Sweet Cream School
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 Tout ceci n'est qu'un horrible malentendu (pv lunette-man! xD ou Adrian pour les intimes)

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Calyel Nëlys
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MessageSujet: Tout ceci n'est qu'un horrible malentendu (pv lunette-man! xD ou Adrian pour les intimes)   Sam 31 Juil - 12:28

Vous connaissez tous ces jours-là. Mais si, ceux qui annoncent une catastrophe à venir dans les heures suivant votre réveil. Ces jours sont fourbes, malins, mesquins, ils se cachent, se transforment, mais leur mode opératoire est toujours même. Immuables, ne souffrant pas des attaques du Temps, ils sont les piliers de l’humanité, la gangrène de chaque être humain, l’épée de Damoclès au dessus de votre tête, vous, misérable bienheureux. Vous pensez être épargné par leurs ruses et leurs noires pensées, mais non, ils sont là, ils vous guettent, ils cherchent leur prochaine victime. Qui parmi ces pauvres mortels sera le prochain à subir leurs foudres? Le malheureux bougre, l’élève lambda qui n’a rien demandé à personne, celui dont la vie est déjà un enfer rien que par la présence de son voisin de chambre, ou l’existence d’un prof, celui-là sera tout particulièrement bien vu par ces jours-là. Et bien lui, oui lui (donc vous), est certain qu’au moment précis où la phrase « ça ne peut pas être pire » traverse son esprit, alors c’est certain, ces jours-là vont frapper. Car ils sont sadiques, ils sont le reflet du monde qui les a façonné. Mais que sont-ils? Châtiment divin? Concours de circonstances? Fruit de l’imagination d’un futur suicidaire ou dépressif? Nul ne le sait. Les plus grands savants du monde se sont penchés sur cette question, ce mystère qui reste aujourd’hui entier. Alors on apprend à vivre avec, on se méfie, on les attend. On sait qu’ils sont là, tout près, qu’ils guettent leur heure, le moment où leur fourberie atteindra des sommets sur le mont de l’Exaspération et du Désespoir. On essaie de les déjouer, de les tromper, d’esquiver leurs attaques. Mais tôt ou tard, ils nous rattrapent, ils se vengent. Car ces jours-là sont susceptibles, il ne faut pas espérer les duper, ils sont les maîtres du déguisement et de la torture. Et ces jours-là, en plus de toutes ces qualités, savent aussi envoyer sur terre, des représentant de leur duplicité. Des êtres fourbes, des mécréants, des gens aux physique banal ou charmeur, aux sourires enjôleurs qui font frissonner. Des Innocents, des Martyrs pour servir la noble cause de ces jours-là. On ne les reconnait pas immédiatement, et ce n’est qu’après être tombé, genoux dans la poussière, que l’on se rend compte que l’on a face à sois, un suppôt de l’enfer!

Et ce matin était le messager de ces jours-là. Annonciateur d’ennuis, portant la bannière marquée du sceau d’un des pires serviteurs des ces jours-là: le Malentendu. Lui, il jouait dans une autre catégorie, à lui tout seul il pouvait détruire un homme en l’espace de quinze secondes et trois centièmes. Or, aujourd’hui, il avait trouvé sa victime. Un jeune homme, l’Innocence incarnée, perdue dans une école des plus douteuse, et qui s’adonnait à as passion première: la paresse. Oui Calyel dormait, encore. Le visage enfouit sous un oreiller, une jambe rebelle dépassant de la couverture, barrant le lit, la couette remontée jusqu’en dessous des épaules, des mèches brunes qui empêchaient clairement de voir ne serait-ce qu’un bout de visage, et les bras dissimulés par tout un tas de coussins et de peluches. Un angelot tombé du ciel qui cherchait réconfort auprès de son meilleur ami, son lit. Le sien à lui qu’il aime, son amant, son frère, son confident, la créature pour qui son cœur brûlait d’une flamme lumineuse sans égal. Pourquoi donc avoir choisi cet élève? Parce qu’il le fallait. Il devait souffrir au moins une fois par semaine. Et cela commencerait par une envie de sécher les cours tellement forte qu’il s’y plierait sans même chercher à comprendre.
Le grec s’agita, signe annonciateur de son réveil imminent. Première paupière…non elle s’est refermée dans la seconde. Bâillement, grognement protestateur, et enfin, une réaction vivante. Il ouvrit les yeux, croisa le réveil et soupira. 9h03. Premier cours de raté, et il n’avait pas l’intention d’aller aux autres. De toute façon, l’Écossais lui passerait ses notes, il lui devait bien ça pour avoir été malade. Donc Calyel pouvait faire semblant d’être malade, genre « j’ai chopé la saloprie de l’autre abruti pendant le week end. » Oui, ça c’était bon comme excuse. Bon, maintenant le plus dur était de quitter le pays des rêves définitivement, et surtout sortir de ce lit. Oh vil tentateur. Le grec se leva enfin, l’esprit embrumé, le regard un peu flou, comme une vieille télévision dont on devait régler l’antenne pour capter l’image. Il gagna la salle de bain, entra dans la cabine de douche et alluma le jet. Le tout par une suite de gestes mécaniques, savamment étudiés pour qu’il fasse un minimum d’effort le temps de se réveiller. Temps relativement long chez lui quand il n’était pas en situation d’urgence dès le matin. Après une douche brûlante, longue, savonneuse, et qui ne le fouetta pas comme il l’espérait, le brun quitta la cabine et passa une serviette autour de ses hanches. Le plus dur maintenant était de s’habiller. En faction devant son armoire, il défiait le meuble de ses deux pupilles émeraudes. Qui allait gagner ce combat? L’emporter de ce choc de titan? Lui, ou l’armoire en bois clair contenant ses vêtements et les draps de son lit? Les paris étaient ouvert. Première attaque du grec qui ouvrit la porte d’un geste vif, ferme, sûr de lui et de sa supériorité. Mais elle ne se laissa pas faire et exposa à sa vue un choix important de vêtements en tissus en tous genres. Vestes, pull, jean, pantalons de toile, cravate et boxer, sans oublier le cauchemar de tout être humain: les chaussettes! Oui, car les chaussettes étaient vicieuses elles aussi. Au lieu de rester sagement avec leur jumelle, elles se séparaient et vous faisaient courir dans tous les sens. Pour finir, trop en retard pour les achever, vous quittez votre chambre avec un ensemble dépareillés sur vos pieds. L’horreur. Mais Calyel l’emporta haut la main. Il opta pour un jean noir assez large, une chemise blanche à manches courtes, et s’empara d’un sous-vêtement et d’une paire de chaussettes avant de refermer la porte de l’armoire, un sourire victorieux aux lèvres. Ce n’était pas aujourd’hui qu’il s’avouerait vaincu devant un meuble!
Bien, maintenant que le passage « habillage » était bouclé, restait à faire son lit et à s’attaquer à la dernière ligne droite, la plus périlleuse: dompter cette tignasse! Campé devant le miroir de la salle de bain, le grec fusillait chacune des mèches de cheveux du regard. Tout se jouait entre eux à présent. Les plus terribles des adversaires. Ils emportaient la victoire un jour sur deux en général, mais parfois il y avait des surprises. Après un démêlage calme, le véritable combat commença. Calyel s’empara d’une pince, bien décidé à les attacher. La moitié se laissa faire, mais quatre mèches rebelles s’échappèrent de l’étau de plastique pour venir tomber sur ses yeux et le narguer. Enfer et damnation! Ah elles le prenaient comme ça hein? D’accord, il allait sortir la grosse artillerie. Et soudain, surgissant des méandres du placard sous le lavabo, apparut un flacon de laque! Ah, elle ne l’avait pas vu venir celle-là hein? Et prends ça! Il envoya la sauce, l’index appuyé sur le poussoir, ou truc du genre, vaporisant en quantité cette colle en aérosol censée maintenir ses cheveux en place pour la journée. Fixation extrême, longue tenue 48h. C’était ce qu’indiquait le flacon. Mais après plus d’un quart d’heure de combat féroce, il se rendit à l’évidence, c’était une publicité mensongère. Bon, d’accord, pour cette fois il rendait les armes. Le grec retourna se laver les cheveux pour se débarrasser de la laque et les laissa voler en tous sens, cirant au monde leur joie d’être libre. Ce n’était que partie remise, demain il les aurait, tous!

