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 Autumnal. Am I alive..? [Charles]

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Aristide Lackey

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MessageSujet: Autumnal. Am I alive..? [Charles]   Mer 1 Sep - 11:11

[ https://www.youtube.com/watch?v=xsgv7mV8aF4 ]


Un pas. Deux. Trois.
Une seconde pour être, une deuxième pour observer, une troisième pour juger.

Le talon de son pied gauche frappa durement la pierre claire, un petit saut pour combler l'espace entre le trépied et les dalles. Dieu que ce voyage avait été long... long et ennuyeux. La pointe de sa chaussure droite se posa en douceur sur le sol pavé, quittant le métal légèrement gondolé des marches du train avant qu'il ne pose ses deux pieds à plat, se figeant. Mais toute sa vie avait été longue et ennuyeuse... alors cela allait surement dans la continuité des choses.

Il y avait là des gens qui passaient sans le voir, sans rien voir d'autre qu'eux. Des adulte, des enfants, des adolescents.. des élèves surtout. Des sourire, des rires, des regards inquiets, des lèvres qui s'agitaient trop vite, des vestes et des cheveux qui dansaient, des fragrances éphémères de parfums se mêlant au senteurs de l'automne, des mains qui agrippaient des épaules, des éclats dans les yeux et des gorges qui se serraient à l'approche de l'Inconnu. L'Inconnu avec un I majuscule, celui qui vous tordait vaguement le ventre et vous forçait à avaler votre salive. Celui qui faisait battre votre cœur plus vite que de raison, le responsable d'un furtif mordillement de lèvre ou d'une légère appréhension.
Cet Inconnu qui ne touchait pas Aristide.

Le jeune homme avait pourtant autrefois passé tout son temps à courir après l'ombre d'un personnage qui semblait faire vivre misère à tout le monde, à l'appeler silencieusement, à espérer qu'un jour qu'il viendrai troubler son quotidien à son tour. Ne serait-ce que quelques secondes. Ne serait-ce que pour ne pas s'enliser dans sa morne vie et s'étouffer avec cette soupe fade qu'était son existence.
Aristide était gris. Gris d'ennui, de lassitude et de fatigue. Le blanc aurait été trop pur et le noir trop extrême pour lui qui ne s'émouvait plus de rien. Atteint, imprimé, imprégné certainement pour toujours ce «tout», de ce «rien» dont il ne pouvait plus.
Tout, était ce qu'il avait eu.
Rien, était ce qu'il lui restait.

La brise automnale chatouillait ses joues, faisant danser l'insolente mèche qui n'avait jamais voulu se plier à la rigueur du gel. Immobile, droit, fier, il était l'ombre de l'aristocratie qui s'oublie. Presque invisible dans la foule. Sa posture trop guindée, ses traits figés dans une froide absence, son maintien presque royal et ses habits d'un autre temps le faisait passer pour une plus haute stature que ce qu'il n'était. Mais qu'importe qu'il paraisse plus grand, plus sévère, plus impressionnant que tout autre défilant à ses côtés, la foule le noyait, l'avalait, le dissimulait, le réduisant presque à échelle humaine, lui l'aristocrate enfermé dans son mutisme, dans un monde que lui seul pouvait voir.
Car oui, Aristide derrière ses lunettes carrées et sa glaciale prestance, était un grand rêveur.
Non pas qu'il soit utopique, ou qu'il s'invente un autre endroit ou un compagnon de solitude, non pas qu'il espère ce qui n'arriverait pas ou qu'il se réfugie ailleurs pour fuir le présent... Il s'était simplement reclus dans une bulle, derrière un mur invisible, pour échapper à la servitude d'un monde qui le dégoutait, un monde tout était couru d'avance et ou tout était taillé, mesuré, sculpté préparé à son image, suivant ses gouts et ses moindres désirs.
Mais des désirs... en avait-il encore?

Il y avait deux choses qui fascinait la plupart des gens, deux choses que l'ont pouvait voir sur tout support médiatique, deux choses qui alimentaient bien souvent les conversations quotidiennes et faisaient briller les yeux dans un intérêt presque malsain : Le sexe et la violence. L'amour, lui n'était qu'une notion abstraite qui avait certes été à la mode à une époque passée , mais qui aujourd'hui ne valait plus rien. Ou pour une minorité tellement infime qu'elle en devenait risible.
Aristide avait gouté à la violence. La violence d'une lame s'enfonçant dans sa chaire, la violence du métal qui déchirait sa peau, la violence de la douleur et du sang s'écoulant à une vitesse effrayante, la violence et l'horreur de se sentir plus faible de minutes en minutes, d'entrapercevoir ce que l'on appelle trop communément la mort. Et puis l'horreur s'était transformée en fascination, avant de se muer en bien être... pour finalement devenir ennuyeuse. Si l'ombre de la faucheuse qu'il apercevait à chaque coupure était aussi conventionnelle, alors la mort elle même serait fade. Tout était devenu habitude, la froideur du métal, la morsure de la lame, la douleur de son corps. Le contraste du rouge sang et du blanc de sa peau qu'il trouvait si plaisant au début avait lui aussi finit par le lasser.
Si la souffrance et la mort étaient tels, cela ne l'intéressait pas. De ces sensations extrêmes il ne lui restait plus que quelques minimes cicatrices à l'intérieur du bras... et un souvenir un peu amer.
Aristide avait gouté au sexe. Mais là non plus il n'avait pas trouvé de quoi se réjouir. Les femmes étaient trop rondes, trop douces peut être.. ou pas assez. Ou plutôt, la femme. Il n'avait pas voulu coucher de nouveau après son expérience d'une nuit, après ce qu'il avait imaginé être ce qui le sortirait de son ennui profond.
Même le sexe était ennuyant.

Si l'on pouvait encore donner une qualité à la vie de l'indolent, cela aurait certainement été que grâce à elle il n'était pas fou. Ou alors une folie silencieuse, invisible, droite, carrée, ancrée dans le moule de sa personne. Une folie raisonnable. Une folie morte.

Les gens fuyaient, se précipitaient ailleurs, le contournaient pour aller … dieu sait ou. Mais en un instant la gare devint déserte. Il ne compris pourquoi qu'en esquissant un geste pour enlever ses lunettes étrangement troubles, le lourd tissu de sa chemise à jabots gorgée d'eau venant alors se coller à sa peau.
Retour à la réalité.
Un frisson le parcouru, prenant naissance dans sa nuque pour mourir quelques instants plus tard au creux de ses reins. Il avait froid.
Les gouttes de pluie s'écrasaient en fait depuis plusieurs minutes sur lui, trempant allègrement ses vêtements, constellant les verres de ses lunettes de perles liquides, responsables insouciantes de sa vision floue.

L'aristocrate aurait presque sourit. Il adorait les imprévus, ceux-la le sortaient de son morne quotidien pour quelques secondes au moins.
Et il frissonna encore sans savoir si c'était de froid ou de plaisir.

