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 Il est né le divin enfant! Bref, hum ^^" (Alekseï Demid)

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MessageSujet: Il est né le divin enfant! Bref, hum ^^" (Alekseï Demid)   Dim 15 Aoû - 10:09

CARTE DU PERSONNAGE


Provenance de votre avatar : Hajime Saito de Hakuouki (on abrège hein)

Général

Nom: Demid

Prénom: Alekseï ou Alek

Anniversaire : 23 novembre

Âge: 29 ans (fait un complexe sur la trentaine)

Nationalité: russe

Groupe : habitant de la ville

Métier :
on ne peut pas parler d'un véritable métier. Il donne des cours particuliers de langues et d'histoire à ceux qui le demandent. Sinon il est "prêtre".

Niveau de scolaire pour les étudiants du lycée de la ville ( 1ere, 2nde, Terminal): voilà un moment qu'il ne va plus à l'école

Surnom de bizu (réservé aux petits nouveaux) :

Orientation sexuelle:Etant prêtre, il a fait "vœux de chasteté" (ça c'est ce qu'il dit). En réalité cela fait longtemps qu'il n'a plus goûté aux plaisirs de la chaire. Autrefois il était bi, enfin disons qu'il ne s'intéressait pas vraiment à ce qui passait dans son lit. Cela n'a certainement pas changé.


Santé

Allergie(s) :aux flics? Non sérieusement, il n’a pas d’allergie notable, un rhume des foins de temps à autre, mais rien de bien grave.

Fantasme(s) :Actuellement, il n’en a pas. Il est en repos forcé, en cure de désintox, mais après si une idée lui vient en tête il fera passer une annonce dans le journal

Peur : Sa plus grande peur est de retomber dans la drogue et le milieu qui l’entoure. Il n’en garde pas de très bon souvenir et préférerait éviter de se faire reconnaître par un de ses anciens « amis ». A cela s’ajoute également la peur de retourner en prison.
Peur moins importante mais notable tout de même: il craint de se faire attaquer par un cierge. Ne demandez pas d’où cela peut venir, cette peur s’est développée suite à un cauchemar. Pour plus d’informations, veuillez vous adresser au principal intéressé.

Manie : Remonter ses lunette de l’index en affichant un sourire sadique quand il s’apprête à infliger une punition. A aussi la fâcheuse habitude d’attaquer les fidèles peu attentifs à coup de Bible.




DESCRIPTION



Description physique:
Alekseï mesure 1.83m pour environs 68kg. Un homme plutôt grand donc et mince, et ce du fait de son passé quelque peu chaotique. Même si cela ne se voit plus trop aujourd’hui, on peut remarquer quelques traces des effets nocifs de la drogue comme ses joues un peu trop creuse, son teint pâle et des cernes parfois prononcées quand il est vraiment fatigué. Il fait plus vieux que son âge quand il est ainsi, et si il ne fait pas attention à sa santé, la moindre maladie l’affaiblit terriblement. Ce n’est pas faute de manger comme quatre pourtant, mais que voulez-vous on ne reprend du poids comme ça en claquant des doigts.


A la fin de sa cure de désintoxication, le russe a décidé de se reprendre en main, de se surveiller un peu plus d’où son activité physique quotidienne destinée à lui donner un physique plus agréable que celui qu’il avait avant. (Non je ne parle pas de sexe bande de dépravés!) Vélo, natation, escrime, un peu de musculation, il s’est pris de passion pour ces sports. Même si il ne deviendra jamais grand compétiteur, il prend au moins plaisir à se rendre chaque semaine à la piscine ou à la salle de muscu retrouver les habitués avec qui il s’entend plutôt bien. Bref, avec le temps, ses efforts ont payé puisqu’aujourd’hui il peut enfin se regarder dans une glace sans avoir honte de son physique. Bon il n’irait pas jusqu’à dire qu’il est un tombeur, mais disons qu’il est toujours plus appréciable de sentir les muscles rouler sous la peau que l’on caresse non?