Calyel se rendit compte que cette journée faisait partie de ces jours-là juste après son petit-déjeuner. Alors qu’il quittait la cafétéria, il se fit la réflexion que peut être il irait profiter de soleil en allant s’installer sur le gazon, et ne rien faire. Sa spécialité donc. Sauf qu’au moment o* il traversait el couloir pour sortir, il avisa le ciel gris, nuageux, menaçant de déverser des litres d’eau dans les heures à venir. Super. Pourquoi donc y avait-il un soleil radieux juste avant? Injustice! Le mauvais temps s’était installé à la vitesse de la lumière, le temps de regarder son assiette de tarte. Impressionnant. Bon, il lui fallait trouver un plan B. Que faire de sa peau? Certainement pas aller en cours, il s’était juré de ne pas y mettre ne serait-ce que l’ombre d’un orteil. Il n’allait quand même pas faillir à se propre parole? Là devant la vitre qui commençait à être assaillit de gouttelettes d’eau, le brun eut soudain une idée lumineuse. La bibliothèque! Il y passerait sa journée. Lire, s’évader un peu, au calme et surtout au sec. Voilà le bon plan. Fier de sa trouvaille, le grec se dirigea donc vers le sanctuaire, le cœur de cette école qui n’était pas les cuisines contrairement à ce que pouvait dire la pub.
La bibliothèque de la Sweet était sans nul doute le lieu qu’il préférait, parce qu’il était normal. Bon mit à part le coin consacré à la lecture érotique bien fourni par rapport aux autres bibliothèques. Mais ceci n’était qu’un petit détail sans grande importance puisque l’ouvrage qu’il désirait n’avait strictement rien à voir avec une quelconque série érotique. A moins que il ne soit pas informé de ça, mais c’était peu probable. Alice au pays des Merveilles n’avait rien d’érotique. A la rigueur on pouvait prendre la passion de la Reine de Cœur pour les têtes coupées pour une forme de fétichisme. Et encore, c’était alors dans partie sadomasochiste de la relation sexuelle, forme prohibée à l’école. Allez donc savoir pourquoi. De toute façon, Calyel n’était pas très branché fouet, menotte, cire et autre forme de soumission lus ou moins douloureuses. Lui ne se soumettait pas d’ailleurs, mais cela était une autre histoire. Et d’ailleurs, il s’éloignait du sujet. Passer de Alice au pays des Merveilles aux relations SM, vraiment, il devait être sacrément endormi.
Bon alors, Lewis Caroll, Lewis Caroll…Le grec tourna dans une allée déserte et se figea net. Ah. Ce n’était pas Lewis Caroll qu’il avait face à lui. Ni même Alice. Deux jeunes gens visiblement très occupés, et qui ne s’attendaient pas à être découvert. Il fallait bien dire que la bibliothèque était déserte à cette heure. Les fauteurs de troubles virèrent au rouge, sans même prendre la peine de remonter leurs pantalons. Ils devaient avoir dans les 19 ans. Calyel soupira, maudissant ces lieux et ces dépravés qui venaient troubler sa recherche de calme et de paix. Des vrais lapins! Et il était où le surveillant du coin? Il n’y avait pas un espèce de vieux barbu sensé s’assurer que la bibliothèque resta fréquentable en toutes circonstances?

-Ce…c’est pas ce que tu crois! Commença l’un des dépravés, un petit rouquin. Ah tien, un rouquin!
-Tu ne sais pas ce que je crois, alors ne dis pas que ce n’est pas ça, répondit Calyel très calmement, totalement blasé.
-On pensait, que…enfin, un lieu public…
-La bibliothèque est vide.
-Oui, eu…se faire surprendre…on s’était dit que ce serait excitant.
-Tellement excitant que le disjoncteur à sauté quand tu m’as vu.


Le grec désignait par là la virilité de son cadet aussi plate qu’une limande et qu’il ne prenait même pas la peine de ranger. Lui avait-on dit que c’était dangereux et malpoli de désigner les gens du doigt ou de toute autre extrémité? Cependant cette pensée n’eut pas le temps de germer dans l’esprit du grec qu’il remarqua sous les fesses du blondinet le livre qu’il recherchait. Sacrilège! Alice se faisait souiller par un postérieur de dépravé! Calyel tendit un index accusateur vers l’ouvrage et son violeur puis ordonna dans un grondement menaçant:

-Je veux ce livre!
-Quoi? Mais non, je voulais le lire
, riposta le blondinet.
-Tu lis avec tes fesses toi maintenant? Donnes!