Debout, immobile, à quelques pas des rails maintenant vides, Aristide savourait l'averse automnale dans un silence parfait. Seul, l'habituelle figure de la noblesse et du froid dédain qui en découlait, laissait transparaitre un visage plus détendu. Comme une offrande à la pluie, l'indolent qui avait posé ses valises au sol laissa fondre sa barrière de glace pour mieux se laisser envahir, submerger, par l'apaisant flot tombé du ciel.
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Charles Weston
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MessageSujet: Re: Autumnal. Am I alive..? [Charles]   Mer 1 Sep - 17:21

L'impression de voir défiler sa vie à contre courant , sensation provoquée par le train qui l'entrainait vers l'avenir. Pourtant, il restait figé , incapable d'évoluer, ne semblant n'avoir pas de destination. Comment aurait il pu avoir une destination sachant qu'il n'y avait pas eu de naissance? Il était juste un train qui avait remplacé un autre train lui volant son départ alors il était normal qu'il soit condamné à voyager éternellement sur les rails de la solitude. Il était un train qui croisait des personnes humaines qui, elle, avaient des bras pour les acceuillir, un sourire chaleureux au visage leur montrant combien elles étaient tant attendues. Au départ, elles avaient eu le droit aux larmes, aux promesses de retrouvailles. Lui, comme il n'était qu'un train..Il n'y avait eu personne pour lui souhaiter bon voyage. Il ne méritait pas qu'on s'occupe de lui. Ajoutez cela une jambe boiteuse et vous avez la panoplie du train défectueux qu'on abandonnera , en cours de route après l'avoir visité intimement mais sans se lier à lui d'amour. Il était un jouet cassé alors après en avoir profité, il est normal de le jeter non? C'est pourquoi Charles n'attendait plus rien de la part de ses partenaires, si ce n'est l'oubli, le blanc qui permet de se sentir un peu vivant et humain. Mais le sexe c'était une illusion. Dès que l'euphorie du voyage retombée, il n'y avait plus qu'un rien que la froideur, le désert en son corps et en coeur. Le vilain petit canard de la famille , comme il s'était surnommé lui même, ne trouverait jamais d'endroit où s'arrêtait. Comme un fantôme, il était en errance.

«  Termminus, tout le monde descend... »

Fin des pensées, on range les pensées pessimistes dans un coin de sa tête et on défera les bagages en retournant à la Sweet. Combien de temps allait il y rester? Il ne savait pas encore, il n'était pas devin. S'appuyant sur sa canne dont le pommeau en forme de canard était une moquerie à son encontre, il se leva et son autre main prit sa valise. Ne cherchez pas la tristesse d'avoir été arraché à ses racines, vous n'en trouverez pas. Il remonta l'allée évitant les autres voyageurs, comme si leur contact le répugnait.

«  Attention, monsieur, le sol est glissant.. »

Charles soupira. Il était boiteux mais tout de même, il détestait qu'on le prenne en pitié. Il refusa la main qui se tendait pour l'aider à descendre en disant.

«  Tant mieux, j'avais justement une envie d'aller au ski au moins je n'aurais pas besoin d'aller à la montagne. »

oui c'était une connerie est après? Une manière de se moquer des gens qui pensent que les handicapés sont des assistés. Il descendit prudemment du train, sans tomber. La pluie vint correspondant parfaitement avec le souhait de Charles à savoir que les personnes aillent voir ailleurs si il y était.

Le jeune homme se mit en marche toujours en s'appuyant sur sa canne. Sa jambe boiteuse était à l'image même de sa vie : branlante. Il avait conscience que par son comportement, il éloignait les autres mais en même temps, les autres c'était l'enfer. L'école était maintenant devant lui, belle, majestueuse, tendant sa façade en guise d'acceuil. Qu'est ce qui s'y passerait dedans? Comment seraient les élèves? Sa canne rencontra malencontreusement un pied. Ayant le nez en l'air, il n'avait pas vraiment fait attention à ce que sa canne faisait. Normal, d'habitude, la mer humaine se fendaient en deux , pour le laisser passer dès qu'ils apercevaient la canne de Charles.


«  Eh ben vous avez des problèmes de vue ou quoi? Vous bloquez le passage, jeune homme... »

jeune homme? Charle se prenait il pour un vieil homme? Surement, il avait d'ailleurs le sentiment d'avoir trépassé depuis un moment et d'ailleurs, il était un fantôme qui n'était même pas sûr de son identité. Charles mais qui est Charles?

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Aristide Lackey

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MessageSujet: Re: Autumnal. Am I alive..? [Charles]   Sam 4 Sep - 19:52

Personne?
Non, pas vraiment. Ils étaient trois.. et maintenant quatre.
Aristide, la pluie, le silence... et cet homme.
Cherchez l'intrus.

Ses yeux dérivèrent sur lui, automatiquement, sans qu'il ne l'eut commandé. Lui qui habituellement n'accordait son regard à personne ou guère longtemps, resta fixé sur ses jambes et sa démarche... inhabituelle.
D'abord surprit par son propre comportement, il ne s'en cacha pas pour autant.
Oui il le regardait, le fixait comme s'il avait été une bête curieuse, lui et sa canne qui semblait supporter tout son poids. Comme si accablé d'un fardeau plus lourd encore il n'était pas capable de porter celui de son propre corps.
Pourtant l'inconnu n'était pas vieux. Blond, les yeux vert, svelte, il aurait eu plutôt belle allure s'il n'avait pas eu ce défaut … et cet surtout cette attitude global qui le faisait ressembler à un vieillard.

A vrai dire, Aristide n'avait jamais vu d'handicapé ou de boiteux. Or de question pour ses parents d'employer de telles personnes pour les servir, non il fallait des gens efficaces, rapides, disponibles autant mentalement que physiquement. Cela explique peut être pourquoi ses pupilles restèrent fixées sur l'homme et sa jambe branlante sans s'en détourner un seul instant. Inquisitrices mais pas moqueuses. Juste... curieuses.
Inconscient du mal qui aurait pu être fait par un simple regard, l'homme avide de nouvelles choses avait trouvé là une vision peu commune, quelque chose dont il voulait saturer son esprit avant qu'elle ne s'enfuie, qu'elle ne s'éloigne et ne réapparaisse jamais. La graver dans son esprit pour la regarder à nouveau un jour ou le spectre de l'ennui serait trop accablant pour ses épaules.
Mais contrairement à ses prédictions l'homme ne s'éloigna pas, il ne fuit pas la pluie avec empressement comme les autres fourmis qui peuplaient la gare. D'ailleurs était-il seulement capable de courir?
Sa démarche irrégulière ne subit aucun changement, son regard non plus. Son regard dans lequel il aurait pu parier lire une lassitude au moins aussi forte que la sienne, qui ne se posait pas sur lui malgré qu'il se rapproche. Comme s'il eu été invisible.
Les rôles s'inversaient. L'ignorant devenait l'ignoré, un ignoré qui ne pouvait détacher ses yeux de l'ignorant. Le noble devenait fourmis pour la première fois, et ce pour une autre fourmis boiteuse.
Il y avait là de quoi rire. Mais Aristide ne rit pas, parce qu'Aristide ne riait jamais. Ou si rarement... Son esprit était bien trop occupé à enregistrer cette information pour lui indiquer le comique de la situation. Et encore l'aurait-il fait qu'il n'y aurait eu que l'aristocrate pour rire, un rire jaune, dénué de joie.