Alekseï a des cheveux longs, lui arrivant presque en bas du dos qu’il attache la plupart du temps en une queue lui tombant entre les omoplates pour ne pas être gêné. Noirs à la base, ils prennent une teinte violine à la lumière du jour, s’accordant à merveille avec ses yeux améthystes. Une couleur rare qui marque les esprits. Et si on ne se souvient pas forcément des traits de son visage, on retient forcément cette couleur. Ainsi la personne fait le rapprochement suivant: Alekseï = yeux améthystes. Simple et efficace donc. Un regard expressif, très doux et surtout toujours triste. Pourquoi? Peut être à cause de ce qu’il a vécu, peut être parce qu’il est lui-même triste sans s’en rendre compte, allez savoir. Des prunelles constamment illuminées par une flamme, même quand son esprit est ailleurs, ses yeux restent encrés dans le présent. Ceci est avantage certain car son interlocuteur peut croire qu’il l’écoute alors que pas du tout.

D’un point de vu vestimentaire, Alekseï est un homme aux goûts simples. Il porte des couleurs claires, crème, beige, blanc, bleu, et évidement le violet. Parfois il vient assombrir sa tenue par une touche de noir. Son pyjama par exemple n’est autre qu’un kimono se soie noir, très fin. Mis à part ce vêtement, le russe ne porte pas le noir dans son cœur, bien qu’il trouve cette couleur particulièrement séduisante. Mais étant lui-même très pâle, il préfère éviter d’accentuer cet état de fait autant que possible. Ce n’est pas non plus un homme de luxe, ses vêtements ne sont pas de grande marque payés hors de prix. Il marche au coup de cœur, ce qui vaut également pour le reste. On le verra le plus souvent habillé d’un costume impeccable, ses cheveux attachés sagement dans son dos. Ou alors du premier jean passant dans son armoire. Il n’est pas grand amateur de l’habit de prêtre. Alekseï porte également des lunettes de repos, même si il les garde sur le nez la plupart du temps peut être pour se donner un air d’intellectuel. Un intellectuel arborant toutefois quelques signes particuliers, visibles pour celui qui passera outre l’étoffe de ses vêtements. Tatouée sur l’omoplate droite, d’un trait grossier certes mais reconnaissable entre toutes: la croix du Christ. Souvenir qu’il garde de son passage en prison, marquant par là sa soumission à Dieu et sa rédemption, son départ pour une nouvelle vie. Et pour celui qui se montrerait vraiment curieux, au point de se demander quel est cet autre tatouage sur l'aine du prêtre, il faudra le persuader de se mettre nu pour le découvrir. Une rose noire, à la tige sertie de trois épines qu'il s'est fait faire un peu plus tard. Elle aussi a une signification particulière, symbolisant l'adolescent ayant séjourné en prison.


Description mentale:

SI il était turbulent et tête brûlée autrefois, Alekseï a mûri. Plus calme, plus posé, plus adulte, il est aujourd’hui un homme sérieux et réfléchit. Froid de prime abord, il se révèle chaleureux et convivial. Il aime rire et bavarder, bien qu’il mène rarement la conversation, préférant boire une coupe de vin tout en écoutant d’une oreille distraite. Souvent il affichera un sourire doux, baissera les yeux et lira l’avenir dans son verre. Ai-je oublié de préciser qu’il ne tenait pas l’alcool? Ce n’était pas le cas quelques années plus tôt, mais allez savoir pourquoi, à présent c’est tout juste si il ne finit pas nu sur la table après avoir vidé une bouteille d’un bon vin. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’est pas timide, c’est juste qu’il est assez peu enclin à discuter avec les inconnus. Alekseï a gardé de son enfance une tendance à se méfier de tout et de tout le monde. Alors avant de pouvoir pleinement profiter de sa compagnie, il faut tout d’abord gagner sa confiance. Bien entendu, plus le niveau d’intimité désiré est élevé, plus il faudra gagner des points auprès de lui pour espérer voir son envie être satisfaite.