Et sans plus attendre, le grec se jeta sur le blondinet pour récupérer son livre, l’envoyant voler au passage. Le rouquin se fit la belle, abandonnant son amant d’un jour aux mains de l’aîné qui se démenait comme un beau diable pour s’emparer d’Alice. Le boucan ne pouvait passer inaperçu. Et alors que Calyel écrasait son cadet de tout son poids, prisonnier sous lui, le livre dans la main droite, des bruits de pas le firent s’arrêter net. Quelqu’un venait d’apparaitre au bout de l’allée. Le gardien de ces lieux vu son air sévère. Soit il venait réprimander les élèves pour le bruit, soit pour leur position équivoque, soit pour maltraitance sur livre. Ou les trois. Quoiqu’il en soit, Calyel su, à l’instant même où son regard croisa celui du nouvel arrivant, que cette journée faisait intégralement partie de ces jours-là.
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Adrian Macfear
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MessageSujet: Re: Tout ceci n'est qu'un horrible malentendu (pv lunette-man! xD ou Adrian pour les intimes)   Mar 31 Aoû - 14:24

Le Maître des Lieux. Voilà ce qu’était Monsieur Macfear, Bibliothécaire avec un grand B. Nommons les choses comme elles se doivent de l’être. Parfois il avait droit au surnom de rat de la bibliothèque, certes pas avantageux, mais bien dénominateur de sa fonction. Etait-il homme à craindre ? Oui et non. Oui si on le connaissait bien mal, dans quel cas il vous donnerait une bonne correction et non lorsque vous connaissez sa manière d’agir. Encore fallait-il la connaître. Ce fameux représentant des livres était un fervent défenseur des ouvrages et quiconque venait perturber le calme de ce lieu "divin" et respectable se récoltait les colères de l’homme. Ses colères n’étaient pas dévastatrices sur le plan physique car il était rare de voir les traits harmonieux de son visage se durcir incroyablement et sa bouche s’ouvrir bien grand pour vous hurler dessus ; bien au contraire, une expression affligeante de douceur l’animait, un sourire qu’on pouvait qualifier de plaisant ornant souvent ses lèvres. Quel homme, ce bibliothécaire… Ah oui, quelle gentillesse, quelle prévenance et quelle bonté ! Cependant, mes chers ignorants, n’oubliez pas que derrière le masque peut se cacher bien autre chose… Celui-ci, lorsqu’il était offensé, vous attaquait mentalement ou du moins, s’il en annonçait la couleur, parlait avec subtilité et avec des mots bien choisis, dans l’espoir de vous arrêter immédiatement. C’était cette sorte de pouvoir que possédait cet être et il en était fier, il était inutile de le cacher.

Toujours à l’heure, notre homme s’était déjà installé à son bureau et faisait déjà l’inventaire des divers ouvrages qui venaient d’arriver aujourd’hui même. Il y en avait toute une palette, allant du classique livre de cuisine à quelques romans voire des ouvrages éducatifs car, oui, chacun avait le droit de se renseigner. Cependant, cette bibliothèque abritait aussi ces quelques histoires peu catholiques, histoires bien enfouies dans un rayon dissimulé vers le fond de la pièce. Et bien oui, il fallait savoir chercher et découvrir les secrets… Et ce genre d’ouvrage était le petit plaisir personnel de notre grand brun qui ne le cachait cependant pas. Il n’était pas rare de voir un livre grand ouvert sur son bureau ; d’ailleurs on ne pouvait savoir de quoi il s’agissait si on n’osait jeter un coup d’œil à celui-ci ; ceci dit, coup d’œil était un faible mot car il fallait lire un bon paragraphe avant de comprendre la nature de la chose. Et Monsieur, en tant que lecteur exigent, ne prenait pas n’importe quoi. Pourquoi ? Parce qu’il avait lui aussi écrit par le passé. Ses livres n’avaient pas été publiés mais il avait partagé sa lecture avec d’autres amoureux de la belle écriture, faisant multiples connaissances… Que de souvenirs.

Complètement plongé dans son travail, le brun n’avait pas vu entrer un jeune étudiant et, par conséquent, ne l’avait pas salué comme il se devait. Mais, pour le moment, il ne savait guère qu’il aurait à le rencontrer dans des circonstances dites atténuantes. Pas atténuantes pour lui ni pour l’autre, mais plutôt pour quelques inconscients. Alors qu’il pensait être tout à fait tranquille – il avait absolument horreur du bruit incessant – du chahut se fit entendre. Il était certes assez faible mais il y en avait tout de même un. Fronçant les sourcils, dérangé dans son activité, le brun se leva de son bureau et se dirigea donc vers ces maux matinaux et, le pas plutôt pressé, il aperçut, une fois sur le lieu du crime, deux jeunes hommes en train de se disputer à cause d’un ouvrage. Qu’était-ce donc ce comportement ? Et le livre ? N’y avaient-ils pas pensé à ce livre ? Quels ingrats… Son air absent fit tout aussitôt place à une mine accueillante, celle-ci suivie d’un sourire puis la remarque partit, piquante.


"Et bien, qu’avez-vous de bon matin à assaillir un ouvrage de cette façon ? Vous méritez la sanction et ce, avec des dommages. Vous serez bien aimables de me donner ce livre avant qu’il ne subisse davantage votre bêtise"


Le visage demeura le même, si bien qu’il pouvait, voire devait, déstabiliser les deux jeunes impertinents qui se tenaient en face de lui. Ne comprenaient-ils pas ce qu’il venait de dire ? De toutes les manières c’était lui et lui seul qui avait le pouvoir sur cette chose qu’était le livre. Ni une ni deux, l’adulte sépara les adolescents et se saisit de l’objet puis les regarda chacun à leur tour.


"Je vous félicite… Je vous écoute, quel est l’objet de cette petite altercation ?"


D’ailleurs, drôle d’altercation. De un, il y avait la position compromettante et de deux le fait de presque se déchirer le livre. Le brun jeta un coup d’œil à la couverture et put apercevoir le titre. Ah… Alors c’était pour ce livre ? L’adulte se mit à nouveau à détailler les deux jeunes hommes qui semblaient légèrement surpris ou méfiants, devant se poser des questions quant à l’attitude du bibliothécaire. Peut-être devaient-ils penser qu’ils auraient droit à un homme d’âge mur, peu accueillant avec une binocle et une bonne bedaine digne de ces affreux personnages qui profitaient amplement des petits plaisirs de la vie ? Tout faux, recommencez le test. L’école de la Sweet était une école dans laquelle vivaient des personnes de hautes castes et se distinguaient par leur manières et leur savoir-vivre. Ceci sous entendait qu’ils prenaient soin de leur personne et que, par conséquent, on y voyait que de beaux visages. Si on y réfléchissait bien, il y avait là une forme de discrimination, mais le monde n’était-il pas cruel en lui-même ? Tout n’était pas magnifique d’après ce qu’on pensait, derrière il y avait la dure loi du plus fort et du plus résistant, par conséquent il fallait user de tous les moyens pour se distinguer, montrer une bonne image de soi. D’ailleurs, ne trouvez-vous pas cela dénigrant de voir les pauvres petits étudiants ne devoir s’habiller que d’un unique tablier pour cuisiner ? L’homme est vil… Ne lui demandez pas comment il avait appris cela mais les rumeurs circulaient vite, et pas seulement que là dessus… Cette école renfermait bien d’autres secrets et étaient principalement axés sur le plaisir charnel : cuisine et plaisir étaient la devise de l’établissement, aussi, les pauvres ignorants qui pénétraient en ce lieu se retrouvaient ébahis devant de telles pratiques. Avant de se jeter dans la gueule du loup, il valait mieux se renseigner, n’est-ce pas ?
Le brun se tenait toujours devant eux, demeurant calme et prévenant et, notant la confusion des propos de chacun, décida de ne pas leur rendre le livre. S’ils étaient incapables de se tenir, alors inutile de leur confier un tel bijou.


