début. Peut-être n’aurais-je pas dû quitter la Sweet ? Sans doute n’aurais-je pas dû quitter la demeure familiale. Quelqu’un comme moi ne pouvais pas évoluer dans un environnement pareil, trop différent, trop insupportable. Je perdais mon temps. Finalement, j’étais beaucoup plus doué pour jouer les marionnettes. Ainsi, les choses me paraissaient moins compliquées. Je finis alors par délaisser mes réflexions. Mon vis-à-vis me demandait déjà quel arrêt nous devions choisir. Qu’en savais-je ? Je ne connaissais pas cette ville, les transports en commun m’horripilais, je n’étais pas au courant de ce genre de détails. J’haussais les épaules, puis répondis :


Citation :
« Peu importe, du moment que nous pouvons descendre... Vous devez certainement en savoir plus sur cette ville que moi, je vous laisse donc choisir. »

Suite à mes mots, le tram s’arrêta, et une nouvelle fournée de passagers s’engouffra dans la machine. On y était de plus en plus à l’étroit, et me retrouver collé à des personnes que je ne pas ne m’inspirait guère confiance. J’avais avec moi des objets d’une valeur qui ferait sortir leurs yeux de leurs orbites à pratiquement tous ces gens qui m’entouraient. Je fis une grimace alors qu’un homme plus ou moins suspect s’avança vers nous pour trouver une place. Il était beaucoup trop près, et son regard sur mon voisin, puis bientôt sur moi paraissait bien louche. J’attrapais alors doucement les avant-bras de mon nouveau « compagnon », et le fit se rapprocher de moi, me serrant contre lui comme si nous eûmes été intimes. Je remarquais, à ce geste, un voile de déception devant les yeux de la personne qui nous observait. Soulagé, je décidais de ne plus me soucier de lui, mais prévint tout de même le garçon qui me tenait désormais dans ses bras (par la force des choses). J’approchais alors mes lèvres de son oreille, feignant une quelconque intimité, puis je dis, tout bas, pour que l’homme douteux ne réussisse à percevoir mes propos :

Citation :
« Écoutez, nous descendrons à la station de votre choix, et de là, vous m’aiderez à trouver un taxi, après quoi, je vous laisserez en paix. Mais en attendant, vous allez jouer les gardes du corps. Je trouve que c’est une requête tout à fait correcte aux vues de l’accident que vous avez causé. »

Je n’avais guère envie de me retrouver dans une situation fâcheuse. Les gens dans ce tram paraissaient bizarres, et tout particulièrement cet homme à nos côtés. De toute évidence, ce sombre personnage devait nous prendre pour un couple « normal ». Ma tenue et mon visage efféminé n’arrangeant en rien les choses... Mais au moins, j’étais en sécurité. Aussi, je préférais ne prendre aucun risque. Mon visage s’éloigna légèrement de celui de mon interlocuteur, puis se rapprocha à nouveau pour que mes lèvres puissent toucher sa joue. Je lui adressais ensuite un sourire, puis dis, un peu plus fort cette fois, mais d’une fois très douce et calme :

Citation :
« Mon chéri, j’ai vraiment hâte de rencontrer tes parents. J’espère qu’ils vont m’aimer autant que je ne t’aime. »
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MessageSujet: Re: It was so wonderful [PV: Yasuo Ogai]   Dim 7 Nov - 18:39

Il se croyait supérieur. Ça se sentait au ton de sa voix, ça se voyait à son regard si hautain. Il donnait l'impression d'être supérieur aux autres et de vouloir les écraser comme de misérables insectes, l'insolent! Hishiro avait quelques difficultés à apprécier ce genre de personnes. Le genre qui se croyait tout permis. Il se demandait même s'il avait bien fait d'accepter sa fichue proposition. Ce n'était que se rabaisser à son niveau et lui montrer qu'il était soumis, docile, qu'il se laissait facilement faire... même si ce n'était pas réellement le cas. Quoi qu'il en soit, Hishiro demanda à quel arrêt ils devaient descendre et la réponse du jeune homme, à son côté, le surprit quelque peu. Ils n'allaient pas non plus descendre à n'importe quelle station et le faire dans des toilettes publiques, c'était indécent, même pour lui! Et quand bien même Hishiro connaissait mieux cette ville que cet inconnu, il ne savait pas quel endroit était le plus approprié pour le faire excepté un hôtel, sauf qu'il fallait payer.