Alekseï est un homme très professionnel, très ordonné dans son travail, ne supportant pas d’être en retard dans ses tâches. Il n’est pas vraiment maniaque, disons qu’il applique le système du « cache misère ». Autrement dit: on planque le désordre dans les tiroirs. Il est une chose à savoir, lorsqu’il est plongé dans son travail, surtout il ne faut JAMAIS le déranger, c’est un coup à l’énerver. Alekseï est un homme qui aime à être concentré lorsqu’il fait quelque chose d’important. Ce qui ne l’empêche pas d’être très tête en l’air. Oui quand il ne travaille pas le russe est une véritable girouette qui oublie très vite ce qu’il fait et surtout pourquoi il le fait. Simple inattention de sa part parce que son esprit n’est pas vraiment connecté au monde réel. Ainsi on le verra interrompre sa conversation entamée avec entrain pour filer vers d’autres lieux faire ce pourquoi il avait bougé au départ. Bon cela n’est en général pas très problématique, sauf lorsque la chose oubliée en question est une casserole sur le feu, ou le robinet de la baignoire encore ouvert. Ce comportement fait sourire ceux avec qui il discute, ces derniers se contentant de soupirer et de lever les yeux au ciel alors que le russe court à travers le couloir en ordonnant qu’on lui cède le passage. Il est également d’une maladresse affligeante, avec les gens mais aussi les objets. La porte ouverte à la volée s’écrasant sur un nez sera toujours pour sa pomme, et ne parlons pas de tout ce qu’il casse parce qu’un mot l’aura fait sursauté et ramené à la réalité.

Le russe parle assez rarement de lui, de ce qu’il aime, et encore moins de sa vie passée. Allez savoir pourquoi il juge qu’un passé de prisonnier délinquant juvénile croisé junkie n’est pas vraiment intéressant. En vérité il craint énormément de tomber sur une vieille connaissance, et préférerait éviter que son passé ne soit un fait public. Cela fait un peu tâche pour un prêtre, et pire encore si cela parvenait aux oreilles de ses employeurs. Si il est venu en Angleterre, c'est bien pour tout recommencer, alors autant laisser ses vieux démons derrière lui. Pour ces raisons, il évite délibérément le sujet et reste très évasif sur la question, éludant le sujet d’un geste de la main et d’un sourire.

Alekseï est un homme qui sourit énormément, toujours d’excellente humeur, et qui déteste se prendre la tête. Des sourires faux dissimulant une douleur bien encrée. Une douleur purement physique puisqu’il n’est pas du genre à se démoraliser pour un rien. C’est même tout l’inverse puisque le russe a une volonté de fer et se tiendra aux buts qu’il s’est fixé quoiqu’il arrive. Ce côté obstiné et toujours fier lui vient de son séjour en prison. Autant dire qu’il en a connu des humiliations, mais jamais il ne s’est laissé faire. Alekseï est un dominant, capable de se battre bec et ongle pour préserver ce qui est sien, allant même jusqu’à pouvoir tuer (oui il sait se servir d’une arme à feu). Aujourd’hui il n’en a pas l’air, passant avant tout pour un homme travailleur, qui en oublie presque les petits plaisirs de l’existence, et un peu tête en l’air. Mais ne dit-on pas qu’il ne faut jamais se fier aux apparences?