La canne buta contre son pied.
Stop.
Le visage tourné vers le ciel se tourna vers lui et il pu enfin rencontrer ses pupilles.
Non.
« Enfin » aurait été trop fort. Aristide n'espérait jamais les regards, et ce ne serait pas aujourd'hui qu'il commencerait. Reprenons.
Les yeux de l'autre croisèrent les siens dans le silence seulement troublé par le bruit de la pluie frappant le sol.

«  Eh ben vous avez des problèmes de vue ou quoi? Vous bloquez le passage, jeune homme... »

La formule annonçait clairement qu'il le prenait de haut.
Mais qu'importe! De près il pouvait mieux voir l'objet de sa curiosité et même... le toucher?

Ses yeux restèrent impassibles, son visage ne se dérida pas, aucun changement extérieur notable.
Aristide avait toujours tout eu, et même s'il n'était plus l'enfant capricieux de jadis il avait gardé ce côté sans gêne. Lorsqu'il voulait faire quelque chose il le faisait, lorsqu'il voulait prendre quelque chose il le prenait, que les autres le veuillent ou non.

Ses genoux fléchirent alors qu'il s'agenouillait, se fichant de tremper le tissu de son pantalon à la pluie ruisselant sur les pavés et sa main droit vint doucement toucher la jambe boiteuse.
Dans ses pupilles sombre était née une pointe de curiosité, faible lueur tremblotante mais tout de même présente.

Comme les enfants, sa tête se pencha légèrement sur le côté signe de son incompréhension et de son intérêt. Sa main retraça le contour du membre défaillant sans qu'il ne prononce un mot, il n'avait pas besoin de se justifier. Là encore il faisait ce qui lui plaisait quand il le lui plaisait. Encore plus lorsqu'il se retrouvait face à quelque chose d'inconnu.
Moqueur? Non.
Blessant? Non.
Méchant? Non.
Simplement... curieux. Mais l'aristocrate n'exprimait que rarement ses impressions au premier contact. Mutisme résulté de la lassitude d'un vieillard et la candeur d'un enfant face à l'inconnu, réunies dans un corps d'adulte fraichement formé.
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Charles Weston
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MessageSujet: Re: Autumnal. Am I alive..? [Charles]   Dim 5 Sep - 9:25

Un bruit de canne sur le pavé, comme pour donner le tempo à la pluie dont les larmes venaient à entâcher le goudron. Ca faisait donner naissance à des miroirs dans lesquels, en vision brouillée, on pouvait voir le flot des passagers fuyant l'appuyant. Pourtant ces voyeurs auxquels personne ne prêtaient attention, venaient d'arrêter leurs regards troublés ,par les gouttes incessantes, sur deux personnes : un boiteaux et un garçon venant des beaux quartiers. Le boiteaux les reconnaissait, sans peine, pour la simple et bonne raison que lui était fils de bourgeois. No, il n'était pas valet , garçon de cuisine ou autre. Non , il était fils de ces bourgeois dont Molière se moquait à outrance, à une certaine époque. On s'imagine les richards avec une démarche bien droite, le dos fier, le menton relevé fendant la foule parce que de part leur position, ils estiment qu'ils ont ce droit absolu qu'on courbe l'échine devant eux. Mais ce richard là c'était le vilain petit canard des bourgeois. Une jument était responsable de son état. La pauvre bête effrayée avait lancé des ruades avant de l'envoyer de l'éjecter,, comme une poupée de paille, de son dos. Il n'avait jamais vraiment su ce qui était arrivé. Pourtant, il avait ce soupçon monstrueux à l'égard de son père. Aujourd'hui, défectueux, il attirait les gens pour une nuit et c'est tout ou alors on lui retournait de la pitié ou de la compassion , comme si les gens pouvaient comprendre son ressentir. Mais les gens n'étaient pas au courant de sa vie et les gens, tout comme lui, étaient égoïstes. On le sait tous que l'égoïsme est bien enracinné dans l'homme. Pour Charles, il lui restait l'orgueil, la froideur quitte à paraître égoiste. Jamais, il ne referait l'erreur de faire confiance à quelqu'un, de voir de la gentillesse là où il n'y avait que manipulation. Fini tout ça. La tendresse? Elle n'existait pas. Elle était mensongère tout comme le regard du noble. Oh pas de moquerie, pas de volonté de méchanceté apparente, pas d'envie d'être blessante, on pouvait y lire la curisiotié mais.. voilà c'était sûrement mensonger. Charles sentit cette main se promener sur sa jambe défaillante. Ses prunelles or se durcirent. La jambe recula fuyant le contact. Il aurait voulu s'accroupir, planter son regard dans son vis a vis seulement s'accroupir, s'agenouiller , c'était difficle pour lui. Tout ce qu'il put faire , fut de se pencher un peu, de s'appuyer sur cette maudite canne, d'attraper le menton de l'inconnu entre son pouce et son index afin de l'obliger à tourner les yeux vers les siens.

«  Je suis peut être boiteux mais ça ne veut pas dire que je suis quelqu'un à qui l'ont doit manqué de respect. Si tu veux une bête de foire, il y en aura sûrement d'autres plus intéressantes à « toucher » »

Sa voix n'était ni chaude, ni froide. Il ne faisait qu'un constat. Il libéra le menton prisonnier et constata que le jeune homme était trempé au niveau des genoux.

«  Tu ferais mieux d'aller changer de pantalon avant d'attraper un petit rhume et de déranger les médecins pour dire que tu es à l'article de la mort à moins que tu veuilles sécher les cours, comme bon nombre d'étudiants tire-au-flan. »

Charles pouvait paraître dur. La seule excuse , qu'on pouvait lui trouve, était qu'il parlait à peu de monde. Malgré son métier, il était pas vraiment sociable et parce qu'il avait été blessé par les autres, surtout par ses propres parents, il estimait que les autres étaient de la pourriture qui traitait les gens, comme de la merde.

Le jeune homme vieillard prit fermement sa valise , reprit sa marche avec sa canne qui semblait toujours chanter l'éternelle refrain de sa solitude. On pouvait entendre ce « clac, clac... » envahir le silence, en écho,, se diffusant dans l'air, comme pour marquer le fossé séparant Charles Weston et les autres.

Puis la canne glissa par temps de pluie, normal. Il suffit d'un faux mouvements pour que la poupée désarticulée échappe au fils invisibles qui la maintiennent debout. Charles Weston allait se retrouver par terre. Comme toujours dans ces moments là, il ne pourrait s'empêcher de faire la stupide conclusion comme quoi sa vie c'était aussi comme les cannes. Elle lui échappait. Il était venu au monde dans le but de remplacer quelqu'un. Il n'avait même pas eu son mot. Qui pouvait l'assurer que ses parents n'étaient pas entrain de féconder , à l'heure actuelle, un autre Charles Weston dans le but de remplacer le défectueux ? Vraiment les parents, on ne sait vraiment pas ce qui leur passait par la tête. Mais charles connaissait son père. Son père agissait avec sa marmaille, comme si il gérait une entreprise. Quant à sa mère, elle avait le même caractère..Foutue vie... elle commençait bien sa nouvelle vie à sweet.