Hishiro resta simplement debout. Ils s'arrêteraient au terminus et là, le jeune homme comprendrait qu'il aurait dû coopérer dès le départ plutôt que de le laisser lui choisir leur itinéraire. Hishiro soupira, exaspéré par le comportement de son vis-à-vis qui, apparemment, n'était que trop peu habitué à la vie mondaine. Lui avait certainement l'habitude de se déplacer en limousine et dîner dans des restaurants chics. Peut-être même était-ce la première fois qu'il empruntait un métro! Alors il avait très mal choisi son jour, le sale morveux.


- Arrêtez de me coller, vous êtes un peu trop près.

Ils n'allaient pas non plus le faire dans un métro et en plein milieu de toute cette foule, c'était complètement idiot. Le jeune homme regardait nerveusement autour de lui, comme si toute cette foule l'angoissait, l'oppressait, le mettait mal à l'aise. Et c'était peut-être le cas, sauf que Hishiro n'en avait cure. Au contraire, cela l'amusait grandement. C'était une sorte de revanche. Une vengeance. Si déjà cet inconnu voulait qu'il le rembourse en nature, il devait bien comprendre que son comportement enfantin et puéril n'était pas acceptable. Les méchants finissent toujours pas payer et cela, Hishiro ne le savait que trop bien. Lui-même avait fait des choses dont il n'était pas très fier et il l'avait toujours regretté par la suite, bien que cela ne l'empêchait pas de recommencer encore et encore. C'était un cercle vicieux. Il était comme ça, il ne pouvait malheureusement rien changer à son caractère, cela lui était impossible. Il avait été éduqué d'une certaine façon, il avait vécu des événements qui le poussaient à agir comme il le faisait et il lui était difficile, impossible, de faire les choses autrement.

Tandis que Hishiro réfléchissait à tout cela, il sentit soudainement le jeune homme l'agripper par le bras, un peu comme s'ils étaient un couple. Il haussa un sourcil et le dévisagea longuement, étonné. Il n'avait qu'une seule envie: se dégager d'un coup sec de son étreinte pour lui faire très clairement comprendre qu'ils allaient seulement coucher ensemble et que ça en resterait là. Ils n'allaient pas non plus s'afficher comme un couple! Et puis quoi encore? Le garçon lui expliqua rapidement la situation, mais Hishiro n'était pas prêt à se laisser faire aussi facilement.


- Ah, ma seule envie est de te foutre dans la merde, siffla-t-il.

Il ne le vouvoyait plus, simplement car il n'avait plus le moindre respect pour cet homme manipulateur qui, pour une fois, ne parviendrait pas à obtenir ce qu'il voulait.


- Quand quelqu'un casse accidentellement l'objet d'une autre personne, celle-ci ne demande pas à être remboursée, même si cet objet coûte cher. Tu as l'argent nécessaire pour acheter une autre bouteille puisque tu en avais déjà une en main. Maintenant, vengeance. J'espère que tu comprendras que manipuler les gens n'est pas très glorieux.

Puis, comme s'il n'avait pas remarqué l'homme qui les fixait depuis le début du trajet, Hishiro s'écarta vivement de son interlocuteur lorsque ce dernier l'embrassa sur la joue. Voilà, au moins il serait débarrassé de cet emmerdeur de première! Égoïste! Ils n'y avaient que les riches pour agir de la sorte et avec autant de prétention.

- Pardonnez-moi, monsieur, mais je ne vous connais pas. Merci de ne pas me harceler sexuellement ou bien j'appellerai la police.