Quand à la question des sentiments, c’est quelque chose d’assez trouble pour Alekseï. On ne peut pas vraiment dire qu’il ait connu le grand amour, mais il sait ce que c’est de le ressentir, de brûler de désir pour quelqu’un, d’avoir cette peur au creux du ventre pour ne pas savoir exprimer ce qu’on ressent. Il est très maladroit c’est certain. D’ailleurs il ne montrera pas qu’il est amoureux et préférera le faire deviner de manière implicite. C’est la même chose pour l’amitié. Très peu habitué aux marques d’affections, elles sont rares chez lui et il ne les donne pas à la légère. De même que ses compliments et mots doux sont précieux et qu’il faut savoir les mériter, les garder précieusement et les chérir. Terriblement rancunier, il ne supporte pas la trahison. Ses colères sont dites « froides ». Pas de cris, pas de hurlements, pas de violence et de meubles qui s’écrasent sous un poing furieux, non rien de tout cela. Juste un regard à glacer le sang et un profond mépris. Il n’est pas enclin à pardonner facilement, même si la personne vient à ramper devant lui. Alekseï peut se montrer très dangereux lorsqu’on le pousse à bout, n’hésitant pas à tuer de sang froid dans les cas les plus extrêmes. Bien heureusement cela ne s’est jamais produit. Du moins n’a-t-on pas prouvé qu’il était impliqué dans l’affaire. En revanche , après coup, il se verra rongé par le remord. Il s’en voudra terriblement au point de se mépriser lui-même. Ces cas sont extrêmement rares puisque le prêtre est connu pour sa patience légendaire. Ou alors c’est parce qu’il ne gravite pas dans la même dimension que ses semblables, allez savoir.


Biographie:

Je suis né en Russie, dans un petit patelin non loin de Moscou, ville qui m’a vu pousser mon premier hurlement. Je n’ai jamais connu mon père, fallait bien avouer que ma mère n’était pas ce qu’on pouvait appeler une mère modèle. Nous étions quatre, moi, elle et mes deux sœurs aînées. Aux yeux de la société nous étions ce qu’on appel une famille. A mes yeux d’enfants, nous étions quatre inconnus liés par des liens sanguins et seulement ça. Ma mère était serveuse dans un bar de station service, mes sœurs et moi avons été à l’école le temps d’apprendre à lire et écrire. Quand elles eurent 15 ans, elles cessèrent les études pour aider à faire rentrer de l’argent à la maison. On dormait tous dans la même pièce, et pour les toilettes c’était au fond du jardin, seule la cuisine/salon était isolée de la pièce commune. Je ne le savais pas encore, mais pour nous nourrir mes sœurs vendaient leurs corps aux plus offrants. Il n’était pas rare que ces gens viennent chez nous pendant que j’étais à l’école. Jusqu’à ce que je rentre plus tôt parce que mon professeur était malade et que je ne tombe en pleine orgie. Ce fut la seule et unique fois de ma vie que quelque chose me choqua, les fois d’après je n’y prêta pas plus attention qu’à une mouche posée sur un tas d’ordure. Je me débrouillais seul pour vivre, comptant sur le peu d’argent qu’elles ramenaient pour me nourrir et avoir de quoi me couvrir. Elles étaient des inconnues, je partageais de temps à autre leur toit, oubliant les bruits, soupirs et autres craquement de plancher en faisant connaissance avec une amie plus enivrante que n’importe qu’elle sensation prodiguée par des lèvres ou une langue: la vodka. J’avais 15 ans, je n’allais plus en cours depuis longtemps, je vivais de vol à l’étalage et j’oubliais la dure réalité de la vie en me plongeant dans la drogue et l’alcool. Rien de bien méchant au début. Juste des fêtes à n’en plus finir où circulait un peut de shit. Puis on me fit goûter à d’autres substances, plus dures, encore plus jouissives. Cocaïne, héroïne, hallucinogènes, ce genre de douceurs là où d’autres se gavaient de cookies et de crème pâtissière. Oh je ne dis pas ne pas en avoir mangé, j’étais même plutôt connus dans les pâtisseries du coin, surtout pour les vitrines explosées découvertes au petit matin. J’ai toujours eu un faible pour les éclairs au chocolat, mais ça c’était avant d’arriver en Angleterre.

Bref, je vivais en bande, nous étions une petite dizaine, trois des nôtres étaient des filles. Cela faisait un moment que je n’étais pas retourné chez moi, et visiblement je ne manquais à personne. Ce n’était pas plus mal. Après tout, ma mère n’était qu’une femme m’ayant mis au monde, son rôle s’arrêtait là. Ceux qui m’avaient élevé c’étaient les aînés Dimitri et Sergeï. Ils étaient un peu mes grands frères. Je me souviens encore de ma première rencontre avec eux, j’étais un môme, j’avais 13 ans.