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Aristide Lackey

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MessageSujet: Re: Autumnal. Am I alive..? [Charles]   Mer 15 Sep - 16:38

Inconscient du mouvement de foule soudain, ou plutôt du non mouvement de la foule, Aristide laissa ses doigts courir le long du pantalon, palpant l'étrange membre défaillant qui donnait naissance à l'inhabituelle démarche claudicante.
Il n'était pas de ceux qui font attention à leur entourage, que ce soit au niveau personnel ou au sens plus large du terme. Le regard des autres il s'en fichait, ce n'était pas quelque chose d'excitant. Quand a savoir s'il les blessait ou non il n'en avait que faire, de la même manière qu'un roi ne s'inquiète pas du petit peuple. Pourtant, sans véritables méchantes intentions au fond.
Ni mal, ni bien. Les notions élémentaires lui étaient inconnues. Ne comptait que cet ennui qui noyait tout le reste.
Cela explique surement pourquoi il n'eut même pas un regard pour les curieux se demandant ce que pouvaient bien faire les deux drôles de personnages: Le pantin endommagé et la poupée indolente. Joli tableau que voilà.

Sa tête se pencha légèrement sur le côté, geste primaire, inconscient, signe de sa curiosité. Imperceptiblement il s'approcha, mais deux doigts saisirent son menton, coupant son élan tout net.

«  Je suis peut être boiteux mais ça ne veut pas dire que je suis quelqu'un à qui l'ont doit manquer de respect. Si tu veux une bête de foire, il y en aura sûrement d'autres plus intéressantes à « toucher » »

Il n'y avait nulle chaleur dans les yeux d'ors. Mais qu'importe le sentiment d'antipathie de l'autre, l'intérêt n'était pas dans la personne mais dans sa particularité.
Froides. Les pupilles de la fourmis boiteuse avaient quelque chose de semblables aux siennes. Au fond, tout au fond, tellement infime qu'il n'aurait pas du le voir. Quelque chose était gelé.


«  Tu ferais mieux d'aller changer de pantalon avant d'attraper un petit rhume et de déranger les médecins pour dire que tu es à l'article de la mort à moins que tu veuilles sécher les cours, comme bon nombre d'étudiants tire-au-flan. »

Fin du contact. Autant visuel que physique. Entre temps la jambe avait fuit, se mettant hors de portée et les yeux dorés la suivirent, se détournant des siens. Sans plus rien ajouter il s'éloigna, toujours de sa démarche si particulière.
Aristide ne chercherait pas à le rattraper, il ne courait pas après les gens. C'était les gens qui lui couraient après.
Simplement il le suivit des yeux, regrettant déjà d'avoir perdu son nouveau jouet. Bref amusement. Non, le mot était faux ça ne l'avait pas amusé. Juste, intrigué.
Un simple boiteux l'avait tiré quelques secondes de son morne univers. Mais c'était finit.
Si pour la plupart des gens l'homme aurait à peine été digne d'un regard ou d'une moquerie, lui chérissait tout ce qui pouvait l'arracher à son monde si fade. Avec l'avidité d'un enfant, il traquait du regard la moindre chose qui puisse le sauver et avec leur candeur il leur offrait toute son attention, sans retenue.

Fini? Non.
Le pantin s'écroula sur le sol comme si son marionnettiste s'était soudainement trompé de fil. D'abord un vague dérapage, puis le déséquilibre, la brève panique, et enfin la chute.
Un ange passa.
Doucement, les nobles mains se posèrent sur le sol trempé, salissant la peau pâle de poussière humide, puis ses jambes se déplièrent, le relevant. Sans un mot il s'avança vers l'homme au sol pour le rejoindre.
Ses genoux fléchirent à nouveau, alors qu'il reprenait la même position à ses côtés. Il l'observa quelques secondes, avant que sa main droite ne revienne, têtue, se poser sur la responsable de l'incident et par la même occasion salir le pantalon d'une jolie couleur gris-marron.
Il se fichait que l'homme lui donne son accord, tant qu'il le pourrait il observerait, palperait, et comprendrait peut être même cette jambe rebelle.


Dernière édition par Aristide Lackey le Sam 2 Oct - 13:06, édité 1 fois
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Charles Weston
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MessageSujet: Re: Autumnal. Am I alive..? [Charles]   Lun 20 Sep - 20:34

Le tableau avait de quoi amener des spectateurs qui comme des marionnettes, se déplaçaient tout en effleurant d'un regard narquois et gêné la scène à laquelle ils assistaient. Ils se moquaient de l'handicapé et du gamin genou a terre qui tatait le membre comme si il s'agissait d'une découverte archéologique, du cadeau que l'on a déposé sous le sapin au moment ed Noël. L'handicapé; lui, on se moquait de lui en se disant que c'était surement un « débile mentale » pour se laisser ainsi tater la jambe en plein milieu de la rue et en même temps, on était gêné de le voir tater ainsi, comme si il était un objet plutot qu'un etre humain d'ou les regards mi moqueur mi désapprobateur. Puis l'handicapé gênait parce qu'il était une gêne. Il fallait faire attention à ne pas le renver et en meme temps faire attention à ne pas le vexer. L'handicapé est une personne qui met mal à l'aise les gens parce qu'on ne sait jamais sur quel pied danser avec eux. En tout cas, une chose était sure. Les handicapés n'aiment pas vraiment être pris comme sujet de curiosité. Ils ont l'impression d'etre des betes de foire, dans ces cas la. Charles avait ce sentiment là. Il était handicapé, boiteux mais tout de meme il était fier, dans le sens, orgueilleux. Oui, il était orgueilleux voilà pourquoi il stopa court à cette exploration de sa jambe. Il prit le menton de cet archéologue gamin de pacotille pour le forcer à le regarder droit dans les yeux puis il lui parla froidement, rien d'amical. Vous avez déjà vu docteur house autrement que comme un enfoiré? Non alors vous attendez pas à ce que charles soit tout sucre , tout miel. Quelque chose était mort en Charles. C'était mort, il y a bien longtemps. C'était à cette époque là qu'il avait compris qu'il ne fallait rien attendre de la race humaine. Il était mort. Ce n'était pas lui, la dans la rue. Non il était le fantome de son frere : Charles Weston. Il était le second charles et peut etre que si lui était mort , dans cet accident de cheval lui ayant couté la jambe, il y aurait eu sans doute un troisieme charles weston. Certains parents sont inhumains meme si cette pensée est horrible, elle existe.