Et avec un sourire niais, il s'écarta du jeune homme. Le regard de celui qui était assis et les dévisageait se fit plus envieux. Cette fois, il ne détachait plus ses yeux du richard qu'il convoitait du regard. Hishiro se demandait comment il allait s'en sortir et même s'il allait s'en sortir. Il ne méritait que ce qu'il méritait cet enfoiré qui voulait le monde entier à ses pieds. Et pourquoi ne lui avait-il pas encore demandé de lui lécher les pieds, de ramper à ses pieds et de lui cirer les pompes, hein? S'il voulait se prendre pour le roi du monde, qu'il le fasse donc, monsieur je-sais-pas-me-défendre!
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MessageSujet: Re: It was so wonderful [PV: Yasuo Ogai]   Mer 2 Mar - 11:29

Comment faire quand tout était hors de contrôle ? Qu'en savais-je ? C'était assez rare pour moi de me retrouver dans ce genre de situation. Cette fois-ci, le « je veux, j'obtiens » ne fonctionnait pas. Ce sale petit voyou était franchement têtu, et complètement stupide : jouer les gardes du corps pendant une dizaine de minutes pour rembourser une bouteille d'alcool au prix exubérant... C'était une offre quasi désespérée, et surtout avantageuse pour lui ! Mais il avait préféré la refuser de façon grossière et très insultante. Il m'embarrassait. Je baissais alors un instant la tête, essayant de trouver une meilleure solution pour me sortir de ce mauvais pas, mais il y en avait aucune. Je venais de prendre un gros coup... Il m'avait fallut beaucoup de courage pour venir dans cette ville, et tout autant pour monter dans ce tram... D'ailleurs, je ne m'y été décidé que pour aider cet idiot, et à la place de quelques remerciements, je me retrouvais ridiculisé. Je n'en avais pas l'habitude, et aussi puérile que fut ma réaction à cet instant là, je ne pu pas la retenir.

Des larmes commencèrent à jaillir de mes yeux, glissant le long de mes joues sans que je ne sois capable de contenir ce flot soudain. Je ne faisais pourtant aucun bruit : je sanglotais rarement, mais arrivais tout de même à garder un minimum de distinction. Malgré tout, je savais comment cette scène risquait de finir, et n'étant pas vraiment fan des crises d'angoisse, je devais dors et déjà trouver un moyen de m'échapper. Que voulez-vous ! Les enfants capricieux se mettent facilement dans de drôles d'états quand ils n'obtiennent pas ce qu'ils désirent... D'un revers de main, j'essuyais discrètement mes joues, puis jetais négligemment tous mes souvenirs par terre. Je savais pertinemment ce qui allait advenir d'eux : piétinés ou volés, mais je m'en fichais. C'était à cause de ces stupides objets que je me retrouvais au cœur d'un vrai cauchemar, et je ne pouvais clairement pas le supporter plus longtemps. Oui, j'étais riche, et je me conduisais comme un riche. J'étais certainement le pire archétype de la bourgeoisie, mais cela ne m'empêchait pas d'avoir des faiblesses, comme tout le monde. Et c'était tellement rare que quelqu'un décide de jouer avec.

J'attrapais finalement mon ôgi et le dépliais pour cacher mon visage, l'agitant faiblement, espérant peut-être faire disparaître les larmes ? Mais je savais très bien que ce miracle ne s'effectuerait pas. Reniflant à peine, je levais brièvement mon regard vers l'autre idiot, et ne pu me retenir de lâcher :

Citation :
« Vous savez... Il y a une différence entre jouer un personnage détestable, et être réellement un personnage détestable. Je peux affirmer que vous ne faîtes pas partis de la première catégorie... Vous n'êtes qu'un monstre égoïste. »

Je soupirais lentement, ma voix fut entrecoupée par de nouveaux sanglots et j'eus un léger hoquet. Je n'aimais pas me sentir aussi pitoyable... Je passais doucement une main sur ma joue, puis dans mes cheveux, et je repris :