"Vos explications ne me suffisent guère, par conséquent je vous confisque le livre. En échange, je vous permets d’en emprunter un autre, sous peine que vous vous mettiez d’accord cette fois…"


Et, encore une fois, l’homme sourit, ses yeux de vipère scrutant les visages mécontents et frustrés des deux jeunes gens, derrière ses lunettes. Ah… Ils étaient fâchés hein ? Quel dommage… Et bien il espérait seulement que cette fois leur servirait de leçon.


"Choisissez bien et venez me voir lorsque vous aurez terminé, je suis tout à vous"


Sur ces belles paroles, le brun s’en retourna à son bureau, s’attendant déjà à voir deux tornades débouler sous peu.

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Calyel Nëlys
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MessageSujet: Re: Tout ceci n'est qu'un horrible malentendu (pv lunette-man! xD ou Adrian pour les intimes)   Ven 3 Sep - 11:27

Petit malotru voleur de bouquin! Il avait eu le malheur, l’audace, l’imprudence d’asseoir son fessier sur la délicate Alice! Et à tous les coups cela allait lui retomber dessus. Pour l’heure n néanmoins, la préoccupation du grec était toute autre. Les pas avaient cessé, et en lieu et place se tenait la bête. Elle était grande à n’en pas douter, très fine. Cela changeait des boules de muscles que le chevalier Calyel affrontait d’ordinaire. D’un noir de geais, les écailles luisantes sous la lumière tamisée de son antre, au regard sombre illuminé par une lueur mortellement envoûtante. Divine créature incarnation même de la puissance et de la sagesse. Des crocs d’ivoire aiguisés,, capables de déchiqueter la chaire sans le moindre mal. La bête le toisait, lui l’impertinent qui avait souillé ce lieu saint par sa seule présence. Grand gardien d’un trésor millénaire, la sagesse de toute une civilisation jalousement protégée entre ces murs. Et lui, pauvre chevalier de son état, s’apprêtait à défier la bête dans l’espoir d’emporter avec lui un peu de cette sagesse.
La première attaque fusa, vil poison s’échappant de la gueule béante du monstre. Un chant mélodieux, grave et suave, envoûtant, rappelant les sirènes de l’Odyssée. Était-il Ulysse? Non, Ulysse lui avait profité du chant de ces tueuses, narguant les Dieux et la Mort. Seul face à la bête, il ne pourrait pas se permettre pareil luxe. Il arqua le cou, prenant l’attaque de plein fouet, chant acéré d’épines déguisé sous une fausse douceur et un sourire carnassier. Un dragon pouvait-il sourire? Sûrement. Juste avant de dévorer le malheureux chevalier. Mourir en voyant le sourire d’un dragon, voilà qui était plutôt intéressant. Bien plus que de mourir de vieillesse ou de maladie. Finir sous les crocs de pareille merveille, c’était presque honorifique. Le preux chevalier Calyel, tué au combat pour avoir voulu toucher du doigt un trésor ne pouvant tomber entre les mains du premier homme venu. Ca ferait joli sur sa tombe.

Son trésor lui fut arraché des mains par la bête. Un geste vain de la main pour tenter de le retenir, mais déjà il était hors de portée. Défier l’animal maintenant ne serait pas très judicieux. Il fallait ruser. Et peut être se servir du couard qui l’accompagnait. Oui, bonne idée. Il n’y a pas de plus grand sacrifice que celui de quelqu’un d’autre! Tel le sphinx, il posa une question intellectuellement au dessus de la capacité d’entendement du blond. Question, justification, c’était du pareil au même. Demander habilement par une pirouette ce que deux pauvres mortels faisaient là à se disputer quelques pages d’un précieux ouvrage. Le blond ne perçut pas toute la finesse de la question et ses explications se perdirent en balbutiements incompréhensibles, décousus de sens et d’arguments. Ah le drôle! Le rustre homme que voilà, sans éducation aucune et qui se prétendait chevalier d’une noble maison telle que la Sweet!
Nouvelle attaque de la bête aux écailles de nuit. Et dans l’esprit du chevalier Calyel se rejouait le drame du jugement de Salomon. Mais perfide, la créature émit une variante. Aucun d’eux n’auraient le livre, il en faudrait un autre. Un seul livre, pour deux personnes. Cruelle et fourbe apparition du mal, toi qui brisa en quelques minutes la perspective d’une après-midi de calme à un jeune chevalier!

A peine envolée dans un recoin sombre de son antre, Calyel fit face au blondinet, et le fusilla littéralement du regard. Tout ça était entièrement de sa faute! Autant les réprimandes l’avaient laissé de marbre, autant voir son livre se faire la belle dans la main d’un bibliothécaire mal léché le contrariait au plus haut point. Et de toute évidence, l’autre imbécile avait pris les menaces très au sérieux. Soupir du grec qui se pinça l’arrête du nez avant de déclarer d’une voix glaciale:

-Je ne sais pas si tu te rend comptes que ta vie vient de prendre un mauvais tournant. A cause de toi et de tes pseudos fantasmes, le livre que je veux lire depuis des lustres est entre les mains de Satan en personne!
-Tu exagères, coupa l’autre d’une petite voix. Monsieur Macfear n’est pas si dangereux que ça. Demandes lui gentiment et il te le rendra ton livre
.

Le grec haussa un sourcil. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres, adoucissant ses traits marqués par la colère. Ah qu’il était mignon de tomber sur des petits poivrons naïfs. Et face à lui se tenait le roi des poivrons naïfs à n’en pas douter.

-T’es en première année? demanda-t-il en soupirant, encore.
-Oui, Pourquoi?

Ah les premières années. Tous des petits poivrons naïfs. Qui perdaient cette naïveté couverte d’une niaiserie à rendre hystérique même le plus calme des hommes une fois qu’on les faisait sauter dans une poêle. Et celui-là était encore frais. Sous-entendre par là qu’aucun cuisinier ne l’avait perdu dans une poêle brûlante au milieu d’autres petits poivrons et d’une noix de beurre. Cependant cela ne devrait pas tarder. Et alors le petit poivron, chauffé à en perdre tout son jus de frais petit poivron, ne serait plus qu’un poivron cuit, sec, et croquant sous la dent, enveloppé d’une chaude couverture de perversité et d’indécence. Ainsi devait-on verser tribut à la noble Maison Sweet. Certains poivrons néanmoins échappaient à ce sort peu enviables. Ils étaient rares. Calyel était l’un de ces poivrons. Malheureusement, son interlocuteur ne faisait pas partie de cette catégorie. Le plus âgé posa une main compatissante sur son épaule et termina cette conversation ne menant à rien:

-Allé, files. Je vais aller chercher mon livre. Et ne croise plus jamais ma route morveux!