-C’est quoi ton nom? Avait demandé Dimitri.
-Alekseï.
-Alek, ok. Tu viens d’où?
-Moscou.
C’était large, il ne chercherait pas à savoir.
-Quel quartier?
-Je sais pas, avec des rues noires et des filles dans la vitrine en face.


Je ne su jamais si c’était un test, ni si cet endroit existai vraiment, toujours est-il qu’ils me prirent sous leur aile et m’enseignèrent tout ce qu’ils savaient. Certes ce n’était pas vraiment le genre de chose qu’un gamin devait apprendre, mais c’était ainsi que l’on devait survivre. Le vol n’avait plus aucun secret pour moi, et je forçais les serrures avec encore plus d’habilité que mes aînés. J’étais plutôt fier de moi.
Pour mes 15 ans, on m’offrit la sœur de Dimitri. En gros je devais passer au stade supérieur et apprendre à me servir d’autre que mes mains. Pas vraiment top comme première expérience je l’admets. Néanmoins, je suis resté avec elle presque deux ans, et même si je n’étais pas fou amoureux, je l’aimais d’une certaine manière. Sentiment à sens unique, je n’étais pour elle que le gars que son frère l’autorisait à fréquenter. Aussi notre séparation ne fut-elle pas trop douloureuse. J’aurais pu finir ma vie comme petit truand des rues, sauf qu’évidement les choses ne se déroulèrent pas comme je l’avais imaginé.

J’avais 17 ans, et je savais me servir d’un flingue. J’avais également eu quelques petits accrochages avec la mafia du coin, rien de bien méchant heureusement pour moi. Cette année là, Dimitri avait organisé un gros coup, j’étais de la parie. La maison appartenait à une veuve de 56 ans, elle devait être absente. Elle n’aurait jamais dû être présente. Sauf qu’elle était là. Quand elle nous a découvert dans son salon, personne n’osa bouger. Et puis il y eut un cri, suivit d’une pluie de coup de feu. J’ai sorti mon arme. J’ai tiré en regardant cette femme dont le corps se criblait de balle. Je l’ai vu s’affaisser sur le sol, la bouche ouverte, les yeux ravagés de larmes qui roulaient sur ses joues. Aucun son ne franchit ses lèvres grandes ouvertes. Je vis le sang se répandre sur le sol et se mêler au rouge du tapis. Nous étions trois à avoir tiré, trois à ne pas savoir qui l’avait tué. Encore aujourd’hui je prie pour que ce ne soit pas moi. Tétanisé par ce que je venais de faire, je n’ai pas bougé, l’arme encore à la main.

-Alekseï! Putain bouges Alek!

Des mots qui ne me parvenaient pas, remplacés par d’autres à ce moment là: j’ai tué une femme. J’ai tué une femme qui n’avait rien demandé, simplement pour pouvoir manger demain. Mes compagnons se firent la belle, moi je ne pouvais pas bouger. Je savais que je devais fuir, mais mes jambes refusèrent de m’obéirent. La police n’eut aucun mal à m’arrêter et je fus envoyé en prison. A bien y repenser ce n’était que la suite logique de ma vie. Délinquant, je devais finir en prison. Je passerais sous silence ce qui se passait entre ces murs.