Meme si il était glacial avec les gens, il ne pouvait pas oublier son rôle de médecin voilà pourquoi il lui recommanda de changer de pantalon. Son devoir reprenait le dessus. Il avait toujours fait son devoir, que ce soit envers son pere, sa mere, sa soeur(enfin jusqu'à ce qu'il découvre un certain secret)et maintenant envers les gens qu'il croisait au cours de son métier. Coté relationnel, il n'avait que des partenaires de sexe pour un temps qui était en fait une nuit ou quelques heures. Le trauma avait eu le don de gacher son futur et son attachement. Il n'arrivait pas à faire tomber totalement les barrieres dans les relations entretenues d'ou le fait qu'elles finissent en rupture et qu'il ait fini par décider de n'avoir que des flirts et relations de temps en temps. Il avait décidé de ne jamais avoir de relation sérieuse et de se mettre en couple avec quelqu'un. En gros, il resterait célibataire.


Il reprit alors sa marche délaissant son observateur pour rejoindre sa solitude et laisser aussi ce jeune homme seule. Mais le destin était un farceur, un moqueur, on le sait tous aussi sous forme de goudron glissant, il fit tomber notre pauvre pantin, comme une marionnette à qui on coupe les fils. On voulut l'aider mais il repoussa l'aide aussi les rares qui s'étaient arretés reprirent leur train train. Charle se crut a nouveau seul mais cette croyance ne s'éternisa pas. Il sentit de nouveau la présence de ce type et il le vit a nouveau tater sa jambe. Charles le regarda observant ce jeune homme maintenant sans méchanceté dans le regard.

«  t'as jamais vu d'éclopé ou quoi? »

simple question née de la curiosité d'un vilain petit canard destinée à un cygne qui manifestement aurait du rejoindre le flot des autres cygnes. Pourquoi s'intéresser au vilain petit canard si on est pas soi meme un vilain petit canard?

« eh le sculpteur tu as un nom et une destination? »

voilà il lui avait collé maintenant un surnom parce que la il se sentait vraiment comme la statue de Pigmalion. Ce sculpteur mythique avait du tater ainsi la statue dont il était tombé amoureux au fil de sa création. Charles finit par se redresser avec un peu de difficulté tout de meme mais pour rien au monde, il aurait demander de l'aide. Eh oui la fierté ca peut etre pris comme une qualité mais aussi comme connerie inutile.

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MessageSujet: Re: Autumnal. Am I alive..? [Charles]   Jeu 23 Sep - 15:16

Il ne fallait pas perdre un instant, profiter de son jouet tant qu'il ne s'était pas encore enfuit. Et qu'importe si les gens les regardaient, si l'homme réagissait violemment ou si ses yeux se faisaient à chaque fois plus durs. Qu'importe les autres, rien ne comptait plus que son propre intérêt.
Égoïste? Très certainement. Égoïste, infantile et têtu. L'homme devenait enfant en présence de nouvelles choses et ses travers puériles ressortaient alors.

Mais les gens avaient repris leur route, la pluie étant un argument plus pesant que l'attitude étrange des deux hommes, les yeux ne se s'étaient pas fait plus froids et la seule réprimande fut une question posée sans agressivité.

«T'as jamais vu d'éclopé ou quoi? »

L'aristocrate ne releva pas la familiarité. L'autre en faisait de toute façon preuve depuis le début. Sa main s'immobilisa lentement, son tâtonnement se faisant caresse, puis effleurement pour finalement se suspendre quelques secondes. Son regard remonta lentement vers le sien, neutre. Tellement neutre qu'il en devenait indéchiffrable. Aucune réaction, il aurait pu ne pas entendre la question que ses yeux auraient été pareils.
Mais l'habitude du mutisme presque complet, ne laisse pas la langue se délier si facilement.
Alors il l'observa, longuement, comme il n'observait jamais personne. Comme on n'observe pas les personnes... mais les objets. Un regard scrutateur, à la recherche du moindre trait, du moindre grain de peau, du moindre défaut et de la moindre qualité. Un regard d'expert sur une œuvre d'art, presque froid... s'il n'y avait pas eu cette pointe de curiosité qui se mouvait lourdement au fond de ses pupilles. L'enfant sous l'adulte, le besoin de savoir sous l'apparente apathie, l'avidité sous l'image nonchalante.
Aristide ne cachait pas ces choses là, il en aurait été incapable, elles arrivaient si rarement, mais elles étaient si profondément enfouies en lui qu'elles se montraient à peine, timides lueurs dans ses yeux sombres.

«Eh le sculpteur tu as un nom et une destination? »

Là encore il resta muet. Il était, les trois quart du temps, inutile de poser des questions au noble. Au mieux il ne répondait pas, au pire il se faisait cassant, méprisant et plus glaciale que la bise d'hiver.
Il aurait fallut, pour qu'il réponde vraiment, qu'il y ai quelque chose d'attrayant dans la question ou l'interrogateur. Or, il n'y avait jamais rien … jamais rien d'autre que des gens ennuyeux aux paroles plus ennuyeuses encore.
Mais la fourmis boiteuse avait tout de même réussit à attirer son attention. Les choses défectueuses étaient si rares dans son monde, que cela n'aurait pu être autrement.

Doucement, ses lèvres pâles s'entrouvrirent alors qu'il rivait de nouveau son regard au sien.

«Non.»

Et de nouveau on pu constater l'absence de moquerie ou de méchanceté dans son ton. L'absence de tout, le Vide avec un grand V, à peine comblé par la curiosité.
Déplacé, décalé. L'aristocrate ne vivait pas tout à fait dans le même monde que les autres. Son appui sur ses genoux se raffermit, le rendant plus stable sur le sol trempé et il se pencha légèrement sur lui alors que sa main revenait se poser sans plus se mouvoir sur sa jambe.

«Pourquoi?»

Il avait occulté la seconde question ainsi que le surnom. Qui s'inquiétait de savoir ou il allait? Le monde était partout le même de toute façon, à quoi bon s'intéresser à la destination?
Et puis la démarche du pantin le préoccupait bien plus.
Il en avait vu des marionnettes, des mannequins dont il était le maitre et dont les ficelles lui étaient offertes sans qu'il n'ai a faire le moindre effort. Des poupées de servitude.
Mais un jouet défectueux, jamais. C'était la première fois qu'il en avait un entre les mains.
Et la première question qui lui venait à l'esprit était elle aussi tirée de sa facette enfantine.