Le morveux en question hocha la tête et s’éclipsa, rajustant son pantalon. Bien, problème réglé. Maintenant il fallait s’attaquer au sombre corbeau posté à son bureau. Petit charognard qui attendait l’agonie d’un élève pour se jeter sur sa carcasse.

Tout plein de courage, d’assurance, et d’un calme effrayant (ou de désintérêt total c’était à voir), le brun se dirigea donc vers le bureau. Il voulait CE livre et pas un autre. Une explication sur ce malentendu et tout serait arrangé. Surtout qu’il n’était pas du genre à dégrader le matériel. Il venait souvent à la bibliothèque, rendait toujours ses livres à temps et en état. Le maître des lieux n’aurait donc pas de raison de lui refuser le livre. Surtout qu’il le rendrait à la fin de la journée.
Faisant courir ses doigts sur le bois, il lorgna l’ouvrage ouvert sur le bureau. Un petit sourire en coin aux lèvres, il s’abstint néanmoins de tout commentaire. L’autre lisait ce qu’il voulait après tout. Personnellement il n’était pas vraiment friand de ce genre d’ouvrage, préférant de loin s’évader avec un bon roman d’aventure, fantastique ou policier. Bref. Calyel s’avança assez pour être entendu, mais suffisamment loin pour ne pas paraître insolent. Et c’est avec calme et sérieux qu’il expliqua ce que l’autre blond n’avait pas été capable de dire dans un langage correct:

-Monsieur Macfear, je crois que tout ceci est un énorme malentendu. Je voulais emprunter ce livre, et en arrivant j’ai trouvé le jeune homme de tout à l’heure s’amusant à je ne sais quoi avec un camarade. Bref, tout ça pour dire qu’il avait ses fesses posées sur cet ouvrage et que j’ai simplement voulu le récupérer. Lui n’en veut pas, et pour ma part il n’y a que ce livre qui m’intéresse. Les choses étant claires, si je pouvais l’emprunter pour l’après-midi ce serait fort aimable de votre part.

Pas de sourire ni de visage d’ange. Inutile de faire l’hypocrite et de caresser l’animal dans le sens des écailles. Ils étaient tous deux des gens raisonnables, sachant faire la part des choses, et en plus le grec avait les fesses propres dans cette histoire! Lui voulait simplement sauver Alice de cet infâme postérieur. Le jeune homme ne doutait pas que son aîné prendrait en compte ses explications et lui donnerait le livre en question. Pas besoin de s’énerver donc.
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MessageSujet: Re: Tout ceci n'est qu'un horrible malentendu (pv lunette-man! xD ou Adrian pour les intimes)   Lun 8 Nov - 18:41

Au loin, sagement assis derrière son bureau, l’homme observait ce qui semblait apparemment être une querelle. Oh voyons, était-ce parce qu’il leur avait interdit le livre ? Il avait tout de même une once de respect quant au fait que justement la dispute était provoquée par ce qu’il appelait une œuvre. Oui, parce que pour lui les livres étaient des œuvres et celui qui disait le contraire était bien étroit de pensée, en son sens… Cependant, leur attitude était bien déplorable. Aucun d’eux ne méritait de lire ce livre si en plus de cela ils n’étaient pas capable de justifier le pourquoi du comment. Alors que le crayon s’agitait sur le papier au grain épais, un sourire se dessina sur les lèvres du Maître les lieux. Il était facile de pouvoir en mécontenter plus d’un seulement avec quelques paroles bien placées et c’était précisément cela qui l’amusait. Vil homme ? Oh non, bien sûr que non… Comment oser prétendre une chose pareille alors qu’il n’y avait pas préjudice ? Tout était justifié et s’il fallait une autorité, alors il la serait. Du coin de l’œil, le bibliothécaire observa le livre sagement posé sur le côté et caressa la couverture du bout des doigts avant de reporter son attention sur son inventaire mais aussi de lire quelques lignes d’un ouvrage ouvert en grand sur le même côté.

Enfin, comme il l’avait pensé, des bruits de pas se firent entendre et voilà que le jeune homme de tout à l’heure se pointa devant lui, entamant une longue tirade dans le but d’amadouer l’adulte.


- Monsieur Macfear, je crois que tout ceci est un énorme malentendu. Je voulais emprunter ce livre, et en arrivant j’ai trouvé le jeune homme de tout à l’heure s’amusant à je ne sais quoi avec un camarade. Bref, tout ça pour dire qu’il avait ses fesses posées sur cet ouvrage et que j’ai simplement voulu le récupérer. Lui n’en veut pas, et pour ma part il n’y a que ce livre qui m’intéresse. Les choses étant claires, si je pouvais l’emprunter pour l’après-midi ce serait fort aimable de votre part.


Le brun l’avait écouté, sans ciller, ayant levé la tête pour regarder son interlocuteur droit dans les yeux, imperturbable, menton appuyé sur le dos de ses mains, accoudé au bureau. Enorme malentendu hein ? Ah horreur. Voilà que le plus jeune d’entre eux – car il lui semblait qu’il l’était – avait osé souiller un ouvrage. Quel comportement… Est-ce qu’on s’asseyait nu sur un plan de travail de cuisine alors qu’à côté se trouvent des condiments ? Non. C’était complètement inacceptable. Comment pouvait-on être aussi négligent tout cela parce que « ce n’est qu’un livre » ? Le regard de l’adulte s’était fait un peu moins plaisant lorsque celui qui demeurait en face de lui osa lui parler de l’événement. Après il fallait aussi analyser la situation et voir si ce n’était pas un mensonge dans l’unique but de s’approprier l’œuvre. Le brun était bien trop habitué à ce genre de fourberie de la part des Hommes, c’est pourquoi il fit une pause, ne détachant pas ses iris verts de ceux de l’étudiant.


"Vous espérez me faire changer d’avis jeune homme, n’est-il pas ? Mais si ce que vous m’énoncez est vrai, alors je pourrai peut-être revoir ma punition… Cependant, vous devez me montrer que vous êtes digne d’emprunter l’ouvrage."