La justice en Russie n’est pas vraiment un modèle, elle marche surtout selon le porte-monnaie. Autant dire que j’étais cuit. Du moins c’était ce que je pensais. Et puis on vint me chercher. J’allais avoir 20 ans, et cette année là j’appris que j’avais un oncle. Un homme très riche et puissant. Il me fit sortir de prison et fit étouffer l’affaire. Peu avant ma libération, je me fis tatouer sur l’omoplate la croix du Christ, signe de ma soumission à Dieu, et de mon désir de rédemption. Je n’ai jamais été très croyant, mais c’était comme une promesse que je m’étais faite. La promesse de revenir dans le droit chemin, de tout recommencer. Et mon oncle fit en sorte que ce serment me rentre dans le crâne. Jamais je n’oublierais notre première conversation. Je sortais tout juste du bâtiment grisâtre qu’il me fixa d’un air sévère et me dit ces quelques mots:

-Ma sœur n’est qu’une catin, ses filles ne valent pas mieux. Il est hors de question que le seul héritier mâle de notre famille finisse comme voleur de bas étage. Tu vas venir avec moi, et changer de vie. Bien entendu je ne peux te laisser prendre les commandes de ma société en l’état actuel des choses. Alors quand tu m’auras prouvé que tu en es digne nous en reparlerons.

Je le soupçonnais d’être un tantinet misogyne sur les bords, et je n’avais sans doute pas tord. Mais à l’époque la seule chose qui me frappait était que cet inconnu se prétendant mon oncle venait me demander d’abandonner des habitudes profondément encrées en moi pour devenir un homme du monde. Et il pensait vraiment que j’allais obéir sagement? La réponse fut que oui.

-Et comment suis-je censé devenir méritant à vos yeux?
-Tu as commis de nombreux pêchés Alekseï
. C’était la première fois depuis six ans que l’on m’appelait par mon prénom complet. Mon oncle était très croyant, à ma différence. Aussi compris-je qu’avant de gagner sa confiance, je devais obtenir le pardon de Dieu. Rachètes-toi, et ensuite je ferais de toi mon héritier, je t’apprendrais les ficelles du métier. Mais avant rachètes-toi.

Me faire pardonner de Dieu, la bonne blague. Pourtant mon oncle était sérieux. J’ai tout laissé derrière moi, je suis monté dans le premier vol pour l’Angleterre et j’ai changé de vie. Mes deux premières années furent entièrement consacrées à rattraper mon retard. Par chance, ou pas d’ailleurs, je me découvrais une passion pour la lecture, l’Histoire et l’apprentissage des langues étrangères. Moi qui ne parlais pas un mot d’anglais, je fus le premier surpris de voir avec quelle facilité je l’apprenais. La partie la moins amusante fut sans doute la désintoxication. Bien heureusement, mon oncle trouva de quoi palier la sensation de manque: les sucreries! J’en devins rapidement accroc. Chaque saveur était source de joie et me motivais pour parvenir à mon but: être digne de mon oncle. Il était sévère avec moi, mais toujours juste, réclamant sans cesse une attitude irréprochable de ma part. Dès que je pensais toucher au but, il relevait encore le niveau, m’obligeant à m’appliquer plus encore. Autant dire que le changement fut difficile au début, et malgré mes coups de tête et mes crises de colère, je m’adaptais peu à peu. Bientôt je devins quelqu’un, je ne dirais pas d’exemplaire, mais de plus adulte. Enfin, un homme un peu plus civilisé on va dire. Et le sexe dans tout ça? Depuis l’âge de 17 ans, je n’y ai plus goûté, et cela ne me manque pas vraiment. En même temps, avec l’habit de prêtre sur le dos, ce n’est pas comme si j’avais vraiment le choix.

Bref, une fois définitivement guéri de mon addiction à la drogue (mais pas de celle du sucre), je me fis tatouer une rose noire. Certains diront que ce n’est pas très viril, mais pour moi elle a une signification particulière. Elle est le symbole de mon adolescence, de ma vie passée que j’ai enterré pour de bon. Le seul problème depuis que je suis arrivé en Angleterre, c’est bien la condition imposée par mon oncle. Comment se faire pardonner de Dieu quand on ne croit pas en ce dernier? Alors en attendant de trouver la réponse à cette question, je me suis trouvé un nouveau passe temps: frapper les fidèles avec ma Bible de poche. J’y prend un plaisir malsain, peut être devrais-je me soigner de ça aussi. A voir.