Pourquoi le pantin était-il cassé?
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MessageSujet: Re: Autumnal. Am I alive..? [Charles]   Ven 24 Sep - 13:08

C'était quelque chose d'inhabituelle , cette manière d'être vu , tâter comme si on était un pantin cassé qui attire l'oeil alors que des milliers d'autres jouets tous neuf attirant l'oeil des autres sont dégaignés par une personne car cette personne a préféré le jouet cassé. On ne peut s'empêcher ici de faire une comparaison avec Baudelaire et son poeme sur les joujoux. L'enfant riche, délaisse son jouet tout beau, pour s'intéresser au jouet du pauvre : un rat crevé. Comme quoi il y a des choses pouvant relier deux personnes. Dans le cas de Baudelaire, c'est le jouet du pauvre qui relie le monde de la richesse et de la pauvreté. Dans notre cas, à nous, étant donné que Charles fait aussi partie du monde de la richesse, ce n'est pas la différence de classe sociale qui provoqua l'intérêt du jeune homme. Non c'était bien sa jambe défectueuse. Croyez vous qu'il soit honteux de sa jambe? Non , il n'en éprouve pas de la honte. Sa jambe défectueuse n'est qu'un rappel de plus, comme quoi la méfiance est de rigueur dans le monde. Mieux vaut s'attendre à des coups bas plutot que de faire naivement confiance et de se retrouver avec une nouvelle jambe en moins ou le coeur en miettes et le cerveau marchant d'une drole de maniere. Charles maintenant regardait ce jeune homme au regard de bambin curieux non plus de maniere froide. Il ne se disait que ce type et lui, auraient de droles de journées si ils venaient à se rencontrer plus tard. Un rapide coup d'oeil sur l'étiquette d'un bagage lui apprit que le Sans Nom se rendait à la sweet. Vu sa dégaigne, il ne pouvait etre qu'un étudiant mais un drole d'étudiant tout de meme. Il devait pas etre tres bavard, meme carrement pas.

Vint la question qu'il se posait dès le moment ou la vérité était venue sous la forme d'une pierre tombale. Pourquoi avait il fallu qu'il naisse? Pourquoi avait il fallu que son frere meurt? Pourquoi l'avait fait venir au monde si ce n'est que comme remplacement de charles weston premier? Pourquoi était il un fantome? Parce que l'etre humain est complexe , étrange, terne, fascinant, contradictoire, paradoxale. Il y a tant d'adjectif qui s'applique a l'etre humain. Mais au fond, on ne peut guere les appliquer un a un. Il convienne tous. Pourquoi? Autant se demander pourquoi le monde ? Pourquoi la guerre? Pourquoi il pleut alors que la météo avait prévu un superbe temps digne d'aller à la plage? Pourquoi avait il fallu qu'il glisse? Pourquoi devait il s'intéresser à cet etre qui ne s'intéresser qu'a la jambe morte? Pourquoi fallait il se martelait la tete avec tous ces pourquoi dont la réponse ne serait jamais qu'une partie de la vérité.

Charles dévisagea un moment cet étrange interlocuteur maintenant il le considérait comme un spectateur s'interrogeant sur ce qui se passait autour de lui. Pas de sourire sur le visage simplement une ombre de sourire moqueur qui s'installa sur son visage. Ah mais la moquerie n'était pas destiné à ce jeune homme mais bien au vilain petit canard qu'il était. Ne vous attendez pas à ce qu'il vous réponde un parce que ou c'est comme ca ou alors c'est la vie. Non, charles allait répondre autre chose. Il força tout de meme le jeune homme a se redresser en lui prenant la main; On ne délivre pas un enseignement à un eleve qui est a genoux , non on le regardait face à face, les yeux bien dans les yeux et puis on parle enfin d'une voix un peu froide mais sans etre trop froide non plus.

«  ca arrive aux méchants petits garçons qui n'auraient pas du venir au monde. »

voilà ce que répondit Charles Weston à cet éleve dont il ne connaissait pas le nom. Pour lui, la réponse était bien claire mais pour l'autre , qu'allait il penser de tout cela? Charles se dit qu'au fond, il aurait pu parler de la pluie et du beau temps, ce jeune homme s'en foutrait de la réponse normale elle ne contenait pas de recherche de trésor. Elle sous entendait parfaitement ce qui était arrivé à notre bon charles weston.

«  On ferait mieux d'aller a l'école. »

Laissa tomber Charles afin de meubler un peu le silence. Il se remit en marche mais pas trop vite. Il se mit à fredonner I m singing in the rain pendant un petit instant puis le conte du vilain petit canard lui passa dans la tete. Sans doute était ce à cause de cette foutue pluie qu'il y pensait. A moins que ce ne soit à cause du pommeau de sa canne.


«  le canard va rentrer tremper. »

il leva la main pour appeler un taxi, pas question de faire le trajet sous l'eau. Le vilain petit canard aimait bien la pluie mais ce n'était pas une raison pour tomber malade et etre coincé dans un lit d'hopital à revasser au passé ou encore a un fantome qui se promene contasmment avec vous.

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MessageSujet: Re: Autumnal. Am I alive..? [Charles]   Mar 12 Oct - 16:34

Les mots tombèrent avec la même lourdeur que les grosses gouttes de pluie qui assaillaient ses épaules. Peut être même avec un poids supplémentaire, de ces poids qu'on ne peut pas peser avec des instruments, qui se cachent dans les tréfonds de l'âme et qui nous façonnent, concurrençant les aspects plus légers de notre personnalité.
L'avantage d'être resté enfant sous son éternelle expression glaciale, permettait au jeune noble de ressentir plus facilement ce genre de choses abstraites, qui ne prenaient leurs véritables ampleurs et formes que dans l'obscurité. Non pas celle qui fait frémir les plus petits, mais celle ou naissent les véritables monstres, créés par l'inconscient. La noirceur la plus profonde, celle de l'être humain.
Aussi, sa facette enfantine fut choquée par la déclaration, qui avait pourtant été dite sur un ton plus que banal. Comme il aurait constaté la pluie torrentielle depuis l'intérieur, l'inflation d'un pays lointain ou des milliers de morts à l'autre bouts du monde. Le genre de petites atrocités que servent les médias au minimum trois fois par jour, gavant les hommes jusqu'à les rendre insensibles à la misère des autres.


«Ça arrive aux méchants petits garçons qui n'auraient pas du venir au monde.»

C'est son regard d'adulte qui contempla l'homme, cherchant la trace dudit méchant petit garçon. Il n'y en avait nul part. Tout ce qu'il voyait c'était un homme adulte, déjà las, avec un énorme travers cynique, une froideur et une fatigue accrochée, collée à ses traits et incrustée ses yeux. Alors, quelque part au fond de lui même, l'adulte rassura l'enfant sur l'évident mensonge de l'inconnu et le gronda devant tant de crédulité.
Mais si ses pensées allèrent contre la phrase il n'en dit rien. Il n'était pas dans sa nature de parler pour ne rien dire et encore moins d'aller contre les autres et contre leurs idées. Même si «les autres» était un pantin tout à fait fascinant de part ses dysfonctionnement qu'il devinait à présent plus nombreux qu'une simple jambe branlante.


«On ferait mieux d'aller a l'école.»

L'école... ah oui. Il avait oublié son nouveau domicile avec l'arrivée de la fourmis boiteuse, et la réalité commença à reprendre doucement ses droits sur son esprit embrumé de pensées plus ou moins logique selon la partie de lui qui s'exprimait, sur quel sujet et à quelle vitesse. Car Aristide était du genre à penser à plusieurs choses en même temps et à se perdre dans les méandres de son esprit, délicieux labyrinthe aux chemins changeant et tortueux, interdit à tout autre que lui.
Sa tête se pencha doucement et lui même reprit ses bagages en main. Il avait envie de faire le voyage avec le blond... ne serait-ce que pour garder un peu plus longtemps sa précieuse distraction à ses côtés.
Même s'il était apparemment lui aussi parti pour l'école formatrice de pâtissiers, elle avait l'air plutôt immense. Il aurait été si facile de le perdre une fois à l'intérieur...