Pourquoi choisir la facilité ? Cela serait trop simple de tout offrir en un claquement de doigts alors pourquoi pas tenter de corser le jeu ? C’était de là que naissait l’amusement, rien qu’en compliquant la manière de faire telle ou telle chose. Sortant un chiffon proprement dissimulé dans sa veste, il le secoua légèrement pour l’éparpiller et essuya la couverture du livre, histoire de le débarrasser de ces immondices, mais cela que superficiellement. Vraiment, quelle attitude odieuse…


"Il est réellement dommage que peu de personnes respectent les ouvrages en les considérant comme du vulgaire papier. Pensez-vous que sans ces êtres de feuilles vous pourriez assimiler autant de connaissances ? C’est fâcheux, vraiment fâcheux."


Cru-t-il bon d’ajouter. Et bien oui, il exposait son point de vue car après tout, ce n’était que la stricte vérité selon lui. L’homme ne soupira pas mais nota quelque chose sur son cahier, en destination de l’élève qui avait été impertinent. Il ne le connaissait pas encore mais avait néanmoins bien mémorisé son visage et bien sûr, la prochaine fois qu’il demanderait quelque chose de particulier, elle ne lui serait pas acquise avec facilité. L’adulte réfléchissait, se demandant bien de quelle manière il allait taquiner l’élève pour qu’il puisse récupérer le livre qu’il voulait tant lire. Un défi ? Une petite corvée ? Un dialogue ? D’abord des renseignements.


"Auriez-vous l’amabilité de vous présenter ? Nous ne nous connaissons pas encore et j’aurais besoin d’en savoir un peu plus avant de savoir si vous pouvez emprunter cet ouvrage ou non. Oh, et j’espère que vous me donnerez les réponses adéquates, sans quoi je ne pourrai accéder à votre requête, mon cher."



L’ultime sourire aux lèvres, il retira ses lunettes et les posa délicatement sur le cahier avant de l’écouter. Ensuite il lui demanderait pourquoi il voulait absolument cet ouvrage et pas un autre car il avait beau dire, mais l’endroit regorgeait de trésors aussi sublimes les uns que les autres. Il ne fallait pas non plus faire son difficile, d’autant plus que la bataille était loin d’être gagnée d’avance avec un Macfear. Bien que serviable et profondément poli, l’homme, respectable, avait du caractère. Inutile de hurler, ceci n’était uniquement réservé qu’aux faibles. Ceux qui pensaient que mettre de la puissance dans la voix et que déblatérer des horreurs pires les unes que les autres pouvait faire leur force étaient bien des imbéciles. La sournoiserie était bien plus efficace, de même que les tourments moraux ; ils avaient un grand impact sur ceux qui supportaient mal la pression. Et celui-ci, en avait-il dans la tête ? Etait-il capable d’oser le défier comme il se devait ? Aurait-il même une infime chance d’attirer son attention ? Non pas qu’il le dénigrait mais qu’il avait un intérêt plus prononcé pour les personnes qui savaient parler correctement et avec répartie.


"Je ne me suis pas présenté à vous, cependant, si vous êtes un véritable étudiant, alors vous devriez déjà connaître mon nom… Si vous avez au moins cette réponse juste, vous pourrez peut-être avoir le droit d’ effleurer ne serait-ce que la couverture…"



Et il riait, intérieurement. L’homme n’avait pas bougé. Assis, il avait toujours cette prestance et une attitude honorable, si bien que même ceux qui se tenaient debout semblaient être à son niveau, voire même plus bas, pour certains. Ce n’était pas de la vantardise que de proférer de tels propos mais véritablement en connaissance de cause. Mais ce qui différait avec cet être était la manière dont il prenait les choses et se rapprochait des gens. Il trouvait toujours un moyen pour s’immiscer lentement dans leur vie, sans se faire pressant, laissant d’abord le temps à celui ou celle qui le côtoyait de réfléchir. Il se montrait ouvert et serviable et n’usait pas de paroles glaciales qui risquaient de faire fuir la personne. Il n’était pas imbécile et savait aussi qu’on pouvait déceler ne serait-ce qu’un petit peu ses intentions et ceux qui y parvenaient étaient ceux qui avaient un bon sens de l’observation.

Le voilà qui attendait encore, prêt à répliquer de manière douce. Soyons gentil avec ceux qui ne connaissaient pas les règles…

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MessageSujet: Re: Tout ceci n'est qu'un horrible malentendu (pv lunette-man! xD ou Adrian pour les intimes)   Sam 20 Nov - 16:59

Malheureusement pour le grec rien ne se passa comme prévu. Pourquoi avait-il espéré le contraire ? On pouvait bien se le demander. Après tout c'était plutôt connu : rien ne se passait jamais comme on le prévoyait. Il y avait toujours un pépin dans le quartier de clémentine, un cailloux sous la semelle, un bâton dans la roue de la charrette, bref, un os dans le potage comme on dit. Tant d'expression désignant à merveille l'énorme pépin qui lui faisait face. Jamais de sa vie il ne pensait rencontrer un pépin, et encore moins qu'il soit si élégant. Comme quoi, la vie nous réservait bien des surprises. Et pas forcément des plus agréables. Lui qui pensait tomber sur quelqu'un de compréhensif, qui ne poserait pas trop de soucis. Eh bien non ! Il se l'était enfoncé jusqu'au coude celui-là ! Mais pourquoi grand Dieu ses congénères s'obstinaient-ils à vouloir lui pourrir l'existence ? Lui qui ne demandait qu'un peu de tranquillité en cette belle après-midi, en compagnie d'un bon livre. On lui refusait même ce plaisir ! Et comble de malchance, voilà qu'on le mettait à l'épreuve. Tout cela pour un livre ! Bon certes il admirait grandement cette œuvre qui était une de ses préférée, mais à cette heure-ci il n'avait nulle envie de batailler pour en profiter une poignée d'heures.

Fort contrarié, le grec retint tout de même de justesse un sifflement agacé. Il n'imaginait pas le maître des lieux aussi pointilleux. Aussi ... Chieur. C'était le mot. Calyel avait bien expliqué les faits, sa totale innocence dans cette triste affaire, mais non. Visiblement le Pantin du Diable avait envie de distraction et comptait sur le grec pour lui procurer quelques satisfactions. Chose dont se serait bien passé le concerné. Donner du plaisir aux autres était franchement fatiguant. De toute façon cette activité n'entrait pas dans son programme de la journée. S'apprêtant déjà à répliquer, on lui coupa l'herbe sous le pied lorsqu'on lui demanda de décliner son identité. Le grec secoua la tête, croisa les bras dans le dos et s'adossa au mur. Il venait pourtant très souvent à la bibliothèque. Comme une leçon apprise par cœur, il répondit d'une voix atrocement lasse :


-Calyel Nëlys, 23 ans, étudiant C. Matières préférées : littérature, histoire et économie. Matières détestées : le maintient, l'informatique, les maths. Né en Grèce, pas vraiment connu à l'école sauf peut être par le directeur. Le pêché est la Paresse. Le reste n'a pas d'importance.