QUESTIONNAIRE ESSAYER A REMPLIR (si vous le remplissez pas ce n'est pas grave ^^

1. Pour vous, que représente le chaperon rouge et le grand méchant loup?
La vierge Marie face au Malin? *fouille sa Bible à la recherche de la réponse*

2. Pour vous, la luxure est elle un pêché?
Dieu dit que oui. Après personnellement, je dis non.

3. Quel est le meilleur dessert que la terre ait jamais porté?
Les religieuses au chocolat!

4 Selon vous, avec quoi rime l'innocence
Décadence

5. Quel est votre définition de l'érotisme? ou pour vous qu'est ce que l'amour? choisissez l'une des deux questions...
L’amour c’est le sadomasochisme dans toute sa splendeur.

6. Répondez à la question :

SI C-H-O-C-O-LA-T= 8 … SI L-A-N-G-U-E=6 alors S-E-X-E =4

7. Lit double ou lit simple? Double! (quand on a le sommeil agité c’est mieux). Simple c'est bien aussi.

8. Quel est le phénomène qui touche les hommes au réveil, le matin? Gardes à vous soldat! Très bien, repos! *sort*

9. Quel titre donne-t-on à un élève d'un niveau supérieur à soi au Japon? Senpai
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Adrian Macfear
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MessageSujet: Re: Il est né le divin enfant! Bref, hum ^^" (Alekseï Demid)   Dim 15 Aoû - 13:19

Histoire bien racontée et fluide, c'est du petit bonheur... Je n'ai rien à redire si l'homme se tient sage et n'use de violence dans l'établissement.

Sur ce, j'annonce solennellement que tu es validé.

Bon jeu et à bientôt!

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MessageSujet: Re: Il est né le divin enfant! Bref, hum ^^" (Alekseï Demid)   Lun 16 Aoû - 15:46

Je rajoute ici parce que faut que je le poste et que je ne sais pas où le mettre. Chats méchants!



Petit Lu

Cet adorable boule de poil âgée de 2 mois a été recueilli par Alek alors qu'il faisait la manche au pied de l'immeuble. On ne peut pas vraiment le qualifier d'intelligent, pas non plus d'idiot, disons qu'il est à part. Il flotte dans une dimension parallèle à la nôtre. Petit Lu voit des choses, sait des choses qui échappent à la faible compréhension humaine. Parfois il essaye d'avertir les bipèdes, mais les gens préfèrent lui accorder une caresse en le prenant en pitié. Oh pauvres mortels ne voyant pas les âmes errer dans la cage d'ascenseur de l'immeuble d'Alekseï!

Il aime: la nourriture, faire le courageux, se lancer dans des rituels occultes comme le vaudou.

Il déteste: les cartons, la pluie, le grille-pain oO





Craquotte


Magnifique représente de la gente féline, Craquotte est une chatte de gouttière âgée de 3 ans. Elle aussi faisait la manche en bas de l'immeuble, alors Alekseï l'a récupéré. Elle est son premier animal de compagnie et il tient énormément à elle. Bon oui il aime aussi Petit Lu, mais Craquotte c'est encore différent.
La bête souffre d'un complexe d'infériorité face à l'ascenseur. A chaque fois que son maître ouvre la porte d'entrée, elle se rue à l'extérieur et finit par se figer sur le paillasson, les yeux fixés sur la boîte de métal, les pupilles dilatées. Et elle ne bouge plus jusqu'à ce que le russe vienne la décrocher du tapis. Craquotte est un chat de garde en quelque sorte, sautant sur celui ou celle qui pose un orteil dans l'appartement.

Elle aime: dormir, regarder les gens et les voitures depuis le balcon, se cacher dans la poubelle, imiter la paire de chaussette.

Elle déteste: les carottes (oui elle en voit une elle devient folle et déchire tout), les émissions de télé-réalité (elle a le poil tout hérissé après), les mégots de cigarettes.

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MessageSujet: Re: Il est né le divin enfant! Bref, hum ^^" (Alekseï Demid)   

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Il est né le divin enfant! Bref, hum ^^" (Alekseï Demid)

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