Silencieusement il suivit l'homme qui l'avait intrigué, chaque pas faisant rejaillir une minuscule gerbe d'eau, juste avant que ses semelles ne touchent le sol.


«Le canard va rentrer trempé... »


Trempé, ils l'étaient tous les deux et d'un certain côté c'était de sa faute. De la faute de son côté sans gêne. Personne d'autre que l'homme enfant n'aurait osé bloquer le passage du blond, ou lui montrer clairement que sa jambe intriguait. Mais loin d'en faire trop, on pouvait au moins reconnaître le mérite au brun de ne pas le traiter comme un handicapé.
Peut être son regard de gosse sur le membre défectueux était-il pire, peut être était-il meilleur, peut être valait-il au fond la pitié méprisantes des autres gens... toujours était-il que son point de vue était différent.
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MessageSujet: Re: Autumnal. Am I alive..? [Charles]   Lun 18 Oct - 7:07

La pluie continuait à jouer les rassembleuses. Elle tombait continuellement , comme si elle cherchait à mettre son grain de sel dans la vie de nos deux compagnons de fortune. Ils n'avaient pas vraiment eu besoin de la pluie pour avoir une vie faite de remoue et de heurt.Il avait suffit qu'ils grandissent dans des familles étranges. L'un souffrait trop d'une vie banale, aussi grise que le ciel en ce moment là. L'autre s'escrimait à jouer les fantomes , persuadés d'avoir volé une vie qui n'était pas la sienne. C'était un sentiment horrible. Le fantome doublé du vilain petit canard ne vivait pas vraiment sa vie. Il en était à la fois l'acteur et à la fois le spectateur. Les gens ne parvennaient pas à le comprendre et le prenait pour un glaçon. Dans ses relations, il avait suscité la pitié; la compassion mais de cela il n'en voulait pas. Il était fier et orguilleux, seul point commun avec les Weston. Dans ses relations aussi, il avait suscitait l'hiver là ou aurait pu naitre un printemps par son entetement a se dire que de toute maniere, il n'aurait rien d'autre que pitié et relations éphémères. La boucle était fermée donnant naissance à un cercle vicieux dont il ne pouvait pas s'échapper. C'était meme devenu un tourbillon dans lequel meme les gens le poussaient avec leur attitude. Envers monsieur Charles Weston, ils ne savaient guère sur quel pied danser.

Si on devait chercher un coupable, on pourrait dire que Charles était aussi coupables qu'eux en cherchant à les destabiliser et en se montrant dur avec eux. Cependant, en y réfléchissant bien, la faute revenait aussi à ses propres parents. Selon,il n'aurait jamais du venir au monde. En lui donnant le nom de son frere ainé décédé, sa soeur en lui montrant de maniere brutale la triste vérité, alors qu'elle aurait du y aller plus de douceur, avait contribué à modeler le caractère du garçon en le noyant dans le sentiment d'être un fantome. Qui était vraiment Charles Weston? Qu'aurait il pensé de tout cela? Qu'aurait il fait? Peut etre aurait il pris un autre chemin que la médcine?Peut etre qu'il n'aurait pas été attiré par les hommes? Des questions toujours revenaient à la charge dans sa solitude. Elles lui trottaient dans la tête, ricannantes, blessantes comme des coups de poignards.

Parce qu'il sentait cette pression continuelle d'un fantomes le dévisageant d'un air accusateur, parce qu'il en avait marre du regard des gens posé sur lui, le jeune médecin prit la décision de gagner l'école. Tout en continuant son chemin, il se moquait de lui meme. Il lui arrivait de songer qu'il devait faire pitié et que les gens éprouveraient une pitié exacerbée si ils venaient à connaître son histoire donc il valait mieux la taire. Il aurait pu en parler avec un psy mais il avait l'impression que meme le psy n'aurait pu s'empecher d'etre choqué et de lui poser le diagnostic comm quoi ca devait etre dur puis il lui dirait d'en parler avec ses parents. Parler avec ses parents?Pourquoi faire? Il savait tres bien comment fonctionnaient ses parents? Le premier charles avait été cassé alors on l'avait remplacé par un autre charles. C'était cruel tout comme il est cruel de remplacer un animal mort par un animal vivant ressemblant trait pour trait au premier pour abuser l'enfant afin de ne pas causer de peine. Mais vous verrez que les enfants ne sont pas dupes. Ils savent très bien reconnaître l'animal qu'ils ont aimé , de l'animal inconnu qu'on leur présente comme leur meilleur ami. Ils sourient alors plus pour les parents que parce qu'ils sont vraiment heureux. Il y a tellement de manieres d'etre cruel, vous trouvez pas?

Après avoir parcouru la rue en remontant, Charles Weston finit par héler un taxi lequel s'arreta. Il grimpa à l'intérieur avec le chauffeur lui demanda si il avait besoin d'aide. Le jeune médecin répondit que non d'une voix aussi froide que le vent du dehors. Ses yeux dorés se tournerent alors vers l'homme enfant.

« Monte. »

Pas vraiment un ordre, pas vraiment une invitation. Charles s'apercut que le chauffeur avait une radio aussi demanda t il de mettre de la musique classique et d'augmenter un peu la musique. Bientôt dans l'habitacle, on put entendre résonner non pas son air préféré mais l'automne de Vivaldi. C'était parfait. Il se calla bien contre le siege. La musique l'apaisait un peu. Il pouvait ainsi s'évader du monde pendant le temps d'un concert. Ca durerait quelques minutes mais c'était déjà bien. Il fallait pas trop en demander. Le jeune homme se promit en arrivant de voir si il y avait un piano pour pouvoir jouer.

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MessageSujet: Re: Autumnal. Am I alive..? [Charles]   Dim 3 Avr - 12:39

[Désolée je suis complètement rouillée @___@ Je ferais un truc mieux la prochaine fois, promis. ... Et je vais réfléchir à une autre couleur aussi, parce qu'on y voit rien.]

Ses yeux s'arrêtaient sur les fenêtres des habitations qui les entouraient, les fissures de la pierre, les feuilles des plantes battues par la pluie, oubliées à l'extérieur, les toits embrassés par les larmes du ciel. Un ciel qui paraissait toujours plus bas lorsqu'il déversait ses torrents de larmes sur la terre, semblant chercher à l'étreindre. Peut être était-ce véritablement deux entités, peut être assistait-il à chaque orage à la manifestation de leur violent désir de se retrouver. Mais son attention revint rapidement sur le blond, il aurait tout le temps de réfléchir à un hypothétique personnification du Ciel et de la Terre plus tard... pour l'instant il y avait des choses plus rares. Plus simples. Et plus savoureuses.
Ses yeux glissèrent sur les cheveux clairs, descendirent dans son dos pour se fixer sur ses jambes. Les deux premières faite de chair et la troisième de bois qui rythmait leur marche d'un «toc» répétitif, à peine perceptible sous le bruit de l'eau frappant les dalles de pierre. Durant tout le chemin il n'eut cesse de vouloir graver le mouvement des trois membres dans son esprit.