Voilà, présentation effectuée. Suite à cela il fixa le plus âgé. Tient, lui aussi avait les yeux verts. Le bibliothécaire semblait s'amuser LUI. Tant mieux, si au moins un des deux prenait son pied. Calyel lui était plutôt blasé. Et quand on lui qu'il se devait de connaître son interlocuteur, il afficha un rictus amer. Bien entendu qu'il savait qui était cet homme !


- Adrian Macfear, bibliothécaire attitré de l'école. Les rumeurs les plus folles courent à votre sujet. Fantasme de bon nombre d'élève qui vous imaginent très bien arborant le fouet, cravache et éperons. Réputé pour son calme et sa froideur à toute épreuve.


Nouveau rictus, mais cette fois Calyel se détacha du mur, soupira et croisa les bras sur la poitrine. Ce jeu ne l'amusait pas. Il ajouta cependant :


- Je ne vois pas comment une personne si antipathique peut incarner un tel fantasme. Enfin, les gens ici sont des plus ... Étranges. Mais cela n'est pas vraiment important. Ah oui, vous êtes noble également. Un lord, je devrais me sentir honoré
.

Se posait à présent le problème non moins épineux du livre. Il voulait lire, mais pour cela il fallait passer outre l'espèce de Tour de Garde qu'on avait placé entre lui et son passe temps. Un rapide calcul s'imposait : est-ce que cela valait le coup ? Le Sphinx était un adversaire coriace, c'était une évidence. Et il devait s'y connaître bien plus que le grec. Surtout que Calyel n'était pas non plus connu pour sa délicatesse et sa finesse. Lui ne s'encombrait pas de belles phrases, de courbettes et de sourires pour faire passer le message. Alors certes il faisait peut être tâche dans cette école de Bourges, mais lui était ainsi. Et puis il fallait aussi avouer que batailler pour le livre serait fatiguant, et qu'il n'avait pas envie de gaspiller son énergie autrement qu'à lire et dormir. Au pire il passerait l'étape lecture pour passer directement à celle du dodo.


-Pour la dernière fois, acceptez-vous de me prêter ce livre pour cette après-midi ? Il sera de retour avant la fermeture.


Fin du duel, Calyel n'avait pas l'intention de se lancer dans une joute verbale. C'était oui ou non, à moins qu'on ne lui propose quelque chose de plus intéressant. Bien qu'il imaginait très mal quelle distraction pourrait lui offrir un vautour.

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MessageSujet: Re: Tout ceci n'est qu'un horrible malentendu (pv lunette-man! xD ou Adrian pour les intimes)   Jeu 9 Déc - 11:31

Ah mais c’est qu’il était têtu en plus de ça, celui-ci. Le brun devait avouer que son opposant, si on pouvait le qualifier ainsi, avait l’air d’avoir du caractère, beaucoup de toupet même. Et pourtant, il restait poli, quoiqu’impatient. Cela fit sourire le bibliothécaire qui s’amusait toujours autant. Alors il était étudiant en troisième année… Grec, plutôt agréable à regarder même. Un éphèbe, c’est cela qu’on disait n’est-ce pas ? Mais voilà que les chiffres ne l’intéressaient guère au profit d’un amour plus prononcé pour ce qui était les lettres, l’écriture et… La Paresse. Et pourtant, Monsieur semblait bien s’entretenir ou du moins, il n’en avait pas spécialement besoin à cause de ses qualités physiques. Oh, l’adulte n’avait aucune difficulté à l’imaginer en photo sur nombreux portables des petits plaisantins qui fantasmaient sur le Dieu Grec. Alors s’il était paresseux, il allait s’occuper de le tenir éveillé un bon moment en tentant de le taquiner plus encore. Et c’est qu’il mordait à l’hameçon, le fainéant ; de toute manière il n’avait pas le choix, encore une fois.

Vint enfin la réponse au test.


- Adrian Macfear, bibliothécaire attitré de l'école. Les rumeurs les plus folles courent à votre sujet. Fantasme de bon nombre d'élève qui vous imaginent très bien arborant le fouet, cravache et éperons. Réputé pour son calme et sa froideur à toute épreuve.


Oh, bien, bien… Il avait tout bon sauf peut-être pour la réputation. Devait-il lui en tenir rigueur ? Il était impressionnant de savoir combien il pouvait être prit pour ces espèces d’énergumènes sadiques. Après tout, ils pouvaient imaginer ce qu’ils voulaient, ici les rumeurs allaient de bon train. Mais pour ce qui concernait le calme et la froideur, ils auraient sans doute gagné un point. Sauf que le Maitre des Lieux n’était pas réellement froid mais droit ; à ne pas confondre, chers ignorants. C’était cela lorsqu’on ne savait pas correctement observer car si vous le remarquez bien, l’homme avait un sourire omniprésent sur les lèvres. Bien évidemment, cette chaleur humaine n’était que superficielle, mis à part sans doute avec des personnes de sa « grandeur d’esprit » si on pouvait le qualifier ainsi. Toujours était-il qu’entendre ce qu’on pensait de vous était parfois absurde ou intéressant. Pour l’adulte, c’était plutôt intéressant. Voyez-vous, l’élève d’en face faisait plutôt preuve de lucidité car il savait bien qu’un homme de sa trempe ne s’adonnerait pas à de telles pratiques puisqu’il venait lui-même de le préciser : il était noble. Cependant, noble ou pas, cela n’empêchait pas le fait d’avoir des fantasmes bien plus tordus.
Pour en revenir au jeune homme, il semblait qu’il perdait patience ; les bras croisés témoignaient de cette émotion, ça ne trompait pas.


"Adepte de la Paresse mais impatient, n’est-ce pas… ? Ne soyez pas si pressé, vous verrez que de prendre votre temps est tout aussi bien. Les livres se savourent et se méritent…"


Mais, pour la dernière fois, le grec insista, réclamant vaillamment son dû. Ah mais c’est qu’il l’intéressait ce livre ! La raison ? Il ne l’avait pas eue.


"Inutile de se précipiter, l’ouvrage ne s’envolera pas mon cher… Et puis vous n’êtes pas forcé de le lire à la vitesse de l’éclair, vous le savez aussi. Et… Puis-je savoir pourquoi ce livre et pas un autre ? Pourquoi aujourd’hui et non pas demain ou après demain ?"


Dit-il, vivement intéressé par la réponse que pourrait lui fournir le passionné. Parfois, il lorgnait le livre qu’il venait de « désinfecter », tout en observant le visage irrité de l’élève. Il avait tout de même réussi à passer le test, peut-être que cela avait été trop facile au final. Déçu ? Seulement un petit peu ; il aurait voulu voir sa réaction s’il avait été vraiment frustré. Ah, quel homme au divertissement étrange ! Mais tout jeu avait une fine n’est-ce pas ?