Citation :
« Je vous ai évité certains problèmes, je ne vous ai ensuite demandé qu'un service sans importance. Oui, peut-être que j'ai agis par intérêt, mais je ne méritais pas votre bassesse. J'espère que vous le regretterez. »

Le tram s'arrêta alors à nouveau brusquement. Je me retrouvais contre ma volonté collé au torse du jeune homme, mais eus tôt fait de m'en dégager. J'eus alors un petit geste vilain : comme un gosse, je décidais de lui envoyer une petite tape sur le ventre. Ce n'était certainement pas douloureux, mais je n'avais même pas la force, ni le courage, ni bizarrement assez de méchanceté en moi pour pouvoir aller plus loin. Un simple « imbécile » inaudible quitta alors mes lèvres, puis, les portes venant de s'ouvrir, je m'empressais de faire volte face pour prendre le chemin de la sortie. Ce n'était pas quelque chose de très facile... Il y avait bien plus de gens qui montaient dans la machine que de personnes qui descendaient. C'était comme nager à contre-courant... Mais bon, ma taille étant parfois un avantage, je réussis à me faufiler entre les voyageurs et atteignis le quai. Un peu essoufflé par cette traversée mortelle, j'agitais un peu plus fort mon ôgi alors que je regardais derrière moi. Je reconnus ainsi la tête de l'homme qui nous avait fixé – enfin surtout moi – dans le tram. Il tentait visiblement de me rejoindre. J'avalais difficilement ma salive, un tantinet paniqué. J'avais l'espoir que les portes se ferment avant qu'il n'ait réussit à m'approcher, mais je remarquais qu'il y avait encore pas mal de gens qui essayaient de monter, je compris donc qu'il aurait tout le temps de venir à ma rencontre.

Son air pervers ne me plaisait guère, et vu mon état, il était plus sage que j'envisageai de fuir. Pris d'un frisson, je m'empressais donc de continuer mon chemin. Mais pour aller où ? A vrai dire, je ne faisais attention à rien ! De toute façon, je ne savais même pas où le tram m'avait arrêté, mais de toute évidence, il était clair que je n'y remonterais jamais. Je préférais encore rentrer à la Sweet à pieds... En attendant, il fallait que je trouve un hôtel, mais aussi que je sème cet homme douteux. Un léger coup d'œil en arrière me fit m'apercevoir qu'il me suivait bel et bien. Ça aussi, ça n'était guère dans mes habitudes. Je savais pertinemment que j'étais beau, qu'on pouvait facilement m'envier et me désirer, mais c'était la toute première fois que quelqu'un allait jusqu'à me suivre pour m'avoir. En même temps, je sortais si peu...

Je finis par accélérer le pas, mais il m'était impossible de courir pour autant. Puis, le kimono n'étant pas la meilleure tenue pour effectuer ce genre d'exercices, l'homme eut tôt fait de me rattraper. Je sentis une pression sur mon avant-bras, me retournais dans un sursaut alors qu'il me demandait :

Citation :
« Hey ma jolie, pas besoin de fuir comme ça ! Je veux juste qu'on aille prendre un verre. »

Je ne répondis pas sur le coup, observais juste les alentours, pour finir par remarquer que sans m'en rendre compte, je m'étais hasardé dans une rue ou il y avait peu, voir pas de passants. Je tentais alors de tirer sur mon bras, mais l'homme avait une poigne très ferme :

Citation :
« Écoutez... Vous faîtes une erreur à mon sujet, je ne suis même pas une fille. Je vous assure que vous perdez votre temps. »

Mais cette réponse sembla le laisser indifférent, voir même plutôt satisfait. Son sourire s'agrandit, et sa prise sur mon bras devint un peu plus forte. Je n'arrivais pas à croire ce qui était en train de m'arriver, et pour une fois, je comprenais ce que signifiait « avoir peur ».
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It was so wonderful [PV: Yasuo Ogai]

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