«Monte.»

Le manège s'arrêta, laissant la canne silencieuse et les deux jambes immobiles. Le choix n'était pas permit dans l'intonation qu'avait employé l'handicapé. Ce n'était pas vraiment un ordre, plus un «Fais ce que je dis ou débrouille toi tout seul» caractéristique de ceux qui placent leur fierté au dessus du reste. Si l'aristocrate ne se serait jamais abaissé à suivre un ordre, il suivit la demande.
La voiture n'était pas de celles qu'il avait l'habitude d'emprunter et leurs bagages leur prenaient le peu de place qui aurait du les laisser respirer. Mais qu'importe, cela aussi le changeait de ses habitudes. Sa tête vint toute seule s'appuyer contre la vitre après avoir dodeliné quelque instants.
Convergeant enfin vers autre chose que l'inconnu et son membre handicapé, ses yeux, miroirs sombres des cercles dorés, s'accrochèrent à la vitre ou glissait la pluie.
La musique emporta rapidement son esprit qui se confondit avec le ruissellement des gouttes qu'il observait. On aurait presque dit qu'elles s'accordaient à la musique et lui offraient un minuscule ballet, discret et délicat avant de s'échouer sur la carcasse de la voiture, hors de sa vue. Aristide était sujet à voir des intentions en toute chose, souvent inanimées. Et son esprit enfantin avait décidé que les gouttes dansaient pour lui.
Sa faculté à tout oublier entra aussi en action, et Charles n'exista soudain plus alors que ses paupières s'abaissaient doucement, recouvrant son regard d'un voile terne.



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MessageSujet: Re: Autumnal. Am I alive..? [Charles]   Dim 10 Avr - 20:08

Le docteur handicapé de la Sweet avait l'air d'un pantin désarticulé surtout quand il avait fait une glissade. Il n'aimait pas qu'on lui témoigne compassion, pitié et assistanat. Handicapé d'une jambe ne veut pas dire demeuré. Le jeune homme en avait connu des êtres qui tentaient de gagner leur place au Paradis en aidant le pauvre vilain petit canard qu'il était. Foutaises, il ne demandait rien et ne demandait jamais rien. Le comportement de l'élève nommé Aristide l'avait quelque peu destabilisé. C'était comme si ce gamin n'était jamais sorti de chez lui et n'avait jamais vu d'handicapé. Il se rappela alors que dans la plupart des familles riches, on porte tout sur la perfection hors avoir un membre du personnel avec un handicap, c'était pas la perfection. Enfin, a vrai dire, Charles n'avait pas besoin de travailler. Pour ses parents, il ne faisait aucun doute que la médecine n'était qu'une lubie du jeune homme et qu'un jour, il reviendrait pour reprendre la suite familiale dans l'entreprise. Ses parents témoignaient plus d'affection envers leur entreprise qu'envers leurs enfants, songea t il avec un certain cynisme.

La chaleur envahit quelque peu l'habitacle. Le chauffeur avait dû mettre le chauffage. Pourtant le chauffage même si il réchauffait le corps, l'intérieur de Charles demeurait glacé. Pour cause, ce n'était pas son corps, ce n'était pas son identité. Il n'était qu'une fumée, un montage de matière qui un jour tomberait en cendre quoique si ça se trouve son corps était déjà réduit à l'état de poussière, dans la tombe portant son prénom et son nom de famille. Charles Weston, Weston Charles..Foutaises. Charles rencontra le reflet de son démon, dans la vitre de la voiture. Il détourna les yeux. Il aurait voulu que la vitre se teinte de noir, qu'elle soit anti reflet. Il avait envie de la casser mais la voiture ne lui appartenait. Il n'avait pas envie de se faire passer pour un dingue et être ennuyé par les flics et les médecins donc oui il se retenait. Sa main, reposant sur le genou, se crispa. Foutue vie, foutus parents l'obliger à vivre ainsi. Remarque pouvait on appeler ça vivre? Et sa soeur, sa chère et tendre soeur l'avait elle aimé ou avait elle été guidé par la culpabilité dan ses marques de tendresses? Sérieusement, il y avait de quoi être complètement pommé. Charles ne s'étonnait pas que les gosses sortent du cocon familial avec des problèmes de coeur et mental. Certains parents faisaient n'importe quoi avec leurs enfants.

Il jeta un coup d'oeil à Aristide. Lui aussi était une erreur d'éducation. Il n'y avait qu'à voir son visage impassible, sa dureté de tout à l'heure pour comprendre que les parents avaient voulu faire de leur progéniture la perfection mais les parents ne se rendaient pas compte qu'avec cette éducation narcissique, ils foutaient un cratère entre Aristide et les autres. Avec un petit pincemment au coeur, il se demanda comment cet être là allait vivre vraiment. Le jeune homme en prenant son regard sur celui qu l'accompagnait, remarqua une chose : sous l'emprise de la musique, le visage d'Aristide se métamorphosait. Il prenait quelque chose d'enfantin. En tout cas, l'instant est magique même pour Charles.

«  Elles dansent »

Murmura t il doucement. Il parlait bien sûr des gouttes de pluie. Mais le chauffeur ne pouvait pas comprendre. Il était à cent lieux de la magie de la musique. Le jeune homme remarqua ensuite qu'il avait cessé d'existé pour Aristide. L'horloge tournante avait décidé de l'effacer de la vision d'Aristide. Et voilà, il était à nouveau de nouveau une existence qui n'existait pas. Il n'était rien. Il n'était même pas quelque chose d'éphémère. Le jeune homme se calla dans son siège. Il laissa la musique l'envahir. Il imaginait une histoire par dessus la musique. Parce que le chauffeur se mit en tête de faire la conversation, Charles lui proposa une histoire. Le chauffeur intrigué accepta de l'écouter.

«  Il était une fois, un gamin aux cheveux d'or. Il était beau, il était aimé de tous. Il vivait dans une cage dorée. Un jour, il échappa à la surveillance de ses parents. Il passa le grand portail de la maison. Il traversa la rue en faisant attention à ne pas se faire renverser. Le gosse de riche parcourut les rues pour finalement arrivés dans les rues sales. Il entra dans un immeuble où l'attendait un enfant brun habillé de haillons. Savez vous ce qu'ils firent? Ils entrèrent dans l'appartement du gamin pauvres et ils s'amusèrent avec un rat. L'enfant pauvre apprit quelque chose à l'enfant riche : les plus beaux joujous, magnifiquement taillés, ne sont pas toujours les plus amusants. »

Le chauffeur connaissait il Baudelaire? Pas sûr sinon il saurait que Charles inventait une suite au texte le joujoux de Baudelaire.

«  L'enfant riche apprit aussi que les pauvres sont des êtres pleins de richesses car la pauvreté leur à enseigné l'imagination, la créativité et pleins de trucs pour se débrouiller dans la vie. »


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