"J’ose dire que vous avez bien répondu, voilà au moins que vous suivez, mon cher… Vous gagnez déjà un point et méritez un peu de mon respect. Vous avez réussi le test avec brio"


En voilà une bonne chose, pour le grec. Mais qui avait dit que le calvaire était terminé ? Oh mais aujourd’hui il arrêterait ici, il estimait avoir assez fait râler ce pauvre étudiant. Doucement, il s’empara du livre , l’ouvrit un peu pour regarder son état et commença à inscrire des références sur un grand cahier, à la plume, comme à l’ancienne. Ca aussi c’était encore une de ses fantaisies… Une fois ceci terminé, il leva de nouveau les yeux vers son interlocuteur tout en gardant le sourire.


"Monsieur Nëlys…"


L’homme fit une pause pour lui faire penser que c’était déjà râpé d’avance alors qu’en réalité il n’en était pas du tout le cas. Puis, il reprit, toujours aussi calmement, sans ciller.


"Vous venez de gagner le droit d’emprunter ce livre… Votre signature s’il vous plait"


Dit-il en lui tendant la plume. En voilà un qui serait satisfait, c’était certain. Notre homme n’était pas méchant, juste taquin. Comme son passe-temps irait se distraire avec son ouvrage, le brun continuerait à travailler, réfléchissant à une autre manière de pouvoir mécontenter quelques étudiants bien trop curieux voire irrespectueux. Qui a dit que la vie d’un bibliothécaire était ennuyeuse ?

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MessageSujet: Re: Tout ceci n'est qu'un horrible malentendu (pv lunette-man! xD ou Adrian pour les intimes)   Ven 14 Jan - 9:46

Il ne l'avait pas volé sa réputation, il n'y avait qu'à voir la froideur qui se dégageait de cet homme. Une droiture à l'épreuve des balles, et certaines tout un tas de principes et de valeurs que n'avait pas Calyel. Lui, les seules valeurs qu'il reconnaissait ouvertement était les bienfaits d'une sieste et d'un chocolat chaud. A se demander ce qu'il faisait dans cette école, si distinguée, si pleine de principes et de bonnes manières, si ... riche et coincée ? Non pas coincée, les élèves ici avaient des habitudes bien trop étranges. Comme utiliser Alice comme rehausseur de fesses histoire de mieux la sentir passer. Ah voilà qu'il recommençait à penser mauvais. Positif ! Calyel, sois positif et zen.

Le bibliothécaire le "complimenta" pour avoir bien répondu. Ah parce que maintenant il fallait passer un test pour avoir le droit de lire ? Voilà qui était fâcheux, fort fâcheux même. Se lancer sur le chemin paisible de la lecture s'avérait être de plus en plus difficile de jour en jour. Li qui pensait qu'aller s'évader serait une partie de plaisir, un sentier de petits cailloux blancs bordé de fleurs multicolores et de petits oiseaux gazouillants ... Au lieu de ça il se retrouvait avec un vieux chemin de terre sinueux, blindé de nid de poule, de mauvaises herbes et de limaces sur lesquelles on glissait. Et tout au bout l'attendait le diable en personne, enfermé dans un costume impeccable dans la seule manche suffirait à nourrir un pays en crise. On s'égarait, positif avons nous dis. Le grec répondit à la question, adossé à son mur, un vague geste de la main accompagnant ses paroles :

-Alice au pays des merveilles est mon livre préféré depuis que je suis gamin. Je ne me lasse pas de le lire malgré toutes ces années. Et puis quoi de mieux pour échapper à l'ambiance de cet asile de fou qu'un univers complètement décalé. Je suis certain que chacun pourrait jouer un rôle ici.

Il fixa le bibliothécaire en souriant, de ce sourire mauvais et arrogant qui lui valait ses séjours chez le directeur.

-Je vous vois bien en Chapelier Toqué.

Puisqu'il avait gagné le droit d'emprunter le livre, Calyel alla signer le registre comme l'avait demandé le maître des lieux. Sa marque apposée sur le papier, le grec salua Adrian et quitta la bibliothèque, son livre sous la main. On ne le vit plus de la journée d'ailleurs.
Comme à son habitude, il était partit se cacher au fin fond de l'école afin d'être tranquille. Le déranger pendant sa lecture s'avérait être aussi dangereux que l'interrompre pendant une dégustation de fondant au chocolat ou pire, le réveiller. Là c'était un coup à abréger sa courte vie.

Quoiqu'il en soit, il était de retour à la bibliothèque cinq minutes pile avant la fermeture. Ne prêtant pas attention à ceux qui terminaient leurs devoirs à la hâte, Calyel se rendit directement au bureau de ce cher Dridri sur lequel il posa le livre. Aussi bien conservé qu'à son emprunt un peu plus tôt dans la journée. Que jamais on aille dire qu'il n'était pas soigneux !

-Maître Chapelier, votre livre. Rendu en temps et en heure.

Il affichait ce sourire arrogant, mais cette fois un peu plus provocateur. Après tout on savait bien que cet étudiant là avait une conception bien à part de la discipline. Il suffisait de voir le nombre incalculable d'absence qu'il cumulait pour le seul cours de maintient.
Son passe temps du moment serait de titiller un peu ce monsieur là et voir si il était aussi glacé qu'on le prétendait. Non il ne lui manquait pas de respect, il se permettait juste d'être un peu plus familier qu'en début de journée. Et il poussa d'ailleurs le vice encore plus loin en demandant avec toute l'innocence dont un Calyel était capable, autrement dit pas grand chose :

-Que diriez-vous d'aller boire le thé en ma compagnie ? Je serais le Lièvre de Mars, ou Chesshire à votre guise. J'avoue préférer ce dernier.

Le culotté Calyel qui se permettait d'inviter un vampire à boire le thé. On aura tout vu dans cette école. A ceux qui auraient les idées mal placées et verraient là un début de flirt, qu'on se rassure ! Calyel ne draguait JAMAIS la semaine. Petit détail qu'il crû bon de préciser à son interlocuteur :

-N'y voyez là aucun sous entendu, c'est en tout bien tout honneur que je vous invite. Il lui lança un regard moqueur, haussa les épaules et ajouta en souriant à moitié. Ce serait bien trop électrique entre nous monsieur Chapelier, et je n'ai pas envie de finir électrocuté.

En clair : il n'était pas son genre. Trop ... à l'opposé de sa personne. D'accord les contraires s'attirent, mais quand trois univers, un gouffre d'une profondeur abyssale, et un bureau séparent ces deux personnes, il ne fallait pas exagérer non plus